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MERCURE

recueille sur un filtre, on le lave soigneusement à l'eau distillée et on sèche.

La même préparation peut se faire par voie sèche, en sublimant un mélange de sulfate mercureux et de sel marin, mais elle est alors beaucoup plus délicate.

216. Préparation du sublimé corrosif. — On dissout 10 grammes de mercure dans un léger excès d'eau régale et on évapore jusqu'à cristallisation. Les cristaux qui se déposent doivent être redissous dans l'eau bouillante, pour éliminer les acides qui lés imprègnent, et la dissolution concentrée à nouveau.

Encore ici la même préparation peut s'effectuer par voie sèche, en sublimant un mélange de sulfate mercurique et de sol marin.

217. Préparation de l'iodura mercurique. — On précipite une solution de chlorure mercurique par la quantité juste nécessaire d'iodure de potassium (un excès de ce sel redissoudrait l'iodure de mercure), puis on filtre, on lave à l'eau et l'on sèche.

L'iodure mercurique est une poudre dense, d'un très beau rouge, qui devient jaune quand on la chauiïe et reprend peu à peu sa couleur primitive api'ès refroidissement. Cette dernière transformation est facilitée par le contact d'une parcelle d'iodure rouge ou par le frottement d'un corps dur.

L'iodure mercurique peut être sublimé ; au rouge sombre il se dissocie en dégageant des vapeurs violettes d'iode.

218. Préparation du vermillon. — On triture dans un mortier 10 grammes de soufre avec 25 grammes de mercure, jusqu'à ce que toute la masse ait pris la teinte noire du sulfure de mercure ordinaire, puis on

MANIPULATIONS CHIMIQUES

ajoute 50 centimètres cubes d'une solution de potasse à 15 ou 20 0/0 et on laisse digérer, pendant une dizaine d'heures, dans un endroit chaud, en agitant fréquemment. Peu à peu le sulfure de mercure change d'état physique et prend la couleur rouge caractéristique du vermillon. La préparation est terminée quand le produit a pris la teinte que l'on désirait obtenir : il ne reste plus alors qu'à filtrer, à laver et à sécher.

219. Préparation des sulfates de mercure. — On dissout du mercure dans l'acide sulfurique bouillant, on évapore l'excès d'acide sous une cheminée tirant bien et on abandonne à la cristallisation spontanée.

On obtient ainsi généralement un mélange de sulfate mercureux et de sulfate mercurique ; pour avoir ce dernier pur il est bon d'ajouter à l'acide sulfurique un peu d'acide azotique qui porte le métal au maximum d'oxydation : il se dégage alors des vapeurs rutilantes au lieu d'anhydride sulfureux.

Le sulfate de mercure se transforme au contact d'un excès d'eau en un sous-sel insoluble, de couleur jaune, qui répond sensiblement à la formule SO^Hg + 2HgO et que l'on désignait autrefois sous le nom de turbiili minéral.

Argent.

220. Réduction du chlorure d'argent. — On a souvent occasion de réduire à l'état métallique les résidus de chlorure d'argent qui proviennent des dosages de ce métal ou encore des vieux bains photographiques (jue l'on a précipités par le sel marin. Pour cela on peut op-érer par voie sèche ou par voie humide.

Par voie sèche on chauffe pendant une heùre, au rouge vif, dans un creuset ordinaire, 100 parties de chlorure d'ai'gent avec 70 parties de craie et 4 parties

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