ANILINE
dride phtalique et autant d'acide sulfiiriqiie, puis on laisse refroidir et on traite par l'eau chaude pour élimirîer la résorcine et les acides en excès. Le résidu insoluble est alors traité par une solution de soude qui s'empare de la fluorescéine, puis précipité à nouveau par l'acide sulfurique, en léger excès; enfin on agite avec de l'étlier et on évapore la solution élliérée de fluorescéine jusqu'à sec, dans une petite capsule, sur le bain-marie.
La fluorescéine se dissout en jaune orangé dans les liqueurs alcalines et montre alors une superbe fluorescence verte.
Ses solutions dans l'acide acétique donnent avec le brome une belle matière colorante rouge connue sous le nom d'eos/ne, qui est en réalité la tétrabromofluorescéine.
257. Préparation de l'aniline. — On distille, dans une cornue tubulée de 500 centimètres cubes, un iiiélange de 50 grammes de nitrobenzène avec autant d'acide acétique ordinaire et envii'on GO grammes de limaille de fer.
La distillation doit être conduite lentement et jusqu'à dessiccation du résidu; on aura soin d'éteindre le feu si la réaction devient trop rapide au début.
L'aniline entraînée par la vapeur d'eau est séparée par décantation, puis séchée sur du chlorure de calcium et rectifiée, s'il y a lieu, à tempéi-ature fixe (18.2 degrés).
En dissolvant l'aniline ainsi préparée dans l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique étendus et évaporant la liqueur, on obtiendra le sulfate ou le chlorhydrate d'aniline à l'état cristallisé; en ajoutant une goutte d'aniline à une solution étendue de chlorure de chaux on verra se produire une coloration violette
MANIPULATIONS CHIMIQUES
caractéristique; enfin, en traitant le sulfate d'aniline, en dissolution très étendue et légèrement acidulée, par le bichromate de potassium, on sentira se développer l'odeur pénétrante de la quinone, en même temps qu'il se précipitera du noir cVaniline.
238. Préparation de la tolnidine. — Elle s'effectue exactement de la même manière que pour l'aniline et fournit un mélange d'ortlio et de paratoluidine ; celle-ci se dépose à l'état cristallisé quand on soumet le produit brut à l'action d'un mélange réfrigérant.
259. Préparation de la fuchsine. — On chauffe dans un matras d'essayeur, à l'ébullition, un mélange d'aniline et de toluidine ordinaire (renfermant de la paratoluidine), ou plus simplement Vaniline pour rour/e du commerce, avec envh^on la moitié de son poids de tétrachlorure d'étain anhydre; peu à peu la masse se colore en rouge.
Quand l'intensité de la coloration parait suffisante, on laisse refroidir et on traite le résidu par l'alcool, qui s'empare de la fuchsine formée; avec la solution rouge ainsi obtenue et convenablement étendue d'eau bouillante on pourra teindre un fragment d'étoffe de laine ou de soie.