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Dosage du calcium. — Il s'effectue toujours à

APPENDICE

l'état d'oxalate, à cause de l'insoluljUité complète de ce composé dans l'eau ammoniacale ou acétique.

La liqueur à analyser est d'abord traitée par l'ammoniaque en léger excès, puis sursaturée d'acide acétique : on filtre s'il est nécessaire, on porte à l'ébullition et on ajoute de l'oxalate d'ammoniaque qui précipite la totalité du calcium (en l'absence supposée du strontium et du l)aryum). On maintient l'ébullition pendant quelque temps, pour donner plus de cohésion au précipité, on filtre, on lave à l'eau distillée, on sèche, on calcine, en ayant soin de ne pas dépasser le rouge très sombre, et on pèse.

Le résidu est du carbonate de calcium dont le poids, multiplié par 0,4, donne celui du n^iétal.

Si la calcination a été faite à une températur'O trof) élevée, le produit est un mélange de carbonate de calcium et de chaux vive ; il faut alors repr'ondi'C par quelques gouttes de carijonate d'aunnoniaque pur, évaporer à sec et peser de nouveau, ou bien transformer le tout en sulfate, par addition d'un léger excès d'acid(* sulfurique, évaporer doucement jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de fumées blanches et calciner*, en allanl cette fois jusqu'au rouge très vif. Le résidu est alors du sulfate de calcium SO'Ca, dont on multipliera le poids [)ar \q coefhcient 0,29 IL

274. Dosage du strontium et du baryum. — Ces deux métaux sont toujours dosés à l'état de sulfates, insolubles même dans les liqueui'S forteineul acides.

La dissolution doit être d'abord acidulée par l'acide ciiloi'hydri<iiie, puis chauffée jus(pi'à l'ébullition; on ajoute un léger excès d'acide sulfurique, on fait bouillir pour rendre le [)i'écipité plus dense et on termine comme pour le dosage de l'acide sulfurique (§ 2i)i)),

On ol)tient le ])oids du sti-ontium ou du baryum en

multipliant celui de leurs sulfates par les coefficients 0,4768 ou 0,588.

275. Dosage du fer. — Il s'effectue le plus souvent a l'état de peroxyde Fe-O^; pour cela, on pré(-i|)ite la liqueur, qui doit nécessairement renfermer la totalité du fer au maximum d'oxydation, par l'annuoniaque en excès; on porte à l'ébullition, on recueille le précipité sur un filtre, on lave avec soin, on sèche, on calcine et on pèse. La filtration et les lavages sont toujours assez pénibles, à cause de l'état gélatineux du précipité; on trouve dans le commerce des papiers dits à filtration rapide qui facilitent l)eaucoup cette partie de l'opération.

La méthode exige nécessairement que le liquide à analyser ne renferme pas d'autre oxyde insoluljle que le peroxyde de fer; lorsque cette condition n'est [)as remplie, il est infiniment plus simple de doser 1(> fer par liqueurs titrées, au moyen du permanganate de l)Otassiiun (§ 30).

Dans tous les cas, on obtient le poids du fer cherché en multipliant celui de son peroxyde par 0,7.

276. Dosage du plomb. — La meilleure méthode consiste à précipiter ce métal par un excès d'acide sulfurique, en présence d'alcool, qui augmente notablement l'insolubilité du sulfate de plomb.

Le précipité est recueilli connue d'habitude sur un filtre, lavé à l'alcool faible, puis séché et calciné dans une capsule en porcelaine ; il est indispensable de détacher d'al)ord le précipité et d'incinérer le iiltre à part, de manière à éviter la réduction du sulfate par la matière organique du papier.

Le poids du plomb s'obtient en nniltipliant celui du sulfate par 0,0832.

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277. Dosage de l'étain. — Uétain se dose dans tous ses alliages (sauf ceux qui renferment de l'antimoine) à l'état de bioxyde SnO^. On attaque l'alliage par Tacide azotique, on évapore le liquide presque jusqu'à sec dans une capsule de porcelaine, puis on reprend par l'eau et on recueille le résidu insoluble de peroxyde d'étain sur un filtre; ensuite, on lave à l'eau distillée, on sèclie et on incinère en élevant peu . à peu la température jusqu'au rouge vif, dans une petite capsule en porcelaine. Comme dans le cas du sulfate de plomb, il faut séparer le précipité du filtre avant de brûler celui-ci, pour qu'il n'y ait pas réduction et production d'étain métallique.

Pour passer du poids de l'oxyde à celui du métal, il suffit de multiplier le premier par 0,7867.

278. Dosage du cuivre. — Il s'effectue le plus souvent à l'état d'oxyde CuO; pour cela, on ajoute un excès de potasse à la dissolution cuivrique bouillante et on recueille le précipité sur un filtre. Après lavage et dessiccation, on calcine, en ayant soin encore de chauffer à part le filtre et son contenu et de ne pas trop élever la température.

Le poids du métal s'obtient en multipliant celui de l'oxyde par 0,7982.

279. Dosage de l'argent. — On précipite la dissolution par un léger excès d'acide chlorliydrique, de manière à tranformer tout le métal en chlorure insoluble; il est nécessaire de faire Ijouillir pendant quelque temps et d'agiter à différentes reprises pour rassembler le chlorure d'argent, qui a parfois tendance à traverser les filtres.

Le précipité est soumis au traitement qui a été décrit

ci-dessus 265); en imilripliaut sou poids par 0,75.20, ou ol)tieut la quantité de métal eliercliée.

Il est plus simple et surtout plus rapide de doser l'argent par liqueurs titrées, ainsi qu'il a été dit au [)aragraphe 33.

Enfin, dans les alliages monétaires ou d'orfèvrerie, on effectue souvent aussi ce dosage par coupellation 1^ 31).

280. Dosages électrolytiques. — La plupart des métaux lourds peuvent se doser par voie d'électrolyse, en déc;omposant par le courant élecu-ique une quelconque de leurs dissolutions salines; on donnera seulement la préférence à celle qui donne lieu au dépôt le plus [)ur et le plus adhérent. L'opération est poursuivie jusqu'à ce que la décomposition du sel soit devenue lotale ; l'augmentation de poids de l'électrode négative, convenablement lavée et sécliée, donne alors la quantité de métal contenue dans la liqueur.

L'appareil nécessaire se réduit à un.e simple capsule de [)latine, que l'on a tarée à l'avance et qui est mise (Ml communication aveô le pùle négatif d'une pile. Le liquide à analyser est introduit dans la capsule et on y fait passer le courant en employant une lame de j)latine comme électrode positive.

L'intensité du courant doit rester toujours assez, faible pour que le dépôt métallique adhère aux parois de la capsule de platine.

Les résultats sont remarquablement exacts lorsque l opération est bien conduite.

281. Analyse des cendres. — Dosar/e de V acide carbonique. — On traite 1 gramme de cendres comme il a été dit au paragraphe 209.

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Dosage de la silice. — On traite 1 gramme de cendres par Tacidc chlorhydrique étendu, dans une capsule de porcelaine; on évapore jusqu'à sec, sur le bain-marie, puis on reprend à nouveau par l'acide chlorhydrique étendu et bouillant; le résidu insoluble de silice est jeté sur un filtre, lavé, séché et calciné dans une capsule de platine.

Dosage de l'acide sulfurlque. — Le liquide provenant de l'opération précédente est traité par le chlorure de baryum, conformément aux indications du paragraphe 260.

Dosage du chlore. — On traite 1 gramme de cendres par l'acide azotique étendu, on filtre et on précipite le chlore par l'azotate d'argent (§ 2G5).

Dosage de V acide phosphorlqiœ. — Dans une liqueur préparée comme celle qui a servi au dosage de l'acide sulfurique, on ajoute du citi'ate de magnésium et un grand excès d'ammoniaque. Le précipité de phosphate ammoniaco-magnésien qui se forme est traité comme au paragraphe 268.

Dosage du fer. — On le fera de préférence par liqueurs titrées, sur le liquide provenant de Tattaque de 1 ou 2 granunes de cendres par l'acide chlorhydrique (§ 30).

Dosage du calcium. — On précipitera le calcium à l'état d'oxalate, dans une liqueur préparée comme celle qui a déjà servi aux dosages de l'acide sulfurique et de l'acide phos[)liori(|ue, en suivant les indications données au paragi'aphe 273.

Dosage du magnésium. — On pourra l'effectuer sur la liqueur provciianl, du dosage de calcium, en ayant soin de hi ramener d'aljoi'd, par l'ébullition, à un

petit Yoliune, et en suivant les indications du paragraphe 272.

Dosage du potassium et du sodium. — Les métaux alcalins seront dosés ainsi qu'il a été dit précédemment {%% 270 et 271), en partant de 1 gramme de matière.

282. Analyse de la soudure des plombiers. — Le métal, préalablement divisé, est attaqué par l'acide azotique. La liqueur trouble est évaporée à sec et le résidu repris par Teau légèrement acidulée d'acide azotique. L'oxyde d'étain restant est recueilli sur un liltre et pesé.

Quant à la liqueur qui renferme l'azotate de plomlj, on en précipite le métal par Tacide sulfurique.

283. Analyse du bronze. — En opérant connue cidessus, on aura encore du bioxyde d'étain insoluble, que Ton pourra peser, et une dissolution d'azotate de cuivre que l'on précipitera par la potasse en excès (S 278).

284. Analyse du laiton. — Le métal est dissous dans l'acide azotique et le cuivre dosé par la potasse ou l'électrolyse.

Dans la liqueur restante, légèi'cment acidulée, on précipite le zinc à l'état de car])onate par un excès de carbonate de sodium. Après avoir fait Ijouillir pendant rpielque temps, on recueille le précipité sui' un liltre, on lave à l'eau distillée, on sèche et on calcine. Le résidu est de l'oxyde de zinc ZnO, dont le poids, mulliplïé par 0,8024, donne celui du métal.

285. Analyse du maillechort. — On dissout le métal, comme ci-dessus, dans l'acide azotique, on dose le

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cuivre dans la liqueur par électrolyse, en ayant soin de chasser d'abord la majeure partie de l'acide azotique en excès par Tébullition, puis on précipite le nickel dans le liquide restant par la potasse bouillante, à l'état d'oxyde, et le zinc comme précédemment, par le carbonate de sodium.

L'oxyde de nickel est comme toujours recueilli sur lîltre, lavé, séché, calciné et pesé; son poids, multiplié par 0,7967, fait connaître celui du métal qu'il renferme.

EXERCICES

L — On demande le poids de ehlomle de potassiu m nécessaire pour obtenir 303 litres d'oj'tjrjène^ mesure saturé de vapeur d'eau., à 15 degrés et sous la pression de 750 millimètres. La tension de la vapeur (Veau à 15 degrés est de 12''^''\7.

L'équation du problème est

Elle montre qu'une molécule de chlorate de potassium, pesant 35,5 + 18 + 39 = 122-',5, donne en se décomposant 3X 11,15= 33', 45 d'oxygène, supposé sec, à 0 degré et sous la pression normale.

Ce volume, saturé à 15 degrés et sous la pression de 750 millimètres, serait

Si donc 122°'*, 5 de chlorate, dans les conditions indiquées, donnent 3(V,378 d'oxygène, il en faudra prendre, pour avoir 300 litres du même gaz, un poids égal

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