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Dosage du chlore, du brome et de l'iode

La méthode est fondée sur l'insolubilité complète des composés haloïdes de l'argent, en liqueur acide; elle exige que le chlore, le l)rome ou l'iode existent dans la liqueur à analyser sous forme de combinaisons binaires : sels haloïdes ou hydracides correspondants.

Si Ton voulait doser le chlore, le l)rome ou l'iode dans un «juclconque de leurs sels oxY.ucnés, il faudrait d'aljord, par une calcination iiiénMgce, traiisfoniier ceux-ci en chlorures, broiiiui'es ou iodures; s'il s'agissait enfin d'une combinaison organique, on devrait

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coimnoncor par détruire colle-ci, de manière à, mettre en liljerté l'élément halogène (Voir §^ 03 et 04).

Cela posé, pour doser le chlore, le l)rome ou l'iode dans leurs composés hinaires soluhles, on ajoute au liquide quelques gouttes d'acide azotique pury puis un léger excès d'azotate d'argent, qui précipite l'élément lialogène à l'état de chlorure, de bromure ou d'iodure d'argent; on agite fortement, on chauffe quelques minutes vers 100 degrés, au bain-marie, pour agglomérer le précipité, et on filtre, en observant toutes les précautions indiquées ci-dessus.

Lorsque le filtre est sec, on en détache le précipité, que l'on reçoit sur une feuille de papier glacé, et on l'incinère dans une petite capsule en porcelaine de Saxe (le platine pourrait être attaqué par les parcelles d'argent métallique qui se forment, aux dépens de sa combinaison halogénée,, pendant la calcination) ; après refroidissement, on laisse tomber sur les cendres une goutte d'acide azotique, puis une autre goutte d'acide chlorhydrique (dans le cas seulement du dosage du chlore), qui ramènent l'argent réduit à l'état de chlorure ; on évapore, on calcine de nouveau, enfin on ajoute le précipité mis en réserve, on cliauffe jusqu'à fusion, on laisse refroidir et on pèse.

On obtientJe poids du chlore, du brome ou de l'iode en multipliant celui des composés argentiques correspondants par les nombres :

Remarqne. — La même méthode peut servir au dosage du cyanogène dans l'acide cyanhydrique ou les cyanures alcalins : le précipité de cyanure d'argent

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doit être alors recueilli sur filtre taré, parce qu'il est décomposable par la chaleur.

266. Dosage de l'acide sulfurique. — L'acide sulfurique se dose toujours à Tétat de sulfate de baryum SO^Ba ; pour cela, on acidulé la liqueur à analyser avec un peu d'acide chlorhydrique, on porte à l'ébullition et on y ajoute un léger excès de chlorure de haryuni.

Il est bon de faire encore bouillir la liqueur pendant quelque temps, pour agglomérer le sulfate de baryum qui a toujours tendance à traverser les filtres.

Après lavage, on sèche, on calcine et l'on pèse; le poids d'anhydride sulfurique cherché SO^ s'obtient en multipliant celui du sulfate de baryum trouvé par 0,3433.

Cette méthode est applicable au dosage du soufre dans tous ses composés; il est en effet possil)le, par oxydation, d'amener toujours le soufre à l'état d'acide sulfurique, qui est la plus stable de toutes ses combinaisons oxygénées.

Le dosage pondéral de l'acide sulfurique contenu dans les liqueurs alcalimétriques (voir § 22) est indispensable à la vérification de leur titre exact.

267. Dosage de l'acide azotique. — L'acide azotique ne donnant pas de sels insolubles ne saurait être dosé, comme Tacide sulfurique, par précipitation. Son dosage est fondé sur ce qu'il se transforme intégralement en bioxyde d'azote quand on le chauiïe avec un mélange de chlorure ferreux et diacide chlorhydrique en excès.

2\À0m + OFeCP + r,HCl = 3Fe2CK' -1-4H20 + 2AzO.

La quantité de l)ioxyde d'azote qui se dégage permet

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de calculer facilement le poids de l'acide azotique d'où il provient.

L'opération s'effectue dans un petit ballon, portant un entonnoir à robinet et un tube abducteur, débouchant dans une cuve à eau; on y introduit d'abord 50 centimètres cubes d'une dissolution saturée de chlorure ferreux, puis un égal volume d'acide chlorhydrique et on porte à TébuUition. Quand tout l'air intérieur a été chassé, on place une éprouvette au-dessus du tube abducteur et on introduit par l'entonnoir a rol)inet la liqueur à analyser (il ne doit s'y trouver ni car])onates, ni sulfites, ni aucune autre matièie susceptible de dégager des gaz au contact de l'acide chlorhydrique chaud) ; le bioxyde d'azote se dégage aussitôt et va se rassembler dans l'éprouvette. Dès que Topération est finie, on mesure son volume et on le ramène» par le calcul à ce qu'il serait à 0 degré et 700 millimètres.

Sachant enfin que, dans les conditions normales, une molécule d'acide azotique, pesant 63 grammes, dégage 22^,3 de bioxyde d'azote, la quantité cherchée se déduira du volume précédent par un simple calcul de proportion.

Quant au volume de l'azote contenu dans cet acide azotirpie, il est évidemment la moitié de celui du bioxyde d'azote recueilli.

268. Dosage de l'acide phosphorique. — L'acide phospherique se dose toujoui'S par précipitation, à l'ctat de phosphalr ammoniaco-magnésien P( )'*AIg(AzH'' )-,'(> Fi -O.

La dissolnlion (*st additionnée d(^ citr-ah^ de magnésium et (raiiimoniaque en excès, puis agih'e vivement et al)andoiinèe à elh^-mème pendant au moins 12 heui'es, temps nécessaire à la pi'('cipitati()n toiah^ du phospliato am 1110 11 iaco-i 1 1 agn é si e n .

ANALYSE PAR PRÉCIPITATIONS ET PESÉES '2->o-

On recueille alors le précipité sur un filtre, on lave à Peau ammoniacale (ammoniaque au dixième), on sèclie à l'étuve et on incinère.

I.e résidu est du pyropliosphate de magnésium P^O'îMg^ dont le poids, multiplié par 0,639(3, donne celui de ranliydride phosphorique cherché.

Remarque. — Lorsque la liqueur à analyser ne renferme pas de métaux à phosphates insolubles, on peut remplacer le citrate de magnésium par un mélange do sulfate de magnésium et de chlorhydrate d'ammoniaque, additionné toujours d'annuoniaque en excès.

269. Dosage de Tacide carbonique. — Pour doser Tacide carljonique dans un quelconque de ses sels, on décompose celui-ci par l'acide clilorhydrique, dans une petite fiole à fond plat, et on absorbe le gaz qui se dégage dans un système de tuljes en tout seml)lal)les à ceux qui servent dans l'analyse organique {% 52). Pour déplacer la totalité de l'acide carbonique produit, il est nécessaire de chauffer la fiole à l'ébullition, pendant quelques minutes, et d'y faire passer un courant continu d'air*, préalablement purifié par un lavage à la potasse, pendant une demi-heure au moins.

L'augmentation de poids des tubes absorbants à potasse donne la quantité cherchée d'anhydride carbonique.

270. Dosage du potassium. — On dose le potassium dans ses composés en le précipitant, soit par le chlorure de platine, soit par l'acide perchlori(juc.

Dans le premier cas, il faut connnencer par éliminer tous les métaux à oxydes et carbonates irisolables ; pour cela, on additionne la liqueur à analyser d'eau de baryte, jusqu'à ce qu'un excès de réactif ne donne plus

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de précipité; on filtre, on précipite l'excès de baryte par le carbonate d'ammoniaque pur, on filtre de nouveau, puis on concentre; on ajoute au liquide un peu d'acide clilorbydrique, pour amener les bases alcalines à l'état de chlorures, on évapore jusqu'à sec et on calcine au rouge très sombre, pour volatiliser le chlorhydrate d'ammoniaque présent.

Le résidu, qui ne peut plus contenir que des chlorures alcalins fixes de potassium et de sodium, est alors repris, dans la capsule même, par une petite (juantité d'eau et additionné de chlorure de platine, (jui précipite le potassium à l'état de chloroplatirate PtCl*^^^K-; on évapore sur le bain-marie jusqu'à ^ec, et on reprend par l'alcool, mélangé d'éther, qui s'empare de tout le chlorure de platine en excès et du chloroplatinate de sodium qui a pu se former.

Les liqueurs et le précipité sont jetés sur un filtre, qu'on lave à Talcool éthéré et que l'on incinère comme d'habitude, après dessiccation; le résidu, lavé à l'eau distillée, est du platine pur, dont le poids permettra de calculer celui du potassium, en le multipliant par 0,402.

On pourrait aussi peser le chloroplatinate de potassium en nature, sur filtre taré ; il faudrait alors, dans le calcul, remplacer le nombre précédent par 0,1608.

Pour doser le potassium par l'acide perch torique, il suffit d'ajouter ce réactif à la dissolution, préalablement additionnée d'un peu d'alcool qui diminue encore la solulnlité du perchlorate de potassium. Celui-ci est recueilli sur un filtre taré, lavé à l'alcool faible, puis enfin séché et pesé.

On obtient le poids du potassium en multipliant celui de son perchlorate par 0,2815.

27L Dosage du sodium. — Le sodium ne donnant l)as de sels insolubles, il est impossible de le précipiter

par aucun, réactif; pour le doser, on élimine d'abord tous les métaux lourds et alcalino-terreux, comme il a été dit au paragraphe précédent à propos du dosage du potassium, puis on transforme les métaux alcalins restants en chlorures, on calcine légèrement et on p^^se : on a ainsi la somme des poids du chlorure de p3tassium et du chlorure de sodium présents.

Cela fait, on reprend par un peu d'eau et on précipite le potassium par le chlorure de platine ou l'acide perchlorique ; le poids du précipité fait connaître celui du chlorure de potassium que renfermait le mélange et enfin, par différence, celui du- chlorure de sodium, d'où Ton déduit par le calcul la quantité de métal clierchée.

Remarque. — Dans les dosages de potassium et de sodium, il ne faut jamais calciner les chlorui*es correspondants au delà du rouge sombre; auircinent, on s'exposerait à des pertes notal)les par volatilisation.

272. Dosage du magnésium. — Il s'effectue, connue h' dosage de l'acide phosphorique, à l'état de phosphate ammoniaco magnésien.

Après avoir éliminé tous les métaux lourds, ainsi (jue les métaux alcalino-terreux proprement dits, par l'acide sulfliydi'ique, le sulfhydrate et l'oxalate d'ammoniaque, on concentre la liqueur jusqu'à un petit volume et on précipite le magnésium par le phosphate de sodium ordinaire, en présence d'un excès d'ammoniaque.

Après 12 heures au moins, on filtre et on traite le précipité comme il a été dit au paragraplie 2G8. Le poids du résidu de pyrophosphatc magnésien, multiplié par 0,2102, donne la quantité de métal qu'il l'cnferme.

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