‹ Travaux récents exécutés a Genève sur la revision de poids atomiquesChapitre 8 sur 15 · CO · texte numérisé non relu

CO

: COa

NO

nh3

Moyenne 14.008

1 Conférence Soc. chimique Paris, 1905 et Ber. d. D. chem. Gesellsch. Berlin, t. XXXIX, p. 147 (1906).

2 Les deux premiers rapports N2: 02 et N2: CO sont calculés au moyen des données expérimentales de Morley, Rayleigh, Leduc et Sacerdote. — Dans ce tableau, on n’a pas tenu compte des valeurs de (1 + A) fournies par la méthode des densités-limites, dans le cas des gaz liquéfiables avec lesquels on est certainement conduit ainsi à des valeurs tropfaibles.Voir Comptes Bendus( 1907).

La moyenne confirme ainsi la valeur arrondie N= 14,01 admise aujourd’hui.

Avec d’autres gaz, les résultats obtenus jusqu’à présent à partir des densités ne sont que partiels. En voici le résumé sommaire :

Poids atomique du soufre : A partir de S02 on a : S = 32.024 (densités-limites), S= 31 .954 (réduction des éléments critiques, (Jaquerod et Bogdan, Jaquerod et Scheuer, Briner, Baume). A partir de H2S : S = 32.07 (réduction des éléments critiques, Baume et Perrot). Cette dernière valeur concorde avec celle trouvée gravimétriquement à Harward.

Poids atomique du carbone : A partir de CH4 on a obtenu C= 12,003 à C= 12.005, par les trois méthodes des volumes moléculaires, des densitéslimites et de réduction des éléments critiques (Baume et Perrot). A partir de la densité du gaz C02, on déduit C== 12.002 (Guye et Pintza). Les déterminations antérieures (Rayleigh, Leduc), à partir du gaz CO donnent la même valeur. D’autres recherches sont actuellement en cours d’exécution (Stahrfoss).

Poids atomique du chlore : A partir de HCl on a trouvé: Cl = 35.461 (réduction des éléments critiques, Guye et Gazarian).

Poids atomique du phosphore : Des recherches sont actuellement en cours d’exécution pour le contrôle du poids atomique du phosphore par la détermination de la densité du gaz hydrogène phosphoré PH3 (Ter Gazarian). On sait que ce poids atomique ne repose que sur des données très incertaines1 .

Tous les résultats précédents devront être discutés à

1 Depuis la rédaction de cette conférence, une première série de résultats très concordants a été obtenue. Il en résulte que le

nouveau et rapprochés de ceux obtenus dans d’autres laboratoires, lorsque d’autres mesures seront venues les compléter.

B. — Travaux chimiques.

Ainsi qu’on l’a précédemment indiqué, la révision du poids atomique de l’azote par des méthodes purement chimiques, constituait la seconde partie de notre plan de travail. On ne pouvait espérer obtenir des résultats plus exacts que ceux de Stas qu’à la condition de choisir une méthode aussi directe que possible. Les déterminations, faites à Genève, de la densité du gaz N20, concordant exactement avec celles faites à Londres par Rayleigh sur le même gaz, rectifié par distillation fractionnée, nous fit admettre que ce gaz pouvait être obtenu assez pur pour se prêter à une détermination de rapport atomique. Son analyse fut donc entreprise, et de façon totale : une analyse gravimétrique donna le rapport N20 : O (Guye et Bogdan) ; une analyse volumétrique, combinée avec la connaissance des densités des gaz, le rapport NaO : N2 (Jaquerod et Bogdan) ; enfin, des deux analyses, on déduit la composition centésimale du gaz N20 et le rapport N2 : 0.

Ces travaux ayant été déjà plus d’une fois résumés, nous nous bornons à reproduire ici les fîg. 8 et 9 des appareils employés.

Peu après, nos résultats étaient confirmés par Gray1 ,

poids atomique du phosphore, auquel le Comité international attribue la valeur P — 31.0, dans son rapport pour 1939, doit être abaissé au moins à P = 30.91. Si ce résultat se confirme, ce serait donc une nouvelle erreur de 1/310 sur un poids atomique usuel, révélée encore par les méthodes physico-chimiques.

1 R.-W. Gray. Proc. Chem. Soc., t. XXI, p. 156 (1905) ; J. Chem. Soc., t. LXXXVII, p. 1601 ; Thèse , Bonn, 1907,

Page 1