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Travaux scientifiques de Albert Robin...candidat à l'Académie de médecine, section de physique et de chimie médicales. Deuxième fascicule, années 1885 et 1886

XMPKIMEEIE DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE A. DAYY, Successeur de A. Parent 52, rue Madame et rue Corneille, 3.

Chimie appliquée h la Pathologie.

1. — De l’Uroérythrine et de sa valeur séméiologique comme pigment de l’insuffisance hépatique.

Annotations à. un mémoire. deM.le professeur Verneuil, sur tes urines rosaciques. Congrès français de chirurgie, 1885.

L’uroérythrine est le pigment auquel certains sédiments urinaires doivent leur coloration rose ou rouge. Elle est dissoute dans l’urine ou s’y précipite avec les urates qu’elle colore en rouge. L’auteur étudie son mode de préparation, ses propriétés physiques et chimiques, puis les réactions à l’aide desquelles on peut la retrouver et la différencier des autres matières, colorantes qui teignent parfois , en rose ou en. rouge les sédiments urinaires.

Au point de vue physiologique, l’uroérythrine parait constituer une étape entre l’urobiline et la bilirubine, c’est-à-dire que sa genèse a lieu dans la phase hépatique de cette évolution qui part de l’hémoglobine pour 'aboutir à l’urobiline. Elle indique donc une anomalie dans cette phase

hépatique ; cette anomalie étant dans le sens de l’activité diminuée, l’uroérythrine peut être cliniquement dénommée : le pigment de l’insuffisance hépatique.

L’auteur recherche ensuite si la clinique confirme cette donnée, et il passe en revue, à ce propos, un très grand nombre de maladies aiguës et chroniques. Par exemple, dans le cours des maladies du cœur, l’apparition de l’uroérythrine en quantité notable indique presque toujours un retentissement hépatique. Il en est de même de la phthisie pulmonaire, de l’alcoolisme, de l’intoxication saturnine, etc.

Et la conclusion qui découle de ces recherches, c’est que l’observation clinique s’accorde avec la chimie physiologique pour admettre qu’il existe un rapport entre certains troubles hépatiques et l’apparition de l’uroérythrine dans l’urine. Par conséquent, la présence de ce pigment est un élément d’une réelle importance à ajouter à ceux qui guident déjà le médecin dans le diagnostic des affections du foie.

Accessoirement, dans les maladies aiguës, l’uroérythrine est encore en rapport avec une complication pulmonaire' ; mais alors lé fonctionnement du foie est souvent intéressé, et il est possible que la complication pulmonaire n’agisse que par le trouble nouveau qu’elle apporte dans une circulation hépatique déjà compromise.

2- — De la polyurie du cheval. (En collaboration avec M. Henri Benjamin.)

Société de Biologie et Recueil de médecine vétérinaire, 1885.

as de polyurie qui ne

ait aucune des étiologies

-„„v=, v. a évolué d’une manière assez spéciale pour mériter

une place à part. Cliniquement, cette affection a présenté trois périodes. La première, caractérisée par de petites crises de polyurie et surtout par une déchéance complète des forces, dura trois mois ; puis vint une période de polyurie franche, enfin une troisième période de retour progressif à la

L urologie de cette affection a présenté aussi trois phases distinctes, correspondant aux périodes cliniques.

1° Une phase préparatoire, caractérisée par une dénutrition rapide et probablement par une dénutrition globulaire traduite par un état anémique progressif.

La constatation de ce stade préparatoire dont l’étude de l’urine peut donner la révélation, a un intérêt diagnostique et thérapeutique, puisqu’elle appellera l’attention sur l’imminence de la polyurie, et qu’elle constituera un motif suffisant pour mettre l’animal au repos absolu.

Les caractères urologiques dominants sont l’élévation de la densité (1041), l’augmentation des matériaux solides par litre (95 gr. 94) des matières extractives, du chlorure de sodium, etc., tandis que l’urée se maintient à un chiffre relativement abaissé, que l’acide hippurique diminue très sensiblement, et que l’urohématine s’élève à d’énormes propor-

2“ Une phase d’état dans laquelle les caractères de l’urine offrent la plus grande similitude avec ceux de la polyurie ordinaire, ce qui permet de les réunir dans une formule commune qui prend l’importance d’un syn-

L’étude de trois cas de polyurie a donné, en effet, le syndrome suivant :

A. Disparition des caractères physiques habituels de l’urine de cheval. Elle devient limpide, perd son odeur caractéristique, et sa coloration devient plus pâle.

B. Diminution de la densité (4006-1014-1046).

C. Diminution du sédiment. Disparition presque complète des nodules de carbonate de chaux (fait observé par Lassaigne et par Clément). Augmentation de l’oxalate de chaux. Présence possible de la graisse.

D. Diminution des matériaux solides (14 gr. 04 — 33 gr. 70 — 37 gr. 50).

Diminution de l’uréé (7 gr. 40 —12 gr. 85 — 6 gr. 26).

Diminution des chlorures (1 gr. 50—3 gr. 24). ;

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