‹ Travaux scientifiques de Albert Robin...candidat à l'Académie de médecine, section de physique et de chimie médicales. Deuxième fascicule, années 1885 et 1886Chapitre 2 sur 10 · I. Absence d’albumine et de glycose · texte numérisé non relu

I. Absence d’albumine et de glycose

F. Urohématine variable sans augmentation ni diminution caractéristiques. — Proportion faible de l’indican. — Absence de pigments anormaux.

3“ Enfin, une phase de guérison où l’Urine tendant à reprendre sa physionomie habituelle, peut être considérée comme un élément de pronostic d’une certaine valeur.

En effet, couleur, consistance, odeur, redeviennent normales ; la den-

■âtêret les matériaux, solides, remontent au chiffre physiologique ; le, carbonate de chaux réapparaît dans les sédiments ; l’iadiean et l’urohénmtine oscillent autour de leurs proportions régulières. Si le chlorure de sodium reste encore nn peu élevé,, et si l’urée ne remonte pas tout à fait à sou taux normal, ce sont A peu près les seules, différences sensibles qu’on soit, à, même de. constater.

■'3'. — Def albuminurie temporaire dams le déccrars de Ta scarlatine. Revue critique . mr les. maladies des, reins.. {Gazette médicale de. Paris, 18844888.)

À côté des albuminuries 1 graves, dues & faméphrite scarlatineuse; il faut pfeeer- une deuxième variété d'albuminurie qui apparaît à la fin de Fémption, et qui est remarquable, à la. fois, par son abondance, sa courte durée et son pronostic favorable.

4. — De l’influence des boissons abondantes sur la nutrition et dans le traitement de l’obésité.

Satiété médicale des hôpitaux, et Gazette médicale, de Paris,. 1886.

Malgré les, nombreux travaux qui ont été publiés sur l'acfibn que les grandes ingestions de liquide exercent sur la nutrition, cè sujet d’études, revient presque périodiquement à l’ordre du jour, les uns tenant encore pour l’inactivité des liquides,.le&autrealeur accordant une réelle, influence.

L’auteur démontre d’abord que l’ingestion d'une grande, quantité d’eau augjnante la quantité de l’urée, urinaire, et que cette augmentation tient pour, une faible part à un meilleur lavage des. tissus et pour une bien plus grande part h une augmentation réelle du taux des oxydations organiques. Les expériences confirmatives qu’ilrapporte concordent.absolumentavec des faits publiés par A. Genth en 1856.

• C’est cette notion que l’auteur a appliquée au traitement de l’obésité, et ç’esf elle qui donne le. secret des divergences qui séparent les praticiens

les uns recommandant l'eau à outrance, les autres la proscrivant-avec ladernière énergie, et tous obtenant des succès à l’appui do leur méthode.

On devient gras par excès d'assimilation ou par retard delà désassimilation; dans le premier cas,les boissons devront être sensiblement réduites; dans le second cas, il faut, au contraire, augmenter la quantité des boissons aqueuses.

Pour reconnaître si un mdîvldu est obèse paT excès ou par défaut, on aura dans le taux de Purée un critérium d’une grande valeur. Si l'urée est augmentée, il y a très certainement excès d’assimilation ; si elle est dimmruêe, les combustions sont insuffisantes. Si, enfin, elle est stationnaire, Tlfendra étudier le rapport qu’elle affecte avec l’azote total de Turme. ‘Supposons que ce rapport soit augmenté, i’on rentre dans l'obésité par excès; s’il est diminué, dans Pobêsitê par défaut.

Ces conclusions ont reçu la sanction de la clinique. Deux femmes obèses chez lesquelles le coefficient d’oxydation était abaissé, ont été soumises aü régime des boissons abondantes et ont.maigri dans de notables proportions, en même temps que le coefficient d’oxydation subissait une augmentation, tandis qu’une ‘troisième obèse à coefficient d’oxydation élevé maigrissait par ie rationnement des liquides qui diminuait parallèlement les oxydations.

Voilà trois obèses soumises à un régime identique et qui maigrissent toutes les-trois, les unes avec de l’eau à discrétion, l’autre avec rationnement des liquides. Dans les trois cas on s’est basé, pour permettre ou restreindre les boissons, sur le rapport de l’urée aux matériaux solides, et chaque fois l'événement a justifié la mesure prescrite. La clinique a donc sanctionné la théorie A laquelle la Ghimiephysiologique avait conduit l’auteur, el le médecin aura désormais un guide sûr pour appuyer sa décision dans cette question d’opportunité thérapeutique jusqu'iei contro-

5. — Influence des boissons abondantes sur la nutrition et dans le traitement de l’obésité. Réponse aux critiques adressées au précèdent travail.

Bulletin de la Soc. méd. des hôpitaux, 1886.

Il n’y a pas de comparaison à établir entre mes expériences et celles de mon contradicteur, puisqu’il opère sur des individus amaigris, tandis que j’ai expérimenté sur des obèses.

Le régime n’a pas été le seul facteur de l’amaigrissement, puisque chez les deux obèses qui ont maigri en buvant, le rapport de l’urée aux matériaux solides a graduellement augmenté, pendant qu’il s'est abaissé chez les obèses qui ont maigri par le rationnement des boissons.

6. — Note sur la spectroscopie des tissus vivants. (En collaboration avec M. Straus.

Société de Biologie, 13 décembre 1884.

Vierordt et Filehne ont proposé de mesurer à l’aide du speOtroscope le temps nécessaire à la réduction de la quantité d’oxyhémoglobine contenue dans un doigt dont on a préalablemeut interrompu la circulation à l’aide d’une ligature. Et ces auteurs ont conclu à la possibilité de mesurer par ce procédé l’intensité des oxydations organiques. M. Hénocque reprit et perfectionna les procédés de Vierordt, puis voulut étendre encore la portée des résultats que ceux-ci avaient obtenus. Dès 1880, nous avions institué des recherches que nous vînmes publier à l’occasion de la note de M. Hénocque et dont il résultait :

1” Que l’erreur personnelle et le défaut de concordance entre les observateurs;

Z" La difficulté d’apprécier le moment de la disparition de la bande de l’hémoglobine ;

3" L’étendue des variations physiologiques ;

4° La variabilité du temps de la réduction dans différents doigts de la main;

5° Les discordances d’examens successifs faits sur un

: même doigt ;

6" La dissemblance des chiffres obtenus pour des états physiologiques

semblables,

Constituaient autant d’objections fondamentales à la nouvelle méthode d’exploration proposée par Vierordt.

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