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« Au moyen des deux composantes principales N. et E. on calcule, pour chaque mois et pour l'année, la grandeur R de la résultante et l'angle a qu'elle fait avec le méridien, par les formules :
Rr=v/N* + ES tanga = ^.
« Au lieu de la grandeur R, il est préférable de considérer le rap-
port r = — , » étant le nombre total des observations d'où est déduite la
P valeur R; r représente alors le poids relatif àe la résuliante. Ce nombre
serait égal à l'unité, si, pendant toute la période considérée, le vent avait soufflé constamment de la même direction; il est toujours nécessairement beaucoup plus petit, mais sa valeur permet de déterminer si le vent résultant calculé a réellement une signification; il est clair que si la valeur de r tombe, par exemple, au-dessous de o,i, il n'y a plus^ à proprement parler, de vent moyen, et que le vent a soufflé, en réalité, de toutes les directions. Nous donnons ci-dessous les valeurs ainsi trouvées pour r et a.
Janvier 0,19
Février 0,09
Mars 0,10
Avril 0,21
Mai 0,21
Juin 0,29
Juillet 0,35
Août 0,37
Septembre 0,11
Octobre 0,20
Novembre 0,20
Décembre 0,12
Année o,i4
« Dix mois sur douze donnent, dans les deux stations, un vent résultant qui a une composante Ouest très marquée ; février et avril seulement ont un vent moyen compris dans le quadrant N.-E.; encore, pour février, la faible valeur du poids relatif r de la résultante indique-t-elle que cette résultante n'a pas grande signification et que la direction du vent moyen pendant ce mois est mal déterminée.
Tour Eiffel
Bureau
môléorologique
iG
3oi
METEOROLOGIE 103
« En moyenne annuelle, le vent est assez voisin de O.-N.-O. à la Tour Eiffel et O.-S.-O. au Bureau météorologique, Tangle que forment les directions moyennes dans les deux stations étant de 27*. Une différence de même sens et presque de même valeur se retrouve dans tous les mois, sauf en février.
« Cet écart ne peut être imputé aux erreurs d'observation. L'orientation des deux girouettes est contrôlée dans plusieurs directions au moyen de repères très éloignés (monuments de Paris) dont l'azimut a été déterminé directement pour chaque station; de ce fait, l'erreur possible dans l'estimation absolue de la direction du vent ne doit pas, dans les moyennes, dépasser T ou 2°. On ne saurait non plus faire intervenir des influences locales qui se feraient sentir à la station inférieure; rien dans la situation topographique du Bureau météorologique n'indique la probabilité de telles influences, qui se trouve exclue, du reste, par ce fait que la déviation est sensiblement la même que le vent souffle du N.-E. (avril), du S. (novembre), du S.-O. (janvier et octobre), de l'O. (mars et juillet), ou du N.-O. (mai et juin).
« On doit donc admettre comme fait d'observation que le vent éprouve réellement en moyenne, au sommet de la Tour Eiffel, une déviation de 25° environ à droite de celui qu'on observe dans les couches voisines du sol. Le sens de cette déviation est précisément celui qui résulterait d'une diminution dans le frottement; mais on ne peut encore affirmer que ce soit la cause unique ou même principale du phénomène. Peut-être y a-t-il simplement un effet de la ville qui se traduit, comme nous l'avons indiqué depuis la première année d'observations, par une augmentation locale de température et une diminution de pression pouvant entraîner une déviation des vents inférieurs. »
Résumé.
Il paraît résulter de la discussion des observations sur la direction du vent par M. A. Angot que :
1° Comme variation diurne^ le vent tourne en sens contraire des aiguilles d'une montre (de l'Ouest vers le Sud) dans la matinée, puis revient en sens inverse dans l'après-midi;
2** Comme moyenne ^annuelle ^ le vent est assez voisin de O.-N.-O à la
Tour Eiffel, et de O.-S.-O au Bureau météorologique, l'angle que forment les directions moyennes dans les deux stations étant de 27*. Ces résultats sont nouveaux et d'un grand intérêt.