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Vnj'idlion diurne de la direction moyenne du vent.
« Les nombres de ce dernier tableau mettent déjà assez nettement en évidence une variation diurne de la direction du vent : dans presque tous les mois sans exception, le vent tourne en sens contraire des aiguilles d'une montre (de TOuest vers le Sud) dans la matinée, puis revient en sens inverse dans l'après-midi.
« L'étude des composantes elles-mêmes se fait par les considérations suivantes :
« La direction du vent que l'on observe à un moment quelconque peut être considérée comme la résultante de deux actions : i* le vent moyen qui soufflerait de la même direction dans toute la journée ; 2** une brise diurne qui change de direction suivant les heures. Le vent moyen est connu : ses composantes dans les quatre directions principales sont précisément indiquées dans le tableau précédent sous le titre Moyenne. Pour avoir à chaque heure les composantes de la brise diurne, il suffira donc de retrancher, des nombres donnés ci-dessus pour cette heure, le nombre correspondant que Ton trouve dans la colonne Moyenne, Nous donnons ici le résultat de ce calcul pour les deux composantes principales du vent, dans le méridien et dans la direction perpendiculaire :
Direction du vent à la Four Eiffel (Juillet).
1° Vent moyen.
Composante N ii,8 Composante E —197.2
2** Brise diurne.
Heures Composante Nord Composante Est
« Non seulement dans ce mois, mais dans tous ceux de mars à octobre, les'chiffres analogues à ceux ci-dessus mettent en évidence une variation diurne bien nette (qui se manifeste moins clairement dans les mois de novembre à février, en raison des perturbations dues aux tempêtes).
« La figure ci-dessous (Gg. i8) donne un exemple de cette variation pour la moyenne de juillet. Dans cette figure, la direction moyenne du vent à un moment quelconque de la journée s'obtient en joignant le point à un des points marqués : o heure, 3 heures, 6 heures,... 21 heures. Ces derniers points se trouvent répartis sur une courbe très régulière ainsi tracée :
« Le vent moyen a pour direction MO, déterminée à l'aide des composantes N. et E. prises comme ordonnée et comme abscisse, puis en portant à partir de M, comme origine, les valeurs ci-dessus des composantes de la brise diurne. Cette direction est dans le cas actuel sensiblement O.-N.-O. Le vent AO à une heure quelconque peut être considéré comme étant la résultante du vent moyen MO et d'une brise diurne MA» La figure montre que dans le cours de la journée cette brise diurne décrit, dans le sens direct des aiguilles d'une montre, une rotation complète autour du point M.
« La brise diurne a une composante Sud de 5 heures à 16 heures environ, et une composante Nord le reste de la journée. Quant au vent lui-même, il progresse en sens inverse des aiguilles d'une montre de 21 heures à 10 heures du matin du N.-N.-E. au S.-S.-O. environ, et rétrograde de 10 heures à 21 heures du S.-S.-O. au N.-N.-E.
<i (La courbe décrite par le vecteur MA est moins régulière dans les autres saisons, mais conserve en général le même caractère, au moins pendant huit mois de l'année.) »
Si, au lieu de considérer les fréquences du vent, on considère les vitesses, les tableaux dressés par M. Angot montrent que l'on arrive aux mêmes conclusions. On retrouve encore une brise diurne bien nette, qui effectue dans le cours des vingt-quatre heures une rotation du N. vers l'E. Mais de plus cette brise diurne est plus intense en été qu'en hiver ; en outre, la variation de la vitesse résultante R de N. et de E. en été est tout à fait caractéristique : on observe un minimum absolu vers le lever
Fig. 18.
du soleil au moment du maximum de la température, et un autre minimum moins profond vers .15 heures, au moment du maximum de la température ; deux maxima se montrent entre 9 heures et midi et vers 9 heures du soir. Il est probable que ces faits intéressants se dégageront d'une manière plus nette et plus précise quand la période d'observation sera plus longue.
2** Variation annuelle de la direction du vent. — On trouvera dans les tableaux ci-contre le résumé des observations de direction effectuées tant au Bureau météorologique qu'à la Tour Eiffel pendant les six années 1890-1895. M. Angot donne pour chaque mois et pour l'année le nombre total de fois que le vent a soufflé dans chacune des 32 directions, ainsi que les quatre composantes de la fréquence suivant la direction Nord, Est, Sud et Ouest, et enfin les deux composantes principales suivant le méridien N. et la perpendiculaire E. Nous relatons pour abréger les observations rapportées à huit directions seulement.
Il résulte tout d'abord des 52.584 observations de ce tableau faites simultanément à la terrasse du Bureau central et au sommet de la Tour, que l'examen des colonnes de rapports pour 100 montre :
I* Que le nombre des calmes est beaucoup plus grand au Bureau central météorologique qu'à la Tour (14,7 p. 100 au lieu de 2,8 p. 100).
2" Que le vent le plus fréquent au Bureau central météorologique et à la Tour est le S.-O. (21,8 p. 100 au Bureau central météorologique et 18,5 à la Tour).
3** Que le vent le moins fréquent au Bureau central météorologique et à la Tour est le S.-E. (4,7 p. 100 au Bureau central météorologique et 6,1 à la Tour).
4° Que le vent du Nord (entre o et 6 d'une, part et 27 à 31 de l'autre) est plus fréquent au sommet de la Tour qu'au Bureau (37,4 p. 100 contre 30,2 p. 100).
5* Que les vents d'Ouest (entre 19 et 26) ont à peu près la même importance au Bureau central météorologique et à la Tour (34,11 p. 100 et 33,8 p. 100).
Ces derniers se font plus ïacilement sentir à la surface du sol que les Vents du Nord qui restent plutôt dans les hautes régions.
Mais la comparaison des composantes donne des résultats plus précis et encore plus intéressants.
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