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par exemple deux anses intestinales, leur revêtement péritonéal étant en contact, l’adhérence est d’abord fibrineuse, puis cellulaire, puis parcourue par des vaisseaux vers le quatrième ou cinquième jour ; les capillaires pénètrent directement de la paroi' intestinale dans la cicatrice, comme cela est évident dans la
Si les bords avivés d’une plaie faite par un instrument tranchant et passant par du tissu conjonctif, ou par un tissu complexe à base conjonctivo-vasculaire restent en contact, la cicatrice s’effectue par le même procédé : entre les lèvres de la plaie il y
a d’abord union fibrineuse, pénétration de cellules conjonctives, puis des capillaires. M. Ranvier a démontré ces faits dans leur généralité.
MM. Cornil et Carnot ont étudié expérimentalement les phénomènes de la cicatrisation des plaies du foie, du rein, etc., en
faisant varier les conditions des expériences, en enlevant des segments des organes qu’ils remettaient ensuite en place ou en les remplaçant par des morceaux de fibrine ou d’éponge. Ils ont constaté, la constance d.es processus exposés plus haut; ils ont observé dans‘ces'plaies la nécrose irrégulière et partielle des cellules dans les parties d’organes complètement séparées, la multiplication des cellules des canaux biliaires arrivant à se transformer en cellules géantes.
Régénération des muqueuses, canaux et cavités. —
MM. Cornil et Carnot ont expérimenté sur la vésicule biliaire, la
essie, les uretères du chien et sur les cornes utéi hienne.
Si l’on fait une section longitudinale de la vésicule b eute sa longueur après avoir lié le canal cystique et etourné en dehors la muqueuse de façon qu’elle si
Liés anguleuses de celte fente s’observent bientôt les de l’application des cellules épithéliales de la mu îe sur la membrane péritonéale qui en est dépourvu evêtement épithélique de nouvelle formation de li «elle du conduit peut se faire suivant deux procédés
genre, vingt-quatre heures après l’opération, en est un exemple.
Ce procédé est celui qui a été décrit'par Ranvier dans la cornée, et qui s’observe aussi dans les cicatrices cutanées;
2° Par la greffe ou le décalcage des cellules épithéliales du revêtement ancien sur la paroi fibrino-épiploïque qui est en contiguïté avec elles.
Lorsqu’on pratique des coupes transversales de l’uretère sec¬
tionné cinq et dix heures après l’opération, on observe une sorte de clivage, do séparation des cellules épithéliales de l’uretère, de telle sorte que des lambeaux superficiels de ces cellules s’accolent h la fibrine exsudée à la surface du grand épiploon ou à cette membrane elle-même pendant que les couches épithéliques profondes restent attachées à la muqueuse ancienne.
Au lieu d’une greffe’par lambeaux (décalcage) il peut y avoir sim-
plement des cellules épithéliales isolées, dési dation des liquides au niveau de la muqi œdématiée. Ces cellules, libres dans la dente fixent sur la fibrine et sur le grand épiploon'(v
cellules isolées, ou en petits groupes, continuent à y vivri multiplier. On peut s’en assurer sur les coupes d’uretèr
quatre heures, deux et trois jours après l’opération. On voit en effet que le revêtement épithélial de la cicatrice, au lieu d’être continu en partant des angles d’union, est interrompu, et qu’il existe des plaques épithéliales isolées au milieu de la partie appartenant au grand épiploon.
Qu’il s’agisse d’une plaie simple de l’uretère où d’une plaie suivie du retournement de la muqueuse en dehors, la cavité est complètement reconstituée et son épithélium complet, quatre jours après l’opération, s’il s’agit d’une simple ouverture longitudinale, de huit à dix jours après le retournement. C’est une réparation de celte dernière catégorie que représente la figure 17.
Lorsque, après avoir lié transversalement la vessie, de façon il la diviser en deux parties isolées, on incise largement son pôle supérieur, et' qu’on abandonne la plaie à elle-même, l’épiploon en couvre la béance. Une adhérence fibrineuse d’abord, puis organisée, s’établit entre cette membrane et les lèvres de la plaie vésicale, le tout se guérit très rapidement et le revêtement épithélial de la vessie s’étale il nouveau sur la cicatrice appartenant en partie au péritoine.
Si l’on a fait sur le même animal une incision de l’un des uretères et de la vessie en employant, pour les ligatures préalables de l’uretère au-dessus de l’incision et de la vessie au-dessous, des fils de catgut qui se dissolvent dans les tissus vivants, les plaies sont guéries au bout de huit jours. Le cours de l’urine est rétabli dans l’uretère incisé et lié et la vessie a perdu la forme en sablier que lui avait d’abord donnée la ligature pour revenir à sa dimension et à sa forme normales.
Au lieu d’une simple incision faite au dôme supérieur de la vessie, les auteurs en ont pratiqué l’ablation dans une certaine étendue. Le grand épiploon rétablit alors la charpente de ce pôle vésical qui se consolide par adjonction de tissu conjonctif nouveau ; mais, U côté de cas favorables où la muqueuse se reconstituait à ce niveau, nous avons eu des insuccès dus à une infection ascendante. Enfin on a pu bourrer la cavité vésicale avec le grand épiploon maintenu par quelques points de suture. La cavité
ainsi complétée se recouvrait plus ou moins rapidement, en totalité ou en partie, de l’épithélium vésical.
MM. Cornil et Carnot ont pratiqué des expériences analogues sur les cornes utérines de la chienne qui représentent à la fois les trompes et la cavité, du corps utérin de la femme.
Sur ces cavités, quand elles sont à l’état de vacuité, les inci¬
sions longitudinales étendues, avec ou sans retournement de la muqueuse en dehors, se guérissent avec une facilité et une rapidité très remarquables et la partie du nouveau canal constituée par le grand épiploon se recouvre rapidement de cellules épithéliales cylindriques émanant de la partie de la muqueuse conservée. Les glandes en tube de cette muqueuse jouent un rôle important pour la reconstitution de ce revêtement épithélique.
Dans toutes ces expériences relatives à des canaux muqueux, lorsque l’épiploon adhère aux plaies, lorsqu’il s’applique h la surface de la partie de la muqueuse conservée, il ne contracte pas . d’adhérence définitive avec cette dernière, parce qu’elle est défendue par une couche d’épithélium qui sécrète un mucus mêlé de globules rouges et de leucocytes. Il reste une cavité plus ou moins étroite isolant la muqueuse ancienne du péritoine.
11 y a cependant une exception à cette règle, qui nous est fournie par la muqueuse de la corne utérine des chiennes en rut. Dans cette période, l’épithélium étant tombé à la surface de la muqueuse, il se fait une série d’adhérences à ce niveau entre le tissu conjonctif de la muqueuse et l’épiploon, les glandes restant défendues par leur épithélium. La cavité du conduit, loin d’être conservée, est au contraire divisée en une série de loges toutes revêtues d’épithélium cylindrique.. On a là là reproduction de ce qui se passe dans l’union do l’ectoderme avec le placenta maternel au début de la grossesse.
Les expériences de réparation cicatricielle, de régénération de la muqueuse des cavités et des canaux muqueux sont directement utilisables pour les opérations à tenter sur l’homme par les chirur-
Bourgeons charnus. — La fibrine que nous avons vue mêlée constamment à l’inflammation et à la cicatrisation se montre aussi dans les bourgeons charnus qui constituent le mode lent de la cicatrisation des plaies. Des couches plus ou moins épaisses de fibrine existent à leur portion superficielle, dans la couche qui se laisse pénétrer par les cellules du tissu conjonctif et par les vaisseaux de nouvelle formation (voyez la figure 19).
Dans une série d’expériences sur le chien, MM. Cornil et Chaput ont étudié les réunions, et cicatrices entre les divers segments du tube digestif. La figure 20 montre combien sont complètes les cicatrices de ce genre. L’union entre l’estomac qui est à gauche et l’intestin qui est à droite se fait en a. De chaque côté de celte cicatrice invisible à ce faible grossissement, il est facile de
constater que les deux muqueuses ont conservé leur structure; les villosjtés intestinales apparaissent immédiatement à droite en p, ]/'.
Anatomie et Physiologie pathologiques de la salpingite
et de l’ovarite, par MM. Cornil et Terrillon (Archives de ■physiologie, 15 novembre 1887).
Les pelvi-péritonites, les abcès pelviens, les tumeurs périutérines étaient, au point de vue de leur cause anatomique,.assez mal connues, avant que les chirurgiens aient appris il pratiquer des opérations sur les organes contenus dans la cavité abdominale. M. Terrillon avait enlevé des trompes et des ovaires malades et pré-
Terrillon est basé en outre sur une série de pièces enlevées par MM. Péan, Bouilly, Pozzi et Routier, ce qui leur a permis de décrire et de figurer en deux planches chromolithographiques lés lésions des diverses variétés de la salpingite, c’est-à-dire : 1 ' la salpingite catarrhale végétante ; 2“ la salpingite purulente (pyo-salpingite) ; 3“ la salpingite hémorragique (hématome de la trompe, hémo-salpingite) ; 4" la salpingite blennorrhagique ; 5“ la salpingite tuberculeuse. C’était le premier travail d’ensemble
publié en France sur l’anatomie pathologique de ces diverses inflammations de la trompe.
Sur l’anatomie et 1’ histologie de la grossesse tubaire,
par V. Cohnil (avec 13 figures dans le texte),, in Revue de gynécologie de Pozzi, février 1900.
Ce travail est basé sur l’examen de sept pièces de grossesse extra-utérine développée dans la trompe de Fallope et opérées par divers chirurgiens. Cette question a donné lieu depuis un petit nombre d’années Mue foule de mémoires publiés en France et à l’étranger. Le mémoire de M. Cornil est le premier qui donne en . France l’anatomie pathologique complète des lésions amenées par cette grossesse anormale. 11 a notamment décrit la disposition d’une caduque réfléchie émanant du tissu conjonctif de la trompe et séparant la cavité normale de ce conduit d’avec le placenta qui en est entouré. Il a montré le développement des villosités placentaires dans la cavité des vaisseaux sanguins maternels, les altérations nécrosiques des villosités dans le sang placentaire et le mode île rupture de la trompe, terminaison si commune de ces grossesses ectopiques..
Sur la karyokinèse des cellules épithéliales et de l’endothélium vasculaire observée dans le rein à la suite de l’empoisonnement par la cantharidine, par MM. Cornii, et Toupet
(Archives de physiologie, 1 er juillet 1887).
Les lapins à qui on injecte sous la peau quinze à vingt gouttes d’unc solution à l/50decantharidine dans l’éther acétique, meurent au bout de deux heures. A ce moment, le bouquet des vaisseaux glomérulaires est entouré d’une zone de cellules qui sont détachées, gonflées, devenues granuleuses, à protaplasma tuméfié ou filamenteux ; ces cellules, qui proviennent du revêtement externe des vaisseaux glomérulaires, sont mortifiées. Si l’on injecte pendant plusieurs jours, sous la peau, des quantités de cantharidine assez faibles pour ne pas amener la mort, on produit une inflammation rénale subaiguë avec un certain nombre de cellules épithé-
liales multipliées en karyokinèse. Ces mitoses s’observent dans l’épithélium des tubes contournés et dans l’endothélium des vaisseaux sanguins.
Sur le procédé de la division indirecte des noyaux et des cellules épithéliales dans les tumeurs, par Y. Cornu.
(Archives de physiologie normale et pathologique, 1 er octobre 1886).
Ce mémoire est le développement d’une note communiquée à l’Académie des sciences, le 5 juillet 1886.
Les cellules des tumeurs épithéliales, étant en général très volumineuses, permettent de voir au mieux les phénomènes de leur division indirecte, qui est d’ailleurs extrêmement commune dans les néoplasies malignes en voie d’accroissement rapide. J’ai figuré dans les deux planches en chromolithographie, qui accompagnent ce mémoire, des exemples de division d’une cellule en trois cellules nouvelles et décrit la division en quatre et en cinq. Une cellule en division multiple, devenant forcément très volumineuse et sphérique, comprime lés voisines qui s’aplatissent autour d’elle et constituent un globe formé d’éléments concentriques.
Mode de multiplication des noyaux et des cellules dans l’épithéliome, par V. Cornil, avec 2 planches en chromolithographie, in Journal de l’anatomie et de la physiologie de Robin, t. XVII (mars-avril 1891).
l’auteur a eu pour hut de montrer par les cinquante-six figures qu’il a dessinées dans ce mémoire, quelle était la très grande variation de la forme des cellules cancéreuses dans les divers modes et stades de leur division directe et indirecte, aussi bien que dans les modifications nutritives et dans, les mortifications de ces cellules. Les néoplasmes épithéliaux.sonl en effet très souvent infiltrés de leucocytes ; leurs cellules propres et les leucocytes sont souvent gênés les uns par les autres au point qu’il en résulte une véritable mortification partielle. Les cellules frappées ainsi de mort, pendant qu’elles sont dans un stade de multiplication directe ou indirecte, l’entrée des leucocytes plus ou moins modifiés dans
leur constitution, parfois réduits à des grains de nucléine, donnent des images d’une forme pour ainsi dire infinie; la multiplication des noyaux en grappes, noyaux agglomérés et clairs au nombre de dix à vingt dans un même protoplasma; la plupart de ces figures ont successivement été prises pour lés parasites du cancer et décrites comme tels. Par la publication de ses dessins, M. Corail a
protesté contre les descriptions d’histologistes qui prenaient pour des parasites les modifications observées dans des cellules en multiplication ou en dégénérescence.
Note sur les dégénérescences des cellules dans les tumeurs épithéliales et en particulier sur les lormes que revêt la chromatine dans les noyaux dégénérés, par V. Cornil,
avec 2 planches chromolithographiées, in Archives des sciences médicales, n“ 2, mars 4896.
Ce mémoire, qui est la reproduction augmentée d’une note communiquée au Congrès de Rome, est aussi la suite du précédent, en ce sens qu’il montre l’échec de la théorie parasitaire du cancer, basée jusqu’ici sur des apparences microscopiques de parasites, qui ne sont en réalité autre chose que des modifications de forme de la nucléine pendant la multiplication ou la dégénérescence des cellules des épithéliomes.
La figure 22 reproduit quelques-unes des 25 figures qui sont dessinées dans ce mémoire.
Carcinome villeux diffus de la vessie, par MM. Cornil et Reliquet. Octave Doin, éditeur, 1886, avec 6 gravures intercalées dans le texte.
Si l’on examine seulement les villosités et longs filaments vascularisés, couverts de cellules épithéliales, qui hérissent la surface de la vessie dans les diverses néoplasies de cet organe, il est impossible d’en faire le diagnostic et de les différencier du papillome bénin. Il est nécessaire’d’examiner aussi la profondeur de la muqueuse, dont le tissu conjonctif et le contenu des vaisseaux montrent les productions pathologiques spéciales à chaque espèce de tumeurs.
Sur la tuberculose des organes génitaux de la femme
(avec 1.gravure), in Etudes expérimentales et cliniques sur la tuberculose, publiées sous la direction du professeur Verneuil.
Ce travail contient deux observations de tuberculose primitive du col de l’utérus, affection extrêmement rare; l’une d'elles se rapportant à une femme opérée par Péan et chez qui on avait diagnostiqué un cancer du col. Dans l’examen histologique, M. Cornil a relaté le rôle des glandes et du tissu cellulo-vasculaire dans cette lésion. D’autres observations ont trait à la tuberculose du corps utérin et des trompes, ce qui est plus commun.
Salpingite chonique végétante et hémorragique (avec
une planche). — Académie de médecine, séance du 6 décembre 1887.
Examen histologique d’une trompe enlevée, 1887, par le D' Terrillon. Il s’agissait d’une femme qui avait à chaque époque menstruelle des hémorragies de 300 à 400 grammes de sang dans la cavité de la trompe, pour lesquelles on avait plusieurs fois pratiqué des ponctions.
La muqueuse de cette cavité présentait de volumineux bourgeons vascularisés avec des anfractuosités et espaces pseudoglandulaires dont la surface était tapissée de cellules cylindriques à cils vibratiles.
Sur les phénomènes de karyokinèse observés dans la tuberculose, in Études expérimentales et cliniques sur la tuberculose publiées sous la direction de M. le professeur Verneuil, 1 er fascicule, 1887.
En avril 1883, nous avions montré à l'Académie de méde- .cine des dessins de tubercules où nous avions représenté des figures de cellules en karyokinèse. Nous avons suivi le développement chez le cobaye de tubercules provoqués dans le poumon, le rein et le foie par l’inhalation de crachats pulvérisés. Nous avons constaté la karyokinèse ou multiplication indirecte des cellules fixes des tissus atteints, notamment des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires, les endothéliums des vaisseaux et l’épithélium des canaux biliaires.
Pendant le temps où, sous l’influence des découvertes deCohnheim, on tendait à attribuer un rôle presque exclusif dans les •néoformations à la migration des globules blancs, nous avons toujours, M. Ranvier et moi, conservé le rôle essentiel dévolu aux cellules fixes des tissus.
Sur la multiplication des cellules de la moelle des os par division indirecte dans l’inflammation, par V. Cornil ( Archives de physiologie normale et pathologique 3“ série, t. X, 1887), avec trois planches lithographiques.
Ce mémoire est le développement d’une note présentée le 9 mai 1887 à l’Académie des sciences.
Le matériel était fourni par des cobayes à qui l’on avait fracturé le fémur, sans plaie extérieure ni fracture comminutive. La moelle -de ces os était examinée à des époques variables d’un à quinze jours, après étalement sur des lames ou sur des coupes de la moelle durcie. Les multiplications se montrent le plus nombreuses du troisième au sixième jour. Toutes les phases de la division indirecte portant sur un grand nombre des éléments de la moelle enflammée ont été observées dans les leucocytes et dans les cellules médullaires de 30 à 50 p. de diamètre, depuis l’apparition des filaments nucléaires, leur pelotonnement, leur segmentation jusqu’à l’organisation finale des noyaux fils. Dans les cellules géantes atteignant jusqu’à 100 et même 200 p. de diamètre, les premières phases de la division ont seules été observées. Les filaments nucléaires pelotonnés, plus ou moins- épais, souvent avec des expansions périphériques en pistil, entourés d’une zone claire qui les sépare du protoplasma, occupent un espace dé 30 à 50 p. — ils se segmentent ensuite. Nous n’avons pas vu les phases ultimes de la division nucléaire. Celle-ci a été observée par Denys (la Cellule, t. II, 2 e fasc.).
Nous avons dessiné plusieurs de ces grandes cellules dans lesquelles deux noyaux existant côte à côte dans le même protoplasma étaient l’un à l’état statique, Tautre en karyokinèse; par exemple un noyau bourgeonnant, énorme, en voie de division indirecte, Tandis qu’un noyau voisin restait à l’état statique ou réciproquement.
Nous n’avons rien vu qui justifiât le procédé de division proposé par Arnold sous le nom de fragmentation indirecte.
Sur une nouvelle maladie des canards (choléra des canards), par MM. Cornil et Todpet (Bulletin bimensuel de la Société nationale d’acclimatation, 20 juin 1888).
Les auteurs ont étudié Complètement une épizootie qui avait fait une centaine de victimes sur les canards du Jardin d’aCcli-
matation. Elle était caractérisée par une abondante diarrhée suivie de phénomènes généraux et de mort. Elle s’était propagée, dans la rivière, au-dessous du premier malade et non au-dessus, ce qui fit penser que l’eau contenant des déjections des animaux atteints était le véhicule de la contagion.
L’agent du contage est un petit microbe semblable comme forme à celui du choléra des poules, mais moins actif que lui; il n’est pas, en effet, pathogène pour elles, tandis que le microbe du choléra des poules tue les canards. Ce parasite produit, comme le choléra des poules, la septicémie du lapin, lorsqu’on l’inocule à ce mammifère.
Il siège dans le sang et dans toutes les sécrétions : ses cultures, aussi bien que sa forme, en font une espèce très voisine du parasité de la septicémie du lapin.
Des inflammations pseudo-membraneuses et ulcéreuses de l’intestin, considérées en général (Note lue par M. Cornil à l’Académie de médecine, dans la séance du 7 août 1888).
Rapprochement des maladies bactériennes diverses de l’intestin (dysenterie, diarrhée, fièvre typhoïde, pneumo-entérite du porc) pour en comparer les lésions et étudier la marche des microbes dans les diverses couches de la muqueuse. Ces maladies, qui débutent par la surface de la muqueuse où elles se caractérisent par une fausse membrane infectée de micro-organismes et une mortification cellulàiré partielle, gagnent successivement les glandes en tube, puis le tissu conjonctif, les follicules clos et les voies lymphatiques et sanguines.
Pneumo-entérite des porcs. — Lôffler et Schütz en Allemagne (1882 et 1886), Salmon en Amérique (1885) avaientdécrit sous les noms de Schweineseuche, swine plague, choiera hog, schwine pest, la maladie connue en France sous le nom de pneumoentérite et en avaient isolé le microbe. Une épizootie analogue avait sévi de 1883 à 1886 dans les écuries des nourrisseurs de Gentilly.
MM. Cornil et Chantemesse l’ont étudiée d’abord dans cette localité (Académie des sciences, décembre 1887, et Société de biologie, 24 décembre 1887), puis l’année suivante dans une épidémie de Marseille qui a fait vingt-cinq mille victimes (.Journal de l'Anatomie, de Robin, 1888, avec 3 planches en chromolithographie). Les bactéries trouvées dans l’épidémie de Marseille ne présentaient que des différences très minimes avec celles isolées dans l’épidémie de Gentilly,. et, si les lésions intestinales dominaient à Marseille tandis que la pneumonie était plus fréquente à Gentilly, cela tenait probablement au mode d’entrée de l’agent contagieux.
Le microbe, mobile, un peu allongé, de 1 ji; 3 à 1 j*. 5 sur 0 p. 3 à Og. 5, se termine par deux bouts arrondis. Ses cultures sont peu abondantes sur la gélatine qui n’est pas,liquéfiée, plus abondantes sur la pomme de terre. Il est pathogène pour les lapins, cobayes et
MM. Cornil et Chantemesse ont reproduit la maladie parinoculation et injection chez les porcs. Ils ont atténué le virus par;un chauffage à 43° degrés pendant quatre-vingt-dix jours et obtenu ainsi une culture atténuée qui ne tuait plus les lapins et leur -donnait seulement un abcès caséeux au point inoculé. Ils ont alors tenté de vacciner quatre porcs avec ce virus atténué, puis ils ont empoisonné ces mêmes porcs et deux témoins avec les cultures les plus virulentes. Les animaux témoins sont morts dix jours après, tandis que les porcs vaccinés ont continué à se bien porter pendant un et deux ans. Mais ils n’en ont pas moins présenté k leur autopsie des lésions chroniques de pneumo-entérite. La vaccination par ce procédé avait échoué.
L’anatomie et l’histologie pathologique de cette maladie ont été décrites d’une façon complète dans le mémoire cité plus haut. En outre des lésions du poumon et des ulcérations de l’intestin, les auteurs ont rencontré de véritables tumeurs fibreuses qui paraissaient s’être développées sous l’influence des microbes de cette maladie.
Lésions de l’intestin dans les hernies étranglées, par
MM. V. Cornil et N. Tchistovitch, avec une planche en chromolithographie, in Archives de médecine expérimentale, l sr mai 1889.
Ces altérations consistent, au début, dans une congestion de la muqueuse avec stase et turgescence énorme des vaisseaux capillaires et veineux, suivie d’une exsudation séreuse et d’ecchymose, d’infiltration du tissu conjonctif sous-muqueux par des globules rouges et des leucocytes avec formation de fibrine. L’arrêt de la circulation détermine rapidement des mortifications cellulaires. Les plaques de fausses membranes fibrineuses superficielles de la muqueuse sont la conséquence de cet arrêt de la circulation et de la désintégration moléculaire qui est la suite de la nécrose des cellules. Ce processus gangreneux superficiel, qui est, au point de vue histologique, le même que celui des mortifications initiales de la dysenterie, en est tout différent par sa cause. Au lieu d’être le résultat d’une inflammation microbienne comme dans la dysenterie, il résulte de l’arrêt de la circulation veineuse, des hémorragies interstitielles et de la mortification des éléments cellulaires.
Action de l’iodoforme sur les tissus normaux, par V. Cornil
et Coudray (Semaine médicale du 9 mai 1900),
A la suite d’injections d’huile iodoformée dans le péritoine, dans le tissu conjonctif sous-péritonéal ou sous-cutané ou dans les articulations de chiens, cobayes ou lapins, on obtient constamment une réaction inflammatoire des tissus, avec hyperleucocytose, avec des multiplications directes ou indirectes des cellules fixes, avec une formation de cellules géantes aux dépens des cellu lesadipeuses. L’iodoforme, même à doses très minimes, produit toujours, une véritable inflammation dont le rôle peut être substitutif et curatif.
Régénération et ossification de la moelle des os après évidement de cette substance chez le chien, par V. Cornil et Coudray (Académie de médecine, séance du 18 juillet 1899).
Régénération de la moelle des os chez le chien après évidement (moelle isolée de l’os et greffe médullaire), parV. Cornil et Coudray (Communication de l’Académie de médecine, le 7aoùH900).
Dans une série d’expériences, on a pratiqué au milieu de la diaphyse du tibia une trépanation avec évidement à la curette de la moelle osseuse à ce niveau; les phénomènes de la réparation de la moelle ont été observés jour par jour après l’opération. Pendant les trois premiers jours, la cavité opératoire est comblée par un épanchement sanguin au milieu duquel on note la formation d’un tissu conjonctif inflammatoire. Ce coagulum sanguin renferme des esquilles osseuses microscopiques provenant de la trépanation et du raclage des parois de la cavité médullaire sur lesquelles s’implantent les cellules conjonctives de nouvelle formation.
Le quatrième jour commence une ossification de ce tissu conjonctif; les premières travées osseuses apparaissent au bord de la cavité médullaire et autour des esquilles microscopiques. Cette ossification, se continuant les jours suivants, donne naissance.à un tissu osseux aréolaire dont les travées s’épaississent progressivement et dont les espaces médullaires sont occupés par du tissu conjonctif et des vaisseaux. Pareille ossification se fait sous le pé-^ rioste et dans le trou de trépanation.
La moelle tibiale, dépouillée de son enveloppe osseuse, mise à nu dans une étendue de 2 centimètres et laissée en place dans la cicatrice d’une amputation, s’ossifie partiellement de la même façon, Elle peut montrer des îlots de cartilage, alors qu’il n’y en avait point dans les réparations médullaires par simple évL dement.
Au bout d’un à trois mois, le tissu ossiforme, qui a remplacé la moelle, se résorbe, en partie ou en totalité,, par la formation de lacunes de Howship, en même temps que l’os compact se forme au niveau de la perforation du trépan.
La moelle, dénudée de son enveloppe osseuse et laissée en place, a montré, au bout d’un à trois mois, des lamelles osseuses, mais
celles-ci en voie de résorption par des myéloplaxes, ou du tissu fibreux, avec quelques îlots de cartilage.
Utilisation agricole des eaux d’égout à Berlin, par
M, Corml. — Paris, imprimerie Pariset, 4888. — Note relative à, la, mission, de la. Commission du Sénat, à, Berlin, pour visiter les égouts et champs d’épandage de cette ville.
Le Charbon étudié chez l’homme et les animaux. — Conférence faite à Moulins le 4 novembre 1886 (Journal de physique, chimie et histoire naturelle élémentaires).
Sur la présence de grands myéloplaxes dans le sang d’une malade leucocythémique, par M. Cornil’ (Académie de médecine, 6 nov. 1900).
A l’autopsie d’une jeune fille âgée de dix-neuf ans, leucocythémique, la rate pesait 10 kilogrammes, le sang des cavités du cœur présentait une opacité et une apparence crémeuse, grise. Il contenait une quantité considérable de grandes cellules multinucléées ou possédant un ou deux noyaux allongés, repliés, bourgeonnants, ayant absolument la forme et la structure des grandes cellules de la moelle osseuse ou myéloplaxes. A côté de ces cellules géantes, il y avait des éléments médullaires assez grands avec un noyau ovoïde et des globulins ou myélocites possédant un petit noyau arrondi et très peu de protoplasma.
La rate, examinée sur des coupes à la paraffine, montrait une quantité considérable de myéloplaxes, souvent accumulés en îlots, siégeant, le plus, ordinairement dans les vaisseaux du stroma; il nous a paru, indiscutable que, certaines de ces grandes cellules siégeaient, aussi, en dehors des vaisseaux. Il, y avait beaucoup de globules rouges épanchés dans le tissu de là, rate. Les préparations colorées, au. triple acide de Ehrlich ont fait voir beaucoup.de leucocytes éosinophiles et quelques neutrophiles.
Les coupes du foie colorées soit à la thionine, soit à l’hématoxyline et à 1,’éosine, étaient remarquables par la présence des myélo-
plaxes dans les vaisseaux capillaires des lobules. On pouvait voir, par exemple, sur un champ de microscope à 400 diamètres, de trois à cinq de ces grandes cellules contenues dans les capillaires situés entre les rangées de cellules hépatiques. Elles possédaient tantôt deux, trois du quatre noyaux ovoïdes, soit allongés en boudin et bosselés, avec leur réticulum et les granules de chromatine, soit
un seul noyau très long replié sur lui-même, sinueux, contourné, avec des bourgeons multiples. Le contenu de ces divers vaisseaux présentait beaucoup de globules blancs, mais pas de leucocytes éosinophiles. Ces vaisseaux tant capillaires que veineux présentaient leurs cellules endothéliales intactes. Il y avait autour des branches de la veine porte, dans le tissu cellulaire émané de la capsule de Glisson, une infiltration d’abondants leucocytes.
Contrairement au grand nombre de cellules géantes observées
dans la rate et le foie dont la circulation est lente, le rein n’a montré, sur une dizaine de préparations, qu’un seul myéioplaxe dans une petite veine. Les vaisseaux capillaires et ceux des glomérules étaient injectés de globules blancs, mais non dilatés comme l’étaient ceux du foie.
Une rondelle de la moelle osseuse extraite de la diaphyse du fémur a été examinée sur des coupes après durcissement. On sait que cette région de la moelle est à l’état normal adipeuse et qu’elle renferme très peu de myéloplaxes. Ici, au contraire, il n’y avait plus de graisse ; les grandes cellules étaient extrêmement nombreuses et par îlots au milieu des myélocytes de diverses espèces. On notait, par exemple, couramment, une dizaine de myéloplaxes par champ de microscope à 400 diamètres. Il y avait dans la moelle, sur les coupes colorées au triacide d’Ehrlieh, beaucoup d’éosinophiles et quelques neutrophiles au milieu d’un grand nombre de lymphocytes.
Cette constatation montre de la façon la plus évidente que les cellules contenues dans le sang de ce sujet leucocythémique tiraient leur origine de la moelle osseuse.
Sur quelques points d’histologie pathologique relatifs à la pneumonie interstitielle des phtisiques, par V. Cornil, avec quatre figures dans le texte.
Mémoire de la Société anatomique. Lorsque le tissu conjonctif des cloisons alvéoles est très épaissi, comme cela a lieu tout particulièrement à la surface, sous la plèvre chroniquement enflammée, et autour des bandes fibreuses interlobulaires, les alvéoles revêtent une forme insolite. Leur cavité est devenue étroite, très allongée et ramifiée ; leur surface est tapissée par des cellules pressées, pavimenteuses ou allongées, cylindriques par pression réciproque. Leur lumière contient des cellules détachées, en petitnombre, rondes, volumineuses, contenant souvent plusieurs noyaux.
Sur une tumeur du sein encapsulée à caractères cliniques
bénins chez une femme de 75 ans, par MM. Cornil étSCHW’ARTZ, avec six dessins dans le texte. (Revue de chirurgie, 10 'bctobre 1899.)
Il s’agissaitd’un épithéliorhe à cellules cylindriques, formant une petite tumeur compacte composéedé cavités étroites,allbhgëés, tapissées de cellules cylindriques.
Les auteurs l’ont comparée aux fibrb-âdéhomes et aux épithélibihes villeux à cellules cylindriques du sein, afin d’éh'tr'acer'le diagnostic anatomique différentiel.
Rapport de M. Cornil Sur tin mémbire de MM. Chypàult et Berezowski relatif à la dure-mère considérée comme un organe ossificateur.
Dans les examens de pièces de trépanation faites sur des lapins par M. Berezowski, M. Cornil a constaté que l’ossification cbikmençait au quatrième jour et que les fragments osseux bu esquilles détachés par l’opération, restés d’àns la plaie, y prenaient une part constante.
Note sur l’histologie des corps jaunes de la femme, par ‘Cornil (Mémoire de la Société anatomique, avec 4 planches).
Après la rupture d’un follicule de Graaf, et l’épanchehient sanguin qui en comble la cavité, la theca interna pousse des vaisseaux capillaires’et du tissü Conjonctif au milieu de-la’Couche épithéliale épaissie. Ces capillaires, anastomosés dans fa Couche jaune du corps jaune, forment Un réseau à la surface interne de cette couche, entre elle’ et le sang épanché. Ce caillot est luimême pénétré (et parcouru pâr desi. céllules de tissu conjonctif qui s’anastomosent entre elles et y forment un tissu cottjonctif nouveau qui dèvieht fibreux, sür le’même modèle que l’orgànis’ation du caillot’dans les phlébites cbnsécutivés A l la ligatdredes
Lorsque la graisse contenue dans les cellules dü corps jauhe a été reprise par les vaisseaux et par les éléments cellulaires de la theca externa.le corps jaune, dèvenu fibreux, s’atrophie en partie.
Les cellules propres sont mortifiées, momifiées, mais elles restent en place, ainsi que le tissu conjonctif central, comme des portions du tissu ovarien privées de vie. C’est dans cet état qu’on les trouve dans l’ovaire des femmes âgées.
Dans les ovaires hypertrophiés enlevés pour diverses lésions de l’utérus ou de la trompe, on rencontre fréquemment deux, trois ou quatre corps jaunes récents, très volumineux et pleins de sang plus ou moins coagulé.
Ces gros corps jaunes nombreux sont en rapport avec la congestion chronique de l’ovaire. Ils présentent les caractères attribués aux corps jaunes de la grossesse dont ils ne peuvent se
Dans les ovaires polykystiques, où de nombreux follicules de Graaf, contenant des ovules, sont très distendus, on rencontre aussi des corps jaunes volumineux et nombreux.