GROUPES
DES MÉN.\GES.
Tr.avail-
ieurs
adultes.
.\ombre
do
tètes
de
bétail exprimé en gros bétail.
Desslalines de terre du
uadicl et de la terre propre du
ménajre.
Dessia-
lines
de
terre
affermée
Vayani
aucun
bétail.
.Va>,ant
pas
de bétail servant à l'agriculUire.
-Ayant
des
ouvriers
salariés.
] N'ensemeiiçaut rifii.
Ensomont^ant iiioin.s
de 5 dessiatiiHùs. .
En.semeiiçant de 5 à
10 dessiatines. . .
Ensemençant de 10 à
25 des.«îiatines. . .
En.semeuçant de 25 à
50 dessiatines. , .
Ensemençant plus de
50 dessiatines. . .
Nous pouvons voir que ce système de groupement nous montre des variations très régidières dans la vie économiipie du peuple en rapport avec le facteur choisi.
On doit considérer comme un nouveau pas dans la direction que nous venons d’indiquer les tableaux dits combinés, que les bureaux des zemstvos introdusirent les premiers dans la statistique russe. En même temps qu'on groupait les ménages sur une base uni(|ue regardée comme un élément économique des plus importants, ou a essayé d’expliquer les relations entre les phénomènes de la vie du peuple par la combinaison de plusieurs facteurs économiques. Les premières tentatives de ce genre ont été faites dans le texte du II® volume du Recueil de statistique du gouvernement de Poltava et dans les Matériaux relatifs à l’évaluation des terres du district de kozelets du gouvernement de Tchcrnigov. La publication de ces deux a olumes remonte à 1882.
Les statisticiens de Poltava ont été des premiers à introiluire, sous la gestion du regretté Tereclikeviteh', dans leurs tableaux, le groupement par ménage; tout eu conservant le groupement par village ou par commune, ils indiquaient dans quelles proportions certaines données (telles que : la quantité des terrrs afl'ern ées, le nombre des membres de la famille, etc.) se rapportaient à la division de la commune par familles, quand on prend pour base la grandeur de la propriété foncière.
Dans le texte qui contient la description de la situation économique des paysans et qui a été écrit par M. Vassilenko, la différenciation a été poussée encore plus loin. Les groupes, basés sur la grandeur de la propriété foncière, ont été subdivisé.^ en nouveaux groupes d’après la quantité de bétail et ces nouveaux groupes ont été subdivisés encore d’après le nombre des travailleurs adultes dans chaque ménage. De cette manière on a pu découvrir le lien qui existe entre les trois facteurs économiques et apprécier l’importance relative de chacun de ces facteurs.
Le bureau de Tchcrnigov, tout en donnant les résultats du recensement des ménages par communes dans le district de Kozelets, a c.ssayé de présenter en outre un tableau combiné. Ce tableau, qui a été proposé par M. Cblikevitch, était basé sur la combinaison de quatre facteurs économiques; les ménagés y étaient subdivisés d’après la quantité des terres qu’ils possèdent, d’après le chiffre des tètes de bétail, d’après le nombre des travailleurs adultes dans le ménage et, enfin, d’après un quatrième indice qui consistait à savoir si les ménages dou-
l. Mort ou I.SX8.
liaient à ferme leurs propres terres, ou si, au contraire, ils prenaient à ferme les terres appartenant à d’autres propriétaires. C’est à ces groupes ou catégories que toutes les autres ilonnées étaient adaptées.
Les recueils des Imreaux de Poltava et de Tchernigov n’ont pas persévéré dans celte voie; mais les bureaux des autres zemstvos ont appliqué ce système sur une échelle beaucouj) plus large, .\insi le bureau du gouvernement de la Tauride, qui a été le continuateur de la méthode nouvelle, donnait, à côté des tableaux de communes (ou de villages), composés sur l'ancien modèle, deux types nouveaux : uii tableau de groupes et un tableau combiné. Dans le tableau de groupes les ménages de chaque commune étaient cla.ssés d’après l'étendue des champs qu’ils ensemençaient et toutes les autres données de l'emiuête étaient adaptées à celle division.
Le tableau combiné poursuit celte dilTéreuciation plus loin; les ménages qui ont été groupés d’après l’étendue des champs ensemencés sont subdivisés en groupes nouveaux d’après la quantité de bétes de somme qu’ils possèdent; ensuite, chacun de ces nouveaux groupes est remanié encore une fois d'après le nombre des travailleurs adultes dans chaque ménage.
Le tableau de groupes et les tableaux combinés ont été admis par les bureaux de statistique de ’\'oronej, de Saratov, d’Orel, de Khotin et deNovgorod. On trouve aussi des tableaux dégroupés dans les recueils des bureaux de Nijni-Novgorod, d’iekaterinbourg, de Krasnooufimsk, etc. La plus grande partie de ces bureaux a cependant conservé, à côte des tableaux de groupes et îles tableaux combinés, le groupement de matériaux par communes, comme offrant de grands avantages au point de vue pratique.
La question de la méthode à employer dans la construction des tableaux combinés et des tableaux de groupes est loin d'être résolue dans la littérature statistique russe. Grâce à cette lacune, les tableaux des différents bureaux manquent d'unité dans leurs plans et présentent des divergences considéraldes au point de vue des indices qui servent de base à leurs groupements. On peut dire que sous ce rapport la pratique a de beaucoup devancé la théorie; il faudra encore beaucoup de tentatives et d’ell'orts pour élaborer un type de tableaux combinés satisfaisant et conforme au but.
En résumé, les tableaux statistiques contiennent toutes les données relativisa la situation économique des paysans, autant que ces don-
m'*es peiivunl ùtn; exprimées en chiffres. Mais les recueils ne se bornent
pas seulemimt à publier des tableaux de cbilTres ; très souvent, à côté de ces tableaux, ou trouve aussi un texte; ce texte sert, d’un côté, de commentaire aux matériaux contenus dans les tableaux, et d’un autre côté, expose les faits qui ne peuvent pas être rendus en cbitTres et qui sont empruntés de ])référence aux descriptions des villages faites par les statisticiens dans le cours de l’enquête locale.
Les renseignements contenus dans ces descriptions ont une grande importance et donnent de nombreu.«es indications caractérisant la situation économique du peuple. Dans certains recueils, les renseignements sont très comidets et très soigneusement élaborés. Le plan d’une pareille description correspond à celui des tableaux de cbilfres; on y trouve les mêmes rubriques : population, propriété foncière, i[uantité de bétail, agriculture, etc. D’ordinaire, la description commence par donner une idée île l’étendue du district, de ses particularités géologi([ues, des qualités du sol, des lacs et des rivières qui arrosent le pays, du climat, etc. Dans quebjues recueils, à côté des renseignements sur la situation économique, on trouve en outre des données ethnographiques.
.\insi les recueils ([ue nous venons de décriie réunissent dans chaque volume, consacré à un seul district, des tableaux de chiffres et un texte qui expose systématiquement avec plus ou moins de détails les données exprimées dans les chiffres des tableaux et celles qui sont contenues dans la partie descriptive de l’enquête. Des recueils de ce type sont publiés par les bureaux de Tambov, de Samara, de Pollava, de T ver, etc.
Mais les recueils ne donnent j)as toujours un texte consacré à une exposition complète des données de l’enquête. Ouehiuefois le manque de temps ' force les rédacteurs à ne puldier (pi un résumé, parfois très sommaire, des ren.'Jeignements contenus dans les tableaux de chiffres; les matériaux d’un caractère descriptif ne figurent presipie pas dans ce résumé et restent dans les archives du bureau, en attendant un moment plus favorable à leur publication. On se réserve d’ordinaire d'utiliser tous les matériaux de l’enquête à l’époque où l’exidoration du
1. D'ordinaire les liureaux de stalistiipie se hâtent de terminer leurs travaux pour pouvoir les présenter à l'assemblée du /emstvo de gouveriiemeiil dont la session a lieu jiour la plupart au mois de décembre; le temps dont ils disposent pour faire un e\po>é des matériaux est parfois tri^s court.
DES ZE.MSTVOS RUSSES
gouvernement entier sera terminée, et où l’on pourra résumer tous les résultats dans un travail d’ensemble.
Cependant la situation des bureaux est encore beaucoup trop précaire jiour qu’ils puissent compter avec certitude sur la possibilité de faire ce travail. .Aussi plusieurs bureaux, ne pouvant pas donner une description complète, cherchent à publier au moins à l’état brut toutes les données descri])tives de l’enquête. Dans ce but, à côté des tableaux de chiffres, ils placent un appendice où les données concernant chaque village sont reproduites telles iin elles ont été recueillies sur place. C’est le bureau de liiazan qui h' premier a introduit ce procédé pendant la gestion de M. Grigoriev. l'ius tard, cet exemple a été suivi par les recueils du gouvernement de la Tauride et par quehiues recueils du gouvernement d’Orel. Parfois on ajoute à la description des villages pris séiiarément, la description de la volost dans son ensemble. De cette manière tous ceux qui s’intéressent à telle ou telle (luestion de stafistiiiue jieuvent puiser dans ces descriptions les matériaux dont ils ont besoin.
L’utilité de ces descriptions de villages, au point de vue des besoins pratiques des zemstvos, a été si bien démontrée par l’expérience, (ju’elles ont été adoptées plus tard même par ceux des bureaux qui ont les moyens de systématiser dans tous leurs details les matériaux descriptifs des enquêtes; ainsi, par exemple, les bureaux de Poltava, de Tver et de Saratov publient dans leurs recueils les descriptions (les villages, à côté du texte où les données descriptives de l’enquête sont
svstématisées.
Nous avons dit plus haut qu un certain nombre de bureaux n'etudient pas la situation économiiiue des propriétaires fonciers individuels parallèlement cà celle des paysans. C’est pour cette raison (tue très souvent les descriptions de cette catégorie dt' la propriété foncière sont publiées dans des livraisons à part. En général, le nombre des recueils comidets, ([ui contiennent la description de la situation économique des paysans aussi bien (lue de celle des propriétaires fonciers individuels, est assez restreint.
Les publications consacrées à la propriété foncière individuelle contiennent aussi (les tableaux de chiffres, un texte, plus ou moins complet, et, très souvent, un appendice, donnant la description détaillée de quelques propriétés isolées.
Les iietites propriétés, celles (jui ont moins de 50 dessiatines, sont
TRAVAUX STATISTIQUKS
d’ordinaire reunies en plusieurs groupes et les tableaux de chiirres ne contiennent que les données relatives aux totaux de ces groui)CS. Les propriétés plus considérables conservent leur individualité et chacune d’elles figure dans le recueil séparément. Leurs totaux groupent les données d'après les dimensions des propriétés, la classe à laquelle appartiennent les propriétaires, la région où se trouvent les terres, leurs particularités économiques, etc.
Nous avons déjà dit que les publications statistiques des zemslvos, même lorsqu’elles n’ont pas spécialement pour objet l’évaluation des terrains, contiennent toujours des données qui peuvent servir à faire cette évaluation; tels sont les chiffres concernant les prix d’achat et de fermage des terres. Très souvent ces données sont groupées séparément et forment un chapitre à part dans le recueil.
Et maintenant nous devons dire quelques mots de la statistique spéciale de l’évaluation des terres. On peut considérer comme prototype de cette statistique les recueils du bureau de statistique de Tchernigov.
Dans ces recueils, les données qui servent de basera l’évaluation des terrains sont expliquées et exposées systématiquement dans leur ensemble; il y est question de la qualité du sol dans diverses parties du district, des récoltes, des taux des fermages, etc. Le recueil se termine par un appendice où tous les matériaux, servant de base à Dévaluation du terrain, sont groupés par unités territoriales, établies par l’arpentage {méjévaia datcha).
Les données concernant la situation économique de la population sont, dans le recueil de Tchernigov, généraleim nt reléguées au second plan. Le recensement des ménages n’a été fait que dans cinq districts sur les quinze qui composent ce gouvernement.
Les autres publications spéciales de statistique d’évaluation des terrains donnent beaucoup plus de place à la vie économique de la population, se rapprochant par là des publications, précédemment décrites, du type dit de Moscou. Sous ce rapport, il faut citer surtout les travaux remarquables du bureau de statistique de Nijni-Novgorod.
La statistique du bureau de Nijni-N’ovgorod est conçue sur un plan beaucoup plus large. Le recueil de ce bureau, tout en se conformant de préférence à des exigences spéciales et immédiatement pratiques, donne cependant beaucoup de renseignements qui n’ont pas de relation directe avec l’évaluation du terrain. Il faut remarquer d’abord que la statistique du zemstvo du gouvernement de Nijni-N’ovgorod
XJ
s’est trouvée dès ses débuts dans des conditions exceptionnellement favorables. L’enquête statistique du gouvernement, au point de vue écouomique, a été précédée d’une exploration ayant pour but d’étudier les conditious géologiques de ce gouvernement; l’expédition qui a entrepris cette exploration aux frais du zemstvo, a été guidée dans ses travaux par M. le professeur Dokoutebaïev.
Les résultats qu’elle a obtenus sont exposés dans la première série des Matériaux pour l’évaluation des (erres dans le gouvernement de Mjni-Novgorod. Ce n’est que lorsque cette exploration a été terminée que le zemstvo a procédé à l’étude du territoire du gouvernement au point de vue de Dévaluation des terrains. La partie du recueil qui concerne Dévaluation des terres au point de vue de la quantité et de la qualité doit être citee comme un modèle des études de ce genre '. Chacune des unités territoriales (méjévaia datcha) du district y est étudiée avec le plus grand soin au point de vue de Dévaluation des terres ; le recueil nous donne la description du sol de cette rnèjévaïa datcha, ses conditions orograpbiques et hydrographiques, la distribution des diverses catégories, les détails concernant les récoltes et la corrélation de ces dernières avec la propriété du sol ; on y trouve aussi les taux des fermages et les prix d’achat des terres; enfin, le recueil établit une classification des régions, basée sur l’ensemble des données qui déterminent Dévaluation des terrains; l’appendice contient des tableaux détaillés qui expriment les matériaux de Dévaluation des terrains en chiffres.
Indépendamment des données relatives à Dévaluation du terrain, le recueil du bureau de N’ijni-N’ovgorod contient beaucoup de détails d’un caractère purmuent économique. Cependant, il faut le dire, ce fait que le recueil était destiné à servir spécialement à Dévaluation des terrains, a eu une inlluence peu favorable sur l’ensemble des données économiques. Ainsi les données du recensement des ménages ne sont groupées que par volosts, ce qui est loin d’être suffisant. Dans le texte aussi les matériaux si riches de l’enquête économique ne sont pas utilisés aussi complètement qu’on aurait pu le faire. En général, si le
1. Le compte détaillé de la quantité des terres est fait avec tant de soins que dans le district de Vassil, par exemple, les statisticiens ont découvert dessiatines, représentant 3. .5 p. 100 de la surlace du district, qui n’élaient pas inscrite.s ,^ur les registres des zemstvos et échappaient ainsi à la taxe prélevée par les zemstvos pour les besoins de sou budget.
O'J TUAVAUX STATIüTIQUKrf
l'ôté écoüoiuiquc de ronqudte n’u pas été coiujdéteiueül sacrifié à l’évaliiatioii des terrains, il ne s’en est pas moins ressenli de la prépondérance qui a été donnée à celle-ci. Plusieurs parties de l'enquête, comme, par exemple, la description de la sil nation écouomitjue des jiropriétaires fonciers individuels, ont été renvoyées par le bureau de ISijni-^ovgorod à l’epoque où l’étude statistique de tout le gouvernement serait terminée et où l’on pourrait résumer les données recueillies dans tous les districts.
Les recensements des ménagés ont été faits dans tous les districts du gouvernement de ÎN'ijni-Novgorod.
L’évaluation des terres fait(' par les statisticiens des zemstvos se distingue du cadastre de l’Europe occidentale en ceci qu’elle ne donne pas la caractéristii[ue individuelle de chaque propriété dans le but d’en faire l’évaluation, mais tournit des matériaux pouvant servir pour l’évaluation des diverses régions d’une localité donnée. Le fait (lu’une propriété ([uelconque a])partient à telle ou telle région nous permet déjà de ])rejuger de son revenu.
Un cadastre individuel n’a jamais été, d’ailleurs, le but de la statistique des zemstvos. 11 faut faire remarquer encore (lue les régions d’évaluation du terrain ont souvent si peu d’étendue quelles permettent d’apprécier très minutieusement le revenu des terres dans diverses tocalités du district.
Telle est la statistique fondamentale des zemstvos russes.
A côté de cette exjiloration générale de la situation économique de la population, à coté des travaux ayant pour but d’obtenir des données exactes pouvant servir de base pour la répartition des impôts, beaucoup de zemstvos ont chargé leurs bureaux de toute une série de travaux spéciaux et particuliers touchant à l’étude de rapprovisionnement de la population, de l'instruction publique, de la situation de diverses industries, de l’assurance contre les incendies, etc. Ces travaux partiels éclairaient de plus en plus le domaine de 1 activité des zemstvos.
11 existe, de plus, encore une branche de la statistique des zemstvos.
Les facteurs essentiels de la vie économique peuvent rester pendant une durée de temps plus ou moins longue presque sans changement. Mais il existe en outre toute une série de phénomènes, qui varient tous les ans, et qui, par conséquent, doivent être enregistres périodiquement ; ils ne sauraient être étudiés une fois pour toutes, quelque minutieuse que soit cette étude.
DES ZEMSTVOS RUSSES. O
•Vussi les bureaux se sont-ils trouvés dans la nécessité de créer à côté de la statistique fondamentale une autre forme de statistique ptus mobile, moins encombrante et moins coûteuse, qui permette de se tenir au courant des phénomènes variables. La statistique fondamenlale est complétée par ce (|u’on aiipelle « statistique courante ». Pour cette dernière, les bureaux des zemstvos ont emprunté pour recueillir les renseignements la méthode dont se sert le Departement de l’agriculture et de l'industrie rurale du ministre des domaines.
La première ])ublication concernant la statistiijue courante des zemstvos a été faite, autant i[ue je sache, par le Jmreau de .Moscou ; l'Aniuiai/r statistique du zeinslvo du gouvernement de Moscou a été rédigé par le regretté Ürlov et contient les données qui se rapportent à rannée 188i. Plusieurs autres zemstvos ont ensuite suivi l'exemple de Moscou en iidroduisant de leur côté la statistique courante.
Les matériaux de cette statistiiiue lui sont fournis par des correspondants bénévoles des diverses localités. Les bureaux de statistique des zemstvos se trouvent sous ce rapport dans une situation beaucoui) [dus avantageuse qu’une institution statistique centrale ; ils connaissent mieux les conditions de la vie locale et sont plus rapprochés de leurs correspondants qu’ils peuvent en même temps trouver plus facilement. Et, en effet, le nombre des correspondants des bureaux de statistique des zemstvos est beaucoup plus considérable que celui des correspondants du Departement de l'agriculture. .Ainsi les publications de la statistique courante pour 18D1, qui ont été faites par les bureaux de la Bessarabie, de Kazan , de Moscou, de Poltava, do Biazan et de Samara, ont utilisé 2,385 correspondances, tandis que le De])artement de l’agriculture ne possède dans ces six gouvernements' que 895 correspondants. Indépendamment de cela, les informations sont recueillies, dans certains cas, au moyen de missions envoyées sur place; une tentative de ce genre a été faite dans le gouvernement de la Tauride. En Bessarabie une partie des informations est fournie par les agronomes du zemstvo qui jirofitent de leurs tournées' dans le gouvernement iiour recueillir les renseignements iiui peuvent intéresser la statistique courante. Enfin, le zemstvo du gouvernement de Mjni-Xovgorod, qui entreprit à l’occasion de la terrible famine de 1891 une enquête sur les causes de celte calamité, a reçu 760 réponses à des questions posées d’après un jirogramme détaillé et 2,000 réponses sur un programme moins étendu ; indépendamment de cela le zemstvo a envoyé une expé-
TllAVACX STA'i ISTIQCES. 3
TllAVACX STA'i ISTIQCES.
(lilioii dans les six dislricls qui oui soulTerl de la fauiiiic. Grâce à ces mesures, la puldicalion du bureau de Nijiii-Novgorod preseiile une abondance de lualérianx loul à l'ait exceplinnnelle. Lorsque le luireau du zetusivo du district de Ivrasnoournusk a voulu enregistrer les données sur la récolle de 1S9I, il a reçu i3ü i’ej)onses île ses corrcspondanis bénévoles et 2,557 réponses des paysans cidtivateurs, qui ont été i|uestionnés par riidernicdiaire des direclions de volost. Le bureau de Klierson ])Ossède dans chaque chef-lieu de district un statisticien spécial, ([ni diriiR' les eni[uétes de la statistique courante dans son district. Grâce à <'elle organisation, ce l)ureau esta inéiue de reiueillir sans retard toutes les infonuations dont il a besoin.
Il a été dit plus haut (lue la statistique courante a [lour but d’étudier les luoditii-ations qui se produisent dans l’éconoiuii' rurale en un court espace de temps ; elle est de préférence la statistique des recolles et des causes aussi bien (]uc des elfets qui s'y rattachent. G'esl de ce sujet fpi’il s’agit dans la [dupart des publicalions de la slalislique couranie. Mais dans ([uelques-unes de ces publications on peut aussi trouver îles renseignements sur d’autres matières, .\insi, 1 Annuüire volumineux du zemstvo de Moscou ne se contente pas de donner les faits ipii caractérisent la situation de l’agriculture: nous v trouvons aussi des descriidions qui nous donnent une idée de la situation de la petite industrie locale; il contient en outre des renseignements sur les prix des dcnrees, sur les impôts du zemstvo, sur le cbilfre des impôts acquittes, aussi l)ien que sur les arriérés, sur l’assurance et les incendies, sur la mutation des jiroprietés (les données de cette catégorie sont fournies par les etndes des notaires) ; eulin, cet annuaire donne le résumé delà situation des écoles pondant l'année ecoulee, un rf'sume des prévisions budgetaires du zemstvo, des extraits empruntés aux documents de la Il banque des paysans » , etc. L’annuaire du luireau du zemstvo de biazan donne des renseignements intéressants ^nr l’assistanci' publique. La statistique courante du bureau de Klierson est aussi une des plus complètes et des plus riches en matériaux.
l.es bureaux de statistique reçoivent pour la plupart les inlormations (le leurs correspondants à deux époques fixes de l’année : au commencement de l’ete (vers le I" [13] juin) et en automne (vers le 15 j27| octobre) ; quelquefois, cependant, les correspondances sont reçues à des intervalles plus rapproches: ainsi, le bureau de la lîessarabie a reçu des correspondances le 1" (13) juin, le 1" (13) s-qilembre el le 15 (27)no-
Ei
vembre. Gonformemenl à cette coutume des correspondants, la plupart des publications de la statistique courante iiaraisseni deux fois par au : la première livraison contient les données relalivi s à la situation éconoiiiiqiK' dans le cours de l'iiiver eldu iirintemps, ainsi que les prévisions relatives à la récolte telle qu’elle s’annonce au printemps; la seconde caractérisé la situation économique dans le courant de l’été et de l’automne el donne les résultats définitifs de la récolte. Mais cette régie générale suivie jiar la plupart des publications de statistique courante présente de nombreuses exceptions. Ainsi, par exemple, le bureau du zemstvo de Klierson publie dans le courant de l’été des bulletins mensuels, qui rendent compte de la situation économique du moment. Ce sont surtout les Itullelins du bureau de Krasnooiifimsk, parus dans le cours de l’eté de 18'Jl, iiiii méritent notre atleiition par la rapidité avec laquelle ils ont communiqué les informations au moment précis où ces dernières pouvaient être utilisées ; à partir du mois de mai jusqu’au mois de septembre les bulletins de ce bureau ont paru toutes les deux semaines.
Les recueils de la statistique courante sont d’ordinaire divisés en plusieurs chapitres dont chacun est consacré à une seule question et coiilient les données relatives à cette question pour tous les districts. L'examen de la situation dans le district est précédé d’un résumé qui donne un aperçu général de la situation dans le gouvernement. Tel est du moins le type le plus répandu des publications de la statistique courante. Très souvent ces publications contiennent dans des appendices des observations communiquées par les habitants des diverses localités, observations qui ont jiaiT'ois une grande valeur.
La stalisti(|ue coiiraiite est un complément très important de la slalislique fondamentale et rend les plus grands services aux zemstvos. Grâce à la concentration entre ses mains de ces matériaux précieux, le zemstvo peut, aux époques des i alamilés publiiiues, se rendre compte de la situation el prendre les mesures nécessaires sans perdre le sang-froid.
fl faut ajouter aussi ipie la statisti(|ue courante rend de grands services au point de vue des observations météorologiques. IMusieiirs des publications de cette statistique contiennent des nunnoires metéorologiipies très étendus, envoyés par les correspondants. Le zemstvo de Moscou, reconnaissant l'iililite des communications de ce genre, a pris un arrêté qui autorise son bureau a envoyer des instruments de météorologie à quelques-uns des correspondants.
l.e Iniri'iui du zciuslvo de Poltava donne dniis ses piibliralions des réponses aux questions et aux observations que les correspondants lui adressent au sujet des insectes nuisibles; il contribue ainsi à répandre dans la population des notions exactes d’eutoiuoloftie.
Je dois enfin mentionner encore un type iiarticulier tles recliercbes statistiques — les monographies. .V côté des enquêtes qui embrassent un sujet donné ilans tout sou enseml)le et fournissent une (moriue quantité de matériaux, il est souvent utile d’étudier minutieusement une seule localité. Cette étude plus profonde rontribue à éclaircir bien des points obscurs et à donner de certains pluuiomènes une explication satisfaisante. Les monographies sont peu nombreuses encore, mais elles existent cependant, par ci, par là. Ainsi, je puis indiquer les travaux très intéressants de MM. Rogoliepov, Ossadtcbi, Sorokiiie, etc. Pour conclure, je donnerai queb|ues cliiffre' qui permettront au lecteur déjuger du développement de la statistique des zemsivos.
A riieure qu'il est, 3i gouvernements qui possèdent les institutions de zemtsvo comptent en tout 3.j9 districts. Divers travaux statistiiiucs ayant pour but de procurer aux zemstvos les informalions dont ils avaient besoin, ont été entrepris dans 28 gouvernements avec 258 districts. Un certain nombre de ces travaux n'ont pas été publiés. Le ebilfre des publications appartenant à la statistique foiidameiitale, qui ont paru jusqu’en 1892, s'élève à 3i0 volumes; il faut y ajouter encore 145 livraisons delà statistique courante; le cbilVre total des publications de la statistique des zemstvos ed ainsi de 485 volumes environ ' .
Dans le cours d(‘ 22 années, de 187U à 1891 (iiKdusiwmeul), les enquêtes de fond sur la situation économii[ue des paysans ont ete faites et les résultats de ces enquêtes ont été publiés dans 25 des gouvernements possédant les institutions de zemstvo. C( s enquêtes s'eteiidtmt à plus de quatre millions et demi de ménages. Si nous ne comptons (lue les enquêtes qui ont été faites par b s missions, le ebilfre des raénagi‘s qu'elles embrassent s’élève à plus de ({uaire millions (eu cliifl'res exacts 4,170,871). Enlin, si nous laissons de côté les emjuêtes locab's qui n’ont pas été accom|)aguéi's du recenseimnd des ménagés, nous trouvons que b‘ nombre des ménages de paysans qui ont été
1. ■2!) publicatiuns nul paru en outre en 1892 par les soins des bureaux de datistique des zemsivos.
VT
l'objet du recensement et qui rentrent dans les matériaux publiés, est un peu au-dessous de 3 1/2 millions (3,455,054).
D’après les données sur les résultats du recensement dans les publications parues jusqu’en 1892, le recensement des ménages a embrasse 24 gouvernements, 139 districts sur toute leur étendue et 15 districts en partie seulement.
Le résultat général du recensement des ménages de paysans peut être résumé ainsi qu’il suit :
Districts explorés i5l
Villages 53,019
Ménages 3, -155, 054
Habitants des deux sexes 20,502,774
Etendue dos (erres des paysans, eu dessiatiiies . . 39,273,051
(42,886,172 heclarcs'.
Il ressort de ces ( liilfres que l'exploration statistique a été faite sur uni' superficie de territoire immense et dont la population est égale a celle de l’Esiiagne et du Portugal réunis. En réalité la surface exploree l'st encore plus grande, car aux ebilfres que nous venons de citer il faut ajouter encore les terres qui appartiennent aux proprietaires fonciers individuels el qui ont aussi été l’objet de l’enquête. Mais, pour le moment, je n’ai pas à ma dispo.sition de données exactes sur ce sujet; tout ce que je puis dire, c’est que les enquêtes concernant les propriétés foncières individuelles, qui ont été faites et'jmbliées jusqu’en 1892, embrassent 129 districts.
Enfin l’enquête locale, ayant pour but spécial l’évaliialion du terrain, a été faite et publiée jus(|u’eu 1891 dans 10 gouvernements avec G4 districts, sur une surface de 32,521,036 dessiatiiies; dans le cours de l’année 1891, les bureaux de slatistiipie ont publié les résultats de ce genre d’enquêtes sur trois districts de plus, mais je ne possède pas pour le moment de données sur l’étendue de ces (H.-tricts.
Dans quelques-uns des gouvernements explorés, le recensement des ménages est achevé pour tous les districts et les résultats de ce recensement sont publiés. 11 en est ainsi dans les gouvernements deKoursk, de Riazan, de Samara, de la Tauride, de Saratov et de Tambov. Les résumés généraux de l'enquête, qui ont été publiés pour ces gouvernements, donnent une quantité très considérable de matériaux pour l’étude comparée de nombreux phénomènes de la vie du peuple. Dans
Ob TRAVAUX STATISTIijUUS
d'autres gouvenieineiits, comme par exemple dans ceux de Nijni-Novgorod, de roitava, de Pétershourg et de Tver, le recensemeiil des ménages est aussi aclievé dans tous les districts, mais les résultats de ces travaux ii’oiit jusqu’à présent été publiés (lu'i'ii |)artie. Hulin dans les gouvernements de Tfdiernigov et de Kliersoii, où la statistique avait pour but surtout revaluation des terrains, k s travaux sont aussi termines ; le recensement des ménages dans ces deux gouvernements n’a été fait (jne dans (|nekiues districts.
L’accès aux publications statistiques des zemslvos est hérissé detlillieultés pour ceux (|ui voudraient s'en servir. D’abord plusieurs de ces jmblications sont devenues à l’Iieun' (ju’il est introuvables ; ensuite, comme je l’ai déjà dit, les enquêtes des dilferents zeinstvos , quoi(iue ayant un but commun et quoi(iue étant conçues dans leurs principes fondamentaux sur le même plan, présentent beaucoup de divergences dans les détails de leurs programmes, ce (jui l’end la comparaison entre les diverses éditions parfois très dillitdle. 11 n’y a aucun doute que l’accumulation des matériaux ])iécieux recueillis parles zemstvos n'ait donne bien plus de vie à la littérature economique générale russe. Actuellement nous avons toute une série de travaux scientirK[ues, basés sur les doiiuees de la statistique des zemstvos. Cependant les publications statistiques des zemstvos pour toutes les raisons indiijuées sont encore relativement peu utilisées en dehors du cercle des spécialistes.
Pour rendre les résultats de ces recherches slatisti(iues plus accessibles au public et pour lui éviter de faire des recherches laborieuses dans des monceaux de papier imprimé, quehjues-uns des membres de la section statistique de la Société juridique de Moscou outenlrepris de faire un résumé systématique des matériaux contenus dans les publications statistiques des dilTérenis zemstvos et de donner en même li'inps, autant i]ue possible, l'explication des faits observés. Ce travail n'embia.-jsera que la situation économique des paysans. Chacun des collaborateurs de cette entreprise se charge d'une (}uestion spèciale. Deux volumes de celte publication ont paru jusqu’à présent {Totaux des recherches sur la siliialiun économique de la lUtssie d'après les données de la slatisti(pie des zemstvos, vol. 1 et 11); le premier tie ces volumes contient iim; préface de M. Tchouprnv, président de la section statistique de la Société juridique, préface où il explique le but et le caractère de la publication, puis une élude de M. l’ortounatov, professeur à l’Académie agricole de Moscou, sur la statistique des zemstvos
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en tant qu'elle f’est occupée de l’exploration de la vie des paysans; c’est à ce travail que nous avons emprunté une partie des données dont nous nous sommes servi pour écrire notre artiide. L’n autre' travail, ceeiilenu élans h' même volume, et signé par M. V. V. (h' publiciste' qui signe d’orelinaire se's artie'les de ces initiales est très connu e'ii liussie''), est cnnsaeTi' à réunir en un temt les eloniiees epii e'onceruetil la commune agraire. Le' secomi veilume, ejui est elù a la plume' ele M. Kai'ychev, ]U'ofesseTir de rUnive'rsite ele Derpt, traite la (jiie'stion eb's terres allermees par les paysans. Les limite's de ma bi'eie'hure ne* me' pe'rmetleiil pas ele eionner un exame'ii de ce's travaux, extrêmemeut impoitanls e'I intère'ssants ; il sullira eh' dii'e' qu'ils ont une' graueh' valeur aux yeux ele tous cenix qui étudient la situation ee-onomique' ele la Russie' L
Les volumes suivants ele cette publication e-outienelront eh'S résumés sur les autres côtés ele la vie économique de's paysans, epii ont été l’obje't eles ene]uèles eles ze’ujslvos ; il y sera que'stion ele la distribution ele la propriété foncière entre h's elivers groupes eh's paysans, eles eh'inenls emiistitulifs des nieiiage's (lamilh's), eh'S système's el’agriculture' e'ii vigiu'ur parum les paysans, élu bétail, eles industries locah'S. Chaque volume aura le caractère el’une' monographie' sjeéciah'.
La statistique eh's ze'instvos a e'u, dans sou deve'loppe'me'iit, à luttei' contre' de nombre'ux obslach's. Dans e hacun de'S zemslvos on trouve' toujours un parti réactionnaire qui e-raint la lumière eles re chere lies se'ienliliqnes. Ce's jiêe heurs ele poisson e'ii eau trouble re'ganlent h-s e'iiquêtes slatislieiues comme une' e'iilre'prise très elange re'u.se, i-ar e-es e'iiquêtes font voir la situalion te'lh' iiu'elle est. Jndr irie... Delà les altae[ue'S elirigées l'ontre la slalislieiue*, le elésir eh' fermer h's bure'au.x statistiques et ele me'tlre tin aux enquêtes ; parfois inallie'ureuse'nu'iit ces ine'iiées sont couronnées de succès. Cette' situation prei aire' ele la statistique' exe rce', tout nalure'llement, une influe'ncefàe lieuse sur ses travaux ;
I. Haii-s notri: élude, nous avons eraprenité beaucoup de données sur les luéilioiles de eonslruction des tableau.x et, en général, sui' la manière de meiin; en œuvre les uuilériaiix recueillis, aux articles de M. V. V., qui sont insérés dans l.u Pensée Russe et Le Messager de l’Europe.
1. La lui'uie de la ])ro])i'i(Ue l'uncii're, qeii s'appelle commune agraire, et le l'ermage des terres jiar les paysans sont au nombre des questions (pii oui nue iiuporlanee eapitah' au point de vue de la situation économi(pie des masses en liussio.
ell(! est la cause d’uiic trop grande précipitation apportée dans l’étude; et cette précipitation à son tour engendre parl'ois des maladresses et des erreurs qu’il eût été facile d’éviter si la situation était moins tendue et l'existence de la statistique mieux assurée.
11 est très regrettable que l’administration regarde aussi la statistique des zemstvos d’un œil p(Ti favorable. .Mnsi la circulaire du ministre de l’intérieur du 9 décembre 1887 restreint considérablement l’indépendance des explorations statistiques des zemstvos ; le ministère a jugé nécessaire de soumettre à un examen et à une ratitication préalables les programmes de l’exploration, la forme des tableaux et le système de la mise en œuvre. Beaucoup de questions importantes ont été ravées des programmes de cette façon.
Mais, en dépit de tous les obstacles, la ‘statistique des zemstvos russes travaille consciencieusement et avec succès à l'accomplissement de sa tâche. Klle a non seulement donné aux zemstvos une base solide pour la répartition équitable de l’impôt, mais elle a aussi découvert la situation économique réelle de la masse des paysans cultivateurs qui, dans plusieurs localités, sont réduits à la misère ; elle a indiqué les causes des calamités; enfin, elle a réuni une foule de matériaux qui permettent de résoudre la question des réformes indispensables que reclame depuis longtemps la situation des populations rurales, qui sont en Russie la base de tout l’édilice national.
-V côté de cela il ne faut pas oublier l’importance scientifnjue de la statistique des zemstvos. Fort probablement en aucun autre pays du monde la méthode des recherches opérant sur de grandes masses n’a été appliquée aussi largement qu’en Russie et c’est par là que la statistique des zemstvos russes a rendu un service sérieux à la science. Les travaux des bureaux des zemstvos n’ont pas seulement une importance locale; ils méritent aussi l’attention à un point de vue plus général par l’intérêt scientillque qu’ils présentent.
Paris, le 2.5 février 1893.
Niuiey, inipr iicrgor-LcvrauU