‹ Travaux sur l'histoire du droit françaisChapitre 187 sur 250 · Etablissements, liv. I, ch · texte numérisé non relu

Etablissements, liv. I, ch

396 étude historique

de tolte, c'est-à-dire en cas de chose ravie ou enlevée de force. 1

Toute chose prise sans congé, quoique sans violeuce et sans larcin , peut être revendiquée. Beai «a^ou cite l'exemple d'un homme qui prend , pour s'en servir, le cheval de son ami absent. Ce dernier « puet ravoir « se chose, et en puet cheli traire en damage d'amande « d'autrui chose prise sans congié, lequele amande est „ de soixante sols. 3 »

Le droit de suite a aussi lieu pour choses perdues : car elles sont parties du détenteur outre son gré.*

On peut assimiler aux choses perdues les abeille* qui se sont enfuies, et que le propriétaire suit sans les perdre de vue. « 11 juerra seur sains de sa main a que elles sont seues (siennes), et que elles îssirent « de son essein à veue et à seue de luy, et sans perdre a leur veue, jusques au lieu où il (le détenteur) les a «cueillies. Par itant aura les es (abeilles), et rendra t à l'autre la value du vaissel où il les a cueillies. < »

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