WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y
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père et toute sa nombreuse famille. Nous étions en état de leur ls lais donner quelque chose ; maïs la vieille Netnokwa, en leur remet- | de tant dix de mes plus belles peaux de castor, ne put s'empêcher jeu de dire : « Ces castors et beaucoup d’autres ont été tués par moa À évil jeune fils, qui a bien moins de force et d'expérience que vous et L Wamegonabiew. » Elle paraissait faire ce présent à contre-cœur ; JR out et le vieillard semblait un peu mortifié. | rige
Quelques jours après, ils nous quittèrent pour aller rejoindre les rent traiteurs, et Wawbebenaissa vint se réunir à nous au momen. où | mar nous allions partir pour le comptoir de Mouse-River. Les feuilles autr étaient poussées, et nous prenions des esturgeons dans la rivière, fraie lorsque la neige couvrit le sol plus qu’à hauteur de mon genou: | au 1 la gelée fut si forte, que les arbres se fendaient comme at milieu | rapid de l'hiver. La rivière gela, et beaucoup d’arbres périrent. 2 laso:
Au comptoir de Mouse-River, les Assinneboins, les Crees et les D quitt: Ojibbeways se rassemblaient de nouveau pour aïîler porter secours | Kau»
aux Mandans contre les Agutchaninnewugs, peuplade dont j'ai sa ch: déjà parlé. Il me prit envie de les accompagner, et je dis à la vieille ER quelq
femme : « Je veux aller avec mes oncles qui vont rejoindre jes LS Je: Mandans. » Elle tenta de me dissuader, et ne pouvant y parvenir, par le elle me prit mon fusil et mes mocassins.Cette opposition ne fit L près e qu’animer mon ardeur, et je suivis les Indiens nu-pieds et sans D à pein(
armes, espérant que quelqu'un d’entre eux viendrait à mou aide; |S semble
mais j'avais mal comp#é, car ils me repoussaient sans vouloir À} j'en f
écouter mes supplications. D d'Indid
Irrité, je vis bien qu’il ne me restait qu’à retourner et à rester D ennem )
avec les femmes et les enfants. Je ne redemandai pas mon fusil À Pas rej
à la vieille femme, et prenant mes trappes, je quittai notre cabane, ES mon fu
où je ne revins qu'avec assez de peaux de castor pour pouvoir D le senti
obtenir en échange un second fusil ; mais mon ardeur belliqueus D à peine
s'était apaisée. La plupart des femmes que les guerriers avaient D côté, je
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et les 2COUTS & j'ai vieille dre jes venir, ne fit + sans aide ; ouloir
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laissées commencèrent à manquer de vivres, et ce ne fut pas sans de grands efforts de ma part et de celle du petit nombre de très jeunes hommes et de vieillards restés avec nous que la famine fut évitée.
Les guerriers revinrent donc après n’avoir fait que peu de chose ou même rien ; nous nous séparâmes alors, et notre famille se dirigea vers Elk-River (la rivière de l’Élan), accompagnée d’un parent de Netnokwa, nommé Wauzhégawmaishkum (celui qui marche le long du rivage) ; ce dernier menait aussi avec lui un autre chasseur distingué, nommé Kauwabenitto (celui qui les eftraie tous). De Mouse-River nous nous dirigeâmes presque droit au nord, et comme nous avions six chevaux, notre course fut très rapide ; il nous fallut cependant bien des jours pour atteindre la source de la rivière de l’Élan. Là Wauzhégawmaishkum nous quitta pour une expédition guerrière du côté du Missouri ; mais Kauwabenitto resta et nous donna toujours la meilleure part de sa chasse ; il m’indiqua aussi un étang et une digue de castors à quelque distance.
Je m'y rendis un soir, et je découvris bientôt un sentier frayé par les castors en traînant du bois dans l'étang ; je me mis tout près en embuscade, supposant que je verrais passer du gibier ; à peine m'’étais-je placé que j’entendis, à peu de distance, un bruit semblable à celui que fait une feinme en apprétant des peaux : j'en fus un peu alarrné, car, comme nous ne connaissions pas d'Indiens dans ce quartier, il était à crairidre que quelque tribu ennemie ne fût campée dans les environs ; maïs, déterminé à ne pas rejoindre ma famille sans avoir éclairci mes doutes, je tins mon fusil tout prêt à faire feu, et m’avançai avec précaution dans le sentier, Mes yeux se portaient fort loin, tout droit devant moi; à peine m'étais-je un peu avancé, que tournant mes regards de oûté, je vis dans les buissons, près de moi, tout au plus à un pas du
sentier, un Indien couvert de peintures, couché à plat ventre, et, comme moi, tenant son fusil en joue. Au même instant, et sans savoir ce que je faisais, je sautai de l’autre côté du sentier, et j'allais tirer, lorsqu'un grand éclat de rire m’arrêta ; toutes mes appréhensions se dissipèrent, et l’Indien, se levant, m’adressa la parole duns la langue des Ojibbeways.
Il avait cru, comme moi, qu’il n’y avait pas, dans les environs, d'autres Indiens que sa famille ; et venant de sa hutte, élevée très près de l’étang des Castors, il avait été fort surpris d’entendre la marche d’un homme à travers les buissons. Il m'avait vu le premier, et s'était caché, ne sachant s’il venait un ami ou un ennemi ; après quelques instants d’entretien, il vint avec moi à notre cabane, et Netnokwa reconnut en lui un parent. Cet homme et sa famille passèrent une dizaine de jours avec nous, puis allèrent camper à quelque distance. |
Je me voyais, pour la seconde fois, menacé de rester un hiver entier seul avec une famille à faire vivre ; mais, aux premiers froids, sept chasseurs naudoways, dont l’un était neveu de Netnokwa, arrivèrent de Moneong et se décidèrent à demeurer avet nous. À la chute des feuilles et au commencement de l'hiver, nous tuâmes beaucoup de cestors. Je surpassai à la chasse cinq des Naudoways, et, quoiqu’ils eussent chacun dix pièges et moi six seulement, je pris toujours plus de castors qu'aucun d’eux ; les deux autres pouvaient me battre à presque tous les exercices.
Dans le cours de l'hiver, nous reçûmes dans notre camp deu: nouveaux Naudoways, qui chassaient pour la compagnie appelée, par les Indiens Ojibbeways, Waymetegoosshewüg (les Chippeways français). Peu de temps après leur arrivée, le gibier devint plus rare, et la faim commençant à se faire sentir, nous conviames, tous ensemble, d’aller à la chasse des bisons. Le soir, tous les chasseurs étaient rentrés, sauf deux Naudoways, un grand
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