‹ Trente ans de vie française (volume 2)Chapitre 8 sur 161 · U Action Française et la Religion Catholique, p · texte numérisé non relu

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LES IDÉES DE CHARLES MAURRAS

pas ce que cette science sait, ce qu'elle dit, ce qu'elle ensmgne de certain : la Science ce n'est pour eux qu'un point de départ d'hypothèses F^us ou moins gratuites, romanesques et poétiques ^, » Ce qu'il admire dans la théologie catholique, c'est Tobligation où se trouve le raisonnement, si délié et si vigoureux soit-il, de dégager du précis et de construire du solide. Le royalisme, qui veut une personne, un intérêt- àe chair et d'os, d'esprit prévoyant et agissant derrière le concept absirait de l'Etat, le royalisme de M. Maurras est un réalisme. ReXyTes,

Tei^est l'ordre dorique, mâle, de M. Maurras, tel est son Parthenon, et le pavé de marbre qui porte sur sa blancheur le culte de VOdyssée homérique et Famour de cette Divine Comédie qu'écrivit un « docteur de l'Etre »./L'œuvre dernière qu'il^rêverait au delà des plus matérielles besognes politi<q|j*es, ce ser^t aussi peut-être quelque Paradiso fait de lumièi^, identifié à un de Monarchia sous une Idée du Pape et du Roi... Mais à côté de son orcke dorique est son ordre ionique, à côté de son-p€arthenon son Erecliteion. Erechteion où YEtang de Serre place le vieil oliWer de Provence et d^thènes, où le Roman-' ft'sme^emmm met les sinuosités du serpent chthonien. «Certes, un enchaînement logique de vérités bien dêSnies, mises à leur place céleste, déveloj^pe au regard un ordre harmonieux plus satisfaisant pour l'esprit, et le rêve de l'homme est sans conteste de pouvoir s'en composer un jour Fexacte et entière synthèse. Mais cela veut du temps et la vie est très courte. Notre faiblesse humaine souffre du feu supérieur qui l'éblouit, mais qui *l'égare. L'esprit est plus sensible à la douce lumière d'une raison demi-m^ée aux réalités naturelles qu'elle if^tttvresplendir en les traversant^. » Cet ordre dorique auquel après d^s^Mnëes de résistance il a fini par incorporer le sérieux et le poids romains, il éta^t son primat, mais il l'aime vu d'une nature humanisée, un peu féminisée, — de la Tribune aux Cariatides. La grappe sous la. rosée du matin, un mouvement gracieux qui sans 'le savoir*^rpudiquement porte la raison comme une tige une fleur, Racine,-^I^nard...

« Rafy^elez-vous ces extraordinaires dessins de Léonard de Vinci, dans lesquels la courbe vivante, chef-d'œuvre d'un art souverain, effleure et 4ente par endroit la courbe régulière, mais tout autrement

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