Un Homme Libre, p
LES TECHNIQUES
française, il occupe parmi les gens de lettres urie situation de patron, de pr inceps, qu'il paraît employer pbur le plus grand biert. et di^riité de la culture française. Il aime son métier comme Loiiîs XIV àiniait lé métier de roi. Il appelle la vie littéraire « réxiétencé \à pliis {leuretise qui soit à notre époque et qui passe singuîiërèrrïëfit, pdùt prendre deux termes vulgaires de comparaison, l'existéficè dés tqh et celle dès milliardaires » ^. Peut-être y à-t-il là quelque éjttë^, cfu'éh 1920 noxis aideraient à mettre au point ces mots furibonds et miiniâques de Nietzsche, qui compare les littérateurs aux anciens fdus de cotir « à moitié raisonnables^, facétieux, exagérés, sots, qtif né sorit là parfois que pour adoucir le pathétique de là sHiiàiioti par dès saillies, par du bavardage, et couvrir de leurs cfis le glas trop lourd, trop solennel dés grands événements ; autrefois au service des princes et des nobles, maintenant au sêrvîte des partis... Considérée l'état d'écrivain comme une profession déVfâît en bonne justice passer pour un genre de démence » ^. L'hômnié de lettrés, depuis Rousseau, a une tendance à croire que tous les vaisseaux qui entrent au Pirée Sont à lui. Relisons Y Avenir de l Intelligence.
Les premiers K^^res de M. Barres, bien qùé Philippe ne nous y èn'trétînt pas de questïons ptofessionnelles, étaient un peu là monographie d'un homme de lettres parisien vers 1889. Dé là, M. Barfès le téàdrinaissait lui-même, leur caractère un peu ésotérique, les difficultés avec lésqUèlïeè ils s'incorporaient au courarit des honnêtes gërs. « La vie et lés sentiments d'un pur lettré, otgUeilleux et désarmé, jeté à vingt ans dans la rude concurrence parisienne, comment un honnête hoirimè en aurait-ïl qtielqùè îtrèur ? Et comment, poU^ tout dire, un Anglais, un Norvégieri où un Russe sê pourràiént-ils recôWnaître dans lé livré que vo'ici, oii j'ai tenté la nionogrâph'iè des cinq ou six années d'apprentissage d'tiii jèunê Français intéHèCtuél ? » ^ Ce livre était Sous Vœil des Barbares, où M. Barres, avec Un coup d'ûèil très sûr, ne voyait qu'une étape âéiié une carrière d'horrirhé aé lettres. Evidemment il né faut pas prendre au plein èériéux lés fantaisies un pieu lourdes que, dans éoh premier livre, il fait débiter à un fatux Renan : « Il nie s'agit phis èéuléntérit de te réjouii" ; en vfti coin de toî-tnême, de tés contenances savantes ; il s'agît d'être où de né pas