‹ Trente chansons bourguignonnes du Pays de BeauneChapitre 24 sur 139 · J'AI VU LE LOUP, LE R'NARD, LE LIÉVRE · texte numérisé non relu

J'AI VU LE LOUP, LE R'NARD, LE LIÉVRE

Mode de RE

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Charles Bigarne n’avait recueilli à Beaune qu'une strophe de cette chanson dansée ‘ Ronde). M. Morelet, de Velars-sur-Ouche, lui adressa, en 1892, les deux strophes précédentes, et la clausule Miserere. Ces strophes ne diffèrent chacune de la strophe III que par deux mots. La fruste poésie paraît avoir pour sens : « J'ai vu le loup, le renard, le lièvre boire à la pinte (cheuler, en ancien patois dijonnaïis) : je les ai vus en me cachant derrière un buisson, (rebeuiller — regarder sans être aperçu). C'est un curieux spectacle. Mais, ce qui est plus merveilleux, je les ai vus chanter, et je les ai imités (rechigner\. Enfin ils se sont mis à danser, et moi-même ai conduit la Ronde (revirer — exécuter et régler la danse circulaire). Un tel acte est effroyable. Que le Seigneur nous pardonne ! » Notre éminent compatriote, Edouard Estaunié, voit en cette pièce un « retour de sabbat ».

L'air est une parodie du Dies irae liturgique, ce qui permet, malgré l'absence du VIe degré, de l’enrôler avec certitude sous la bannière du mode de RÉ. C’est là une des plus anciennes chansons du recueil.

{Patois et locutions du pays de Beaune, page 207. Air 22.;

LES FEILL'S DE CLAIVOILLON LES FILLES DE CLA VOILLON

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Chanson beaunoise composée en 1792. Clavoillon est un hameau situé au sommet d'une combe verdoyante, qui s'ouvre sur la vallée du Rhoin. à 8 kilomètres N -O de Beaune. au delà de cette Fontaine-Froide charmante, dont la duchesse du Maine. exilée au château de Savigny, après la conspiration de Cellamare, disait et redisait: « Que ne

t'ai-je à Sceaux! »

Le texte musical de 1891 débute ainsi :

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