XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES XXVII
La variante ici préférée a été indiquée par Edme Grandpré. Elle a l’avantage de supprimer une ressemblance avec d'autres chansons. De plus E. Grandpré a fourni la mélodie de la strophe II, qui est celle de toutes les strophes paires. Il nous a, de concert avec Antouin Bourgeois (voy. ci-dessus, page vit) renseigné sur la danse accompagnatrice et le rôle du chœur. Bigarne y voit une Sauteuse. Il s’agit plutôt d’une Marche, ainsi réglée :
Pendant la strophe impaire, les danseurs, hommes et femmes, alternant, et disposés en phalange sur quatre rangs, avancent de 24 petits pas, à raison de un pas par noire pointée, donc deux pas par mesure; pendant la strophe impaire, ils reculent d'autant.
La dernière strophe était « galopée » par bonds sur place, mais sans accélération du mouvement.
{Patois et locutions du pays de Beaune, page 75. Air 8 (incomplet). !
NOEL
Mode d'UT. Majeur moderne.
Chanson de l'Auxois. Communiquée par M. Charles Masson. " Bailler, entendez : donner.
Le mot chesseu semble être l'équivalent du mot drille et signifier : vieux lambeau d’étoffe grossière et sale. Mais il est pris aussi dans le sens de débris et de proche en proche peut se traduire, en équivalence. par « tonneau défoncé », ce qui est fort local.
Voler dans le temps, entendez : dans le ciel. © Un fromage cré est un fromage ranci.
Il arrive fréquemment que la chanson populaire s'empare de la mélodie d’un Noël et, substituant aux paroles naïves et pieuses de ces vieux chants, des strophes plus ou moins égrillardes, impose aux religieuses cantilènes une singulière adaptation. Ce Noël-ci (X) a gardé son caractère premier. Mais les chansons I (Chez Jean Nicot) et XX VII (M'y allant promener), sur des airs de Noëls beaunois, et les deux qui vont être transcrites dans le corps de ce commentaire, ne sont pas édifiantes.