‹ Trente chansons bourguignonnes du Pays de BeauneChapitre 28 sur 139 · XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES XXIX · texte numérisé non relu

XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES XXIX

à Rome. Il fut, pour la musique, élève de Boëly et il devint, à l'orgue, un remarquable improvisateur. Sa modestie et son désintéressement sont d'un autre âge. Aussi ses publications sont-elles assez restreintes. Citons : de la Musique au XV° siècle (1856) ; Éléments d'harmonie appliqués à l'accompagnement du plain chant ; Manuel de psalmodie en faux bourdons à quatre voix (1855; ; des Motels, des Messes, des Cantiques, des pièces d'orgue. où ilse montre solide musicien. Coussemaker a amplement profité des recherches de Morelot dans les bibliothèques d'Italie. Et on peut l'affirmer : ce qui est exact, dans les transcriptions de Coussemaker, est dû à peu près entièrement aux conseils et aux travaux de Morelot. Ce grand savant avait la coquetterie delivrer à autrui les fruits de son expérience, et il était le premier à prier les auteurs, qu’il inspirait, de taire son nom. Ils l'ont tu .

C'est avec Danjou, l’organiste de Notre-Dame de Paris, qui tenta une réforme du chant liturgique, que Morelot explora les archives italiennes. Dansla Revue de musique religieuse fondée par son collaborateur en 1845, et qui vécut quatre années (1845-1848), dans la Musica sacra de Toulouse, Stephen Morelot écrivit maint article précieux.

Ses études manuscrites, non publiées, étaient innombrables. Leur mise au jour livrerait à la musicologie des « études » inestimables. Il est impossible de supposer qu'elles soient à jamais perdues et que les héritiers du chanoine ne les aient pieusement recueillies.

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