‹ Trente chansons bourguignonnes du Pays de BeauneChapitre 41 sur 139 · XXXVII XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES · texte numérisé non relu

XXXVII XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES

Complainte destinée à provoquer la générosité à l'endroit des chanteurs. Texte très altéré. L'édition de 1891 le présente plus long; Charles Bigarne l'a simplifié en vue d'une publication nouvelle. Malgré l'obscurité des paroles, la supplique est évidente. Elle était proférée par les enfants pauvres du village, dans les rues, le soir de l’Epiphanie. Saint Lazare était le guérisseur des lépreux. Le poure Guignolot est-il une victime de ce mal ? Bigarne le croit. Cela ferait remonter celte chanson très loin dans le passé.

La clausule « hé! ho ! », qui introduitune altération et produit une modulation modale, a été indiquée par Antonin Bourgeois. |

Entre les strophes III (chœur) et IV (solo), la formule suivante était parlée, disons plutôt hurlée. recto tono, par le chef des quémandeurs : « Croix de par Dieu, ma bonne dame, donnez-nous de la chandelle pour passer cette ruelle ! »

[Patois et locutions du pays de Beaune, page 121, air 13. L'intervention du chœur, réglée depuis par Bigarne, n'v est pas signalée.]

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