‹ Trente-deux ans à travers l'Islam, 1832-1864Chapitre 32 sur 62 · LIVKE CINQriK.MK · texte numérisé non relu

LIVKE CINQriK.MK

bras en s'écriant : a Oh ! mon enfant, (|nc de joies vous causez dans le ciel. »

C'était bien Fimage du bon pasteur retrouvant sa brebis égarée.

Le lendemain dimanche 24 avril, l'abbé Véron venait me prendre et me conduisait au Gésu où je croyais recevoir la communion dans une des chapelles de l'église.

De nouvelles grâces, de nouvelles joies m'attendaient. L'excellent père Yillefort a voulu que l'abbé Yéron consacrât le pain céleste qui devait me redonner la vie ; il a assisté lui-même à la messe. Où a-t-elle été célébrée cette messe ? Tu ne pourrais le deviner, mère chérie, sur l'autel placé dans une chambre appelée les saints lieux de saint Ignace. C'est là où le grand homme a demeuré et où il est mort. C'est là où saint Philippe de Xeri venait chaque jour visiter le fondateur de la compagnie de Jésus. C'est là où ont demeuré saint François Xavier, saint François de Sale, saint François de Borgia ; c'est sur cet autel que saint Charles Borromée a célébré sa seconde messe.

M. de Ségur, l'abbé de la Bouillerie et Isidore ont communié avec moi. La foi ardente qui t'anime, mère bien-aimée, t'initiera aux émotions divines qui ont envahi mon âme pendant le sacrifice de la messe et au moment où Jésus s'est donné à moi. Il me semble que je les profanerais si j'essayais de te les exprimer. Puis- je d'ailleurs m'en rendre compte moi-même? Dès mon entrée dans ces saints lieux n'ai- je pas été plongé dans une extase telle qu'il ne me reste plus qu'un souvenir délicieux mais vague de ces joies indéfinissables. »

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