Trente-deux ans à travers l'Islam
J'avais remis à mon éditenr le manuscrit de mon second volume, lorsqu'en mettant en ordre ma correspondance, j'ai relu une lettre de mon bien-aimé Rivet (1), datée d'Excideuil, le 2 janvier 1845, d'où j'extrais le paragraphe suivant :
« Vous ignorez sans doute, cher ami, qu'un historien d'un grand mérite, M. Poujoulat, avait prié le maréchal de solliciter pour lui, auprès des ministres, la mission d'écrire l'histoire de l'Algérie à de certaines conditions;
(1) Alphonse Bivet, capitaine d'artiUerie, fat admis à Tétat-major du maréchal Bngeand en 1842. Promu au grade de chef d'escadrons dans les spahis, il resta attaché à la personne dn maréchal jusqu'en 1847, époque à laquelle M>>^ le duc d'Aumale lui confia la direction des affaires arabes arec le grade de lieutenant-colonel. Après la révolution de 1848, il fut nommé colonel du 8* régiment de hussards. En 1851, il fut élevé au grade de général de brigade, chef d'état-major de la division à Alger. Appelé en Crimée par le maréchal Pellissier qui lui donna le commande* ment d'une brigade, il fut tué à l'attaque du mamelon Vert le jour de la prise de Halakoff .
De mutuelles sympathies nous avaient tout d'abord attirés V\m vers l'autre. Elles donnèrent naissance à une amitié qui fut pour ainsi dire cimentée par les sentiments d'admiration et de dévouement que nous prodiguions à l'envi à notre chef bien-aimé, le maréchal Bugeand.