‹ Trépanation Chez Le Nouveau-NéChapitre 3 sur 12 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le fait que certains peuples avaient l'habitude de déformer artificiellement le crâne par des pressions exercées à sa surface, la pratique ancienne de cértaines sages-femmes de pétrir la tête fœtale pour corriger sa forme défectueuse, permettent de conclure que de tout temps la thérapeutique des enfoncements craniens par des manœuvres simples avait été essayée.

Mais les tentatives scientifiques faites pour relever les enfoncements craniens sont de date récente el ne remontent. pas au delà de l’année 1858: à cette époque l'emploi d'un emplâtre adhésif sur la lésion par [eister, et lapplication de ventouses dans laquelle on faisait le vide avec une pompe par Kœberlé, n'ayant donné aucun résultat satisfaisant, n'ont pas survécu; seul le procédé de Munro-Kerr: redressement par des pressions latérales, est resté dans la pralique. | |

Ce n’est qu'en 1877 que Tapret essaya avec succès les procédés de relèvement sanglant par voie extracranienne.

En 1882, Boissard pratiqua avec de bons résultats le

f premier véritable relèvement sanglant par voie intracranienne, sa méthode reste incontestablement la meilleure ; elle fut suivie par la plupart des opérateurs avec certains changements dans la technique opératoire. L'idée de notre travail nous a été inspirée par deux observalions heureuses de M. le professeur Vallois qui a bien voulu nous les communiquer: dans la première observation il s’agit d’un enfoncement cranien silué au niveau de la bosse pariétale gauche, la méthode de Boissard fut praliquée dans ce cas; dans la seconde observation il s’agit d’une hémorragie méningée, l’enfant présentant des convulsions, contractures, ete., la méthode de Cushing fut employée; dans les deux cas les

résultats furent salisfaisants.

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