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ESTHÉTICITÉ
(scènes de la vie anglaise)
Comtesse Ida de Traiphaney,
Rue du Cirque, Paris.
Ma chère amie,
Que ne vous ai-je écoutée plus tôt ! Décidément, il n'y a que Londres, et Londres /or ever. Il y a près de quinze ans que je n'ai goûté des joies aussi pures, depuis la chute du prince Arbel. Voilà trois semaines que je vis de cette vie anglaise que vous m'aviez tant vantée, mais pas encore assez, à mon sen's, car depuis trois semaines j'ai seize ans. Le sang y est
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d'abord d'une beauté!... les moindres soldats qu'on rencontre par les rues sont des. Antinous en rupture de musée ; je ne parle' pas des Horseguards ; dans les premiers temps de mon séjour, je faisais arrêter mon coupé devant les casei:nes : des carnations et des jambes...! Je commence à m'y faire.
J'ai vu EUen Tercy et Irving dans Shakspeare, d'une esthéticité tous les deux ! comme on dit ici: cette Ellen Tercy est un rêve, j'en suis folle; j'ai déjà donné deux dîners d'une composition charmante. A mon premier, j'avais le prince et la princesse de Galles qui se sont fait excuser et m'ont envoyé, au lieu de leurs Highness, leur chambellan, lord Deshyre, tout ce qu'il y a de plus vieille roche, lequel m'a amené ses trois filles, trois adorables greenaway, quevous verrez chez moi l'hiver prochain, à Paris; Ellen Tercy qui, jouant le soir à Covent-Garden, n'a pu venir et s'est fait rem-
TiW?C^
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placer par sa sœur, Jenny Tercy, une délicieuse Anglaise, qui dit la chansonnette française à ravir, comme Judic elle-même; j'avais également Maudy Corne, l'élève favori du peintre Burnes Jones, et miss Liliany, la cousine par alliance du peintre Walter Crâne : j'avais également le corps diplomatique et quelques professional beauties.
J'ai retrouvé ici lord et lady Longsdale, que vous avez rencontrés chez moi l'hiver dernier, à Paris; ils n'ont su quelle fête me faire, m'ont présentée à tout leur cercle et m'ont été plus qu'utiles pour le lancement de mes invitations. Je les ai trouvés merveilleusement installés dans un petit hôtel Charles II, à deux pas d'Hyde- Park : lady Longsdale est toujours la délicieuse créature que vous savez; elle m'a semblé plus blonde encore, elle est coiffée d'un rayon de soleil, et rose avec cela et des yeux d'un bleu, d'un bleu d'yeux d'enfant; ah ces Anglaises l
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c'est la sensationnal beauty de la seasoh. Son appartement est le comble de l'archaïsme et de rélégance, c'est l'exacte reproduction de celui de Sarah Jennings, la fameuse lady Churchill, qui fut depuis duchesse deMarlborough;ils sont très forts, ici, pour ces reconstitutions. Lady Longsdale reçoit ses visiteurs, blottie dans une chaise à porteurs en vernis Martin, une pièce de musée, tout enguirlandée de roses : ce qu'elle est jolie dans son petit meuble ! une fleur de Saxe dans une bonbonnière !!!
Quand je songe aux méchants bruits qu'on faisait courir à Paris sur ce jeune ménage et combien l'on m'a blâmée de les recevoir..; combien je m'applaudis de l'avoir fait aujourd'hui ! Ils se sont mis à ma dispositiDU, m'ont ouvert toutes les portes et, grâce à un cousin éloigné de lord Longsdale, reporter au Times, les articles pleuvent sur moi, sur mes réceptions et dans te Times, leMorning-Post, le Nen^-York
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Herald, le Daily-Telegraph, etc. ; je vous en envoie tout un paquet.
Enfin, j'ai gardé cette nouvelle pour la bonne bouche : grâce à lady Longsdale, je vais avoir, demain soir à ma table, le grand poète Isburne. Oui, ma chère, sir Algernon Isburne lui-même, le grand poète en personne, le chef de l'école esthétique anglaise, le Victor Hugo, la gloire contemporaine de la Grande-Bretagne! Songez, quelle gloire! je ne me possède plus et d'autant plus que c'est une faveur inespérée, tout à fait rare. 'Cet Isburne est des plus sauvages : l'aigle planant dans les nues ou retiré dans son aire. Il ne voit âme qui vive, rie va nulle part, qu'une ou deux fois par an dans quelques bals blancs, rien que des bals blancs, où il nedanse pas, comriie bien vous pensez, mais où il regarde. Cet original n'aime que les jeunes filles, les rosebuds, les boutons de rose, comme on dit ici ; or, ma chère, nos rosebuds sont roses épanouies et, je
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ne Toublie pas, j'ai des petites filles en âge d'aller à ces white raouts ! Heureusement lady Longsdale est la filleule et la préférée de ce vieux fou d'Isburne; on prétend même qu'elle lui est quelque chose de plus, mais je n'en veux rien savoir et n'en veux rien croire. J'ai été trouver lady Longsdale qui n'a rien à me refuser, et la chère petite femme m'a formellement promis, pour demain soir à ma table, la présence de son illustre parrainage.
Il viendra, ouij ma chère, il viendra et sachez qu'à Paris, Tan dernier, il a positivement refusé toute invitation; les miennes et celles des autres d'ailleurs.
Mes invités expédiés, je vous écrirai demain dans la nuit le dîner, Timpression produite, etc. On dit cet Isburne d'une étrange beauté.
Je vous aime et vous baise éh colombine,
De Beaucontour.
Burlington, Hôtel Piccadilly.
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Londres, ce vendredi.
' Sir Algernon Isburney
Coveni-Street (London).
Mon cher parrain, il m'arrive une chose tout à fait épouvantable. La marquise Lydie de Beaucontour, qui nous a fait si bon accueil à Harry et à moi, ce dernier hiver à Paris, est depuis un mois à Londres, où elle vient passer la season. Je ne sais par qui et comment elle, a entendu parler de vous (car il est peu probable qu*elle ait lu vos œuvres). Toujours est-il qu'elle s'est toquée du poète, que vous êtes, et s'est mis en tête de vous avoir à dîner demain : vous avez dû recevoir une lettre d'elle à cette intention ; elle a même dû se recommander . ou d'Harry ou de moi. Enfin, comme on vous sait le sauvage des sauvages, elle vient de venir me relancer, elle-même, à domicile, et m'a
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mise au pied du mur, m'adjurant d'employer toute rinfluence que je n'ai pas, et qu'on me prête auprès de vous, pour vous décider à paraître à ce dîner ; elle y tient absoFument. Cest une excellente femme, un peu extravagante, un peu en dehors, quelque peu coquette, très hospitalière, la meilleure âme au demeurant. Vous me désobligeriez extrêmement en ne venant pas à ce dîner, c'est un véritable service à nous rendre : la marquise nous a fortement obligés Harry et moi durant notre séjour à Paris, Vous ne serez pas forcé d'être aimable, cela vous ressemblera davantage.
Suis-je toujours votre aimée et jolie Kate Ealsie, Longsdale ?
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Londres, ce vendredi.
Lady Longsdale,enson hotely
Regent-Street (London).
Ma chère enfant,
C'est vous qui avez parlé de moi à la marquise et Dieu sait en quels termes! Merci pour tout le^ ridicule dont vous allez me couvrir. Je connais, de longue date, votre marquise de Beaucontour : cette vieille folle m'a fait à Paris mille et une avances que j'ai toujours éludées avec la pr^idence du serpent et la sagesse du hibou. Son ambition est de réunir aujourd'hui toutes les soi-disant célébrités contemporaines à sa table, après avoir rassemblé jadis toutes celles d'il y a trente ans dans son boudoir: elles sont comme cela quatre ou cinq chevronnées à Paris, chez qui la littérature a tout remplacé: galanterie.
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hommages^ soupirants et... le reste. La dévotion et l'amour des poètes, voilà l'avenir de ces vieilles cythères ! Quand l'homme les abandonne, la poésie leur reste avec l'amour de Dieu. Je n'irai pas combler les vides de cette belle âme: d'abord je n'ai pas la moustache blonde, ni l'œil tout de langueur, ni la chevelure en crinière que ces sortes de femmes aiment .surtout chez les jeunes poètes.
Avez-vous dit à votre marquise que j'ai des cheveux gris et près de soixante ans ? dites-lelui, elle me décommandera, j'en suis sûr.
. Je vous en veux mortellement et vous n'êtes presque plus l'aimée et la jolie Kate Ealsie de votre vieille bête d'amoureux,
ISBURNE.
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Londres^ ce vendredi.
Télégrammes.
Lady Longsdale à sir Algernon Isburne. — Vous voulez donc me brouiller avec la marquise ?
Sir Algernon Isburne à lady Longsdale. — C'est mon plus vif désir, mais je suis trop égoïste pour avoir le courage de le faire. Vous me bouderiez au moins pendant huit jours.
De la même au même. — Il n'y a pas moyen de correspondre avec vous, je serai chez vous à trois heures.
Du même à la même. — Inutile, prenez le téléphone (sonnerie). Y êtes-vous ?
Par téléphone.
Sir Algernon et lady Kate.
Lady Kate. — Oui.
Sir Algernon. — Pourquoi n'emmenez-vous
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pas Saynore ? il n'a aucun talent, mais il se dit mon élève et récite ses vers dans les thés d'esthetic ladies, de plus il a des yeux superbes et une toison de poète français. Il se fera un plaisir de vous accompagner en mon lieu et place chez votre marquise^ il adore se produire, sans compter qu'il est beau comme un dieu grec, et tout à fait ridicule. Votre Beaucontour lui trouvera du génie. Dois-je vous envoyer le Saynore? Il est quelque peu féru de Votre Grâce, vous en ferez ce que vous voudrez.
Lady Kate. — Êtes-vous fou, ou voulez-vous me rendre folle ?
Sir Algernon. — Je ne reviens jamais sur ce qui est déjà fait. Prenez-vous Saynore, oui ou non ? Il a sa soirée de demain prise à l'Aquarium, où il doit réciter son grand poème de Narcissusand Cléopatra. C'est un grand sacrifice qu'il vous ferait.
Lady Kate.— Votre Saynore est un grotesque.
ESTHETICITÉ. 3II
Sir Algernon. — Vous Taurais-je proposé sans cela ?
Lady Kate. — Je vous déteste.
Sir Algernon. — Ingrate, Saynore attend votre décision (silence de dix minutes, sonnerie).
Lady Kate. — Au^cas où Ton produirait Saynore, Tautorisez-vous à paraître sous votre nom?
Sir Algernon. — Est-ce indispensable ?
Lady Kate. — Plus qu'indispensable, nécessaire.
Sir Algernon. — Combien Harry doit-il à la marquise?
Lady Kate. — Harry avoue soixante mille francs.
Sir Algernon. — Je ne les ai pas. Prenez mon nom.
Lady Kate. — Vous êtes un ange sauveur.
Saynore a-t-il un habit noir ?
Sir Algernon. — Saynore ne met jamais d'habit noir, vous le savez.
3ia BSTHiriciTÉ.
Laoy Kâte. — Pas d'habit noir ! Comment comptez-vous renvoyer ?
Sir Algernon. —Comme vous l'avez toujours v», en poëte^ collant, justaucorpsde velours, en troubadour sujet de pendule : tout son talent est dans son costume; il y tient.
Lady Kate. — Impossible, la marquise en mourrait.
Sir Algernon. — Qu'elle meure donc et nous délivre de ce téléphone !
Lady Kate. — Si je persuadais à la marquise de donner son dîner de demain costumé, le troubadour de Saynore passerait peut-'étre inaperçu.
Sir Algernon. — Persuadez ; mais Saynore passant inaperçu quelque part me paraît être une douce hypothèse !
(Après un assez long silence, sonnerie du téléphone.)
Sir Algernon. — Saynore demande si, en cas d'esthétique enthousiasme, la marquise Lydie
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serait femme à faire les frais d'une édition?
Lady Kate. — La marquise est très généreuse.
Sir Algernon. — Comptez pour demain soir sur Saynore en habit noir.
Dimanche, i heure du matin, Londres.
Piccadilly, Burlington-Hôtel.
Comtesse Ida de Traiphaney,
Rue du Cirque, Paris.
Ah ! ma chère amie, ces poètes et surtout c^ poètes anglais ! Quelle âme, quelle élévation, quelle délicatesse ! Je nage dans la joie la pli^s pure. D'abord mon dtner : triomphe sur toute la ligne ; jolies femmes, célébrités, lord et lady Longsdale, lord Deshyre, ses trois filles, Maudy Come,miss Liliany, Jenny Tercy,le corps diplomatique.
•'•^-^iv^^wp:
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Nous étions tous au salon quand on annonça:Sir Algernon Isburne!...tout le monde se lève. Un jeune homme, ma chère, et ce jeune homme est le parrain de lady Longsdale, ces Anglais sont étonnants... et un costume \ Habit de velours noir, culotte courte, gilet de moire blanche, lys à la boutonnière et tout cela d'un collant... ! j'en ai eu comme un coup : j'ai cru voir entrer le docteur Miracle, Taskin dans les Contes d'Hoffmann-, mais quand j'ai vu la tête, ah ! la tête, ma chère! la chevelure deRichepin sur le visage de Damala imberbe ! Il m'a fait trois profonds saints et est allé s'asseoir près de lady Longsdale. Mes invités n'en croyaient pas leurs yeux : sir Algernon Isburne chez- moi, chez une Française, dans un dîner qui n'était pas de rosebuds! .. la stupeur était peinte sur tous les visages.
Pendant le dîner, le poète a été soucieux.
Mais une fois au salon, après les liqueurs, à
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la requête de lady Longsdale, qui a bien voulu joindre ses prières aux miennes^ il a daigné nous dire quelques vers... quelle poésie! il n'est question que de perversités mystiques, d'énervements lents, d'ardeurs inassouvies, de chastes infamies, de corruptions tristes et de caresses étranges !
Neigez, lys, saignez, roses mystiques I Dans l'or des couchants extatiques, Saignez, rouges virginités I Saignez et pleurez les cantiques Des troublantes Perversités.
Cette poésie est-elle assez la nôtre ! Ahl Paul Bourget est bien pâle auprès de tels poètes.
Après cette poésie, le grand homme a bien voulu prendre mon bras et comme je m'extasiais et le complimentais sur son talent plus que génial, primordial, comme on dit ici, lui m'arrétant devant une vasque débordant de lys,— j'en avais
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fait mettre partout à son intention, le lys est la fleur esthétique.
€ Par pitié, faites donc donner un peu d'eau à ce lys, me dit-il tout simplement ; il est bien fatigué. » Il ne dit que cela, mais avec un de ces regards! J'avais tout compris.
O délicatesse d'une âme de poète ! Ce lys, c'était lui, ce peu d'eau imploré, c'était un rien, que sais-je, un regard favorable! Il n'y a que ces esthétiques pour envelopper un aveu dans un si chaste et si touchant symbole !
€ Par pitié, faites donc donner un peu d'eau à ce lys, il est bien fatigué! » Là-dessus il a porté ma main jusqu'à ses lèvres et a pris congé de Ma Grâce, en sollicitant l'honneur de me revoir, ce qu'on n'a pu lui refuser !
Oh! cet Isburne! quelle étrange beauté! Tout est étrange en lui. Je l'avais pressenti ainsi ; mieux, quand il est entré dans mon salon, avant
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qu'on nous eût jeté son nom, divination du cœur, je l'avais reconnu !
Nouveaux détails à sa prochaine visite.
Votre tout heureuse,
BeÂucontour.
Ce dimanche matin» Londres.
Sir Algernon Isburne,
Covent-Street (London).
Mon cher parrain, vous êtes décidément un grand sage. Vous seriez venu chez la marquise, que certainement vous n'y auriez pas obtenu le succès de Saynore. Non seulement la marquise a été ravie, enthousiasmée de sa personne, mais mieux, elle vous a reconnu.
Décidément, il n'y a que la foi qui sauve.
K. LONGSDALE.
3l8 ESTHÉTICITé.
Londres, ce dimanche soir.
Lady Longsdale,
Regent-Street (London).
Ma chère enfant,
Il y a mieux que la foi, il y a le désir de croire.
Lisez plutôt cette lettre de Saynore, reçue au moment de me mettre à table.
€ Sir Alger non Isburne,
« Covent-Street (London).
« Cher Maître,
€ La marquise de Beaucontour, chez laquelle pour vous faire plaisir je me suis laissé présenter hier sous votre nom, me propose de m'emmenefr avec elle en Ecosse, pour lui faire voir les lacs
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et la montagne et lui traduire, entre temps, les poètes anglais : Macpherson, Rosetti et Shelley. € Dois-je accepter et ne voyez-vous rien là qui puisse vous compromettre, vous, et Técole esthétique anglaise dont vous êtes le chef ?
€ J'attends, prêt à m'y soumettre, votre auguste décision.
€ Votre dévoué,
< Williams Saynore.
€ P.-S. — Un jeune poète français visite en ce moment Florence et le Nord de l'Italie avec deux jeunes filles de notre aristocratie anglaise : ne puis-je faire à, la rigueur avec nne grande dame française, ce qu'un confrère d'outre- Manche accomplit avec une noble famille de notre natioaalité ? »
A quoi j'ai répondu:
€ Mon cher enfant, partez, il n'y a plus dé foi que chez les dames françaises. »
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320 ESTHÉTICITÉ.
Caet un voyage évangélique; quant à vous, ma chère enfant, que cela vous soit une leçon. Dorénavant, restez à Londres el surtout n'empruntez plus.
Votre vieil ami,
ISBURlfE.
Pour copie conforme :
Jean Lorrain.
Mars 1885.