LA MARSEILLAISE
▲IR roUDH,
Allons, enfants de la patrie.
Le jour de gloire est arrivé.
Contre nous de la tyrannie L^étendard sanglant est levé [Bis], Entendez-vous, dans les campagnes.
Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras Egorger vos fils, vos compagnes!
Aux armes ! citoyens, formez vos bataillons.
Marchons! qu'un sang impur abreuve nos
[sillons !
Que veut cette horde d'esclaves.
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves?
Ces fers dès longtemps préparés ? {Bis.) Français, pour vous ! Ah ! quel outrage !
Quel transport il doit exciter!
C'est vous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage!
Aux armes ! citoyens, etc.
Quoi ! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi, ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers? (Bis.) Grand Dieu ! par des mains enchaînées Nos fronts sous le joug se ploieraient!
De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées!
Aux arme^ ! citoyens, etc.
Tremblez , tyrans ! et vous perfides.
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix. (Bis,) Tout est soldat pour vous combattre ; S'ils tombent, nos jeunes héros, La terre en produit de nouveaux Contre vous tout prêts à se b^AXte.
Aux armes! citoyens, etc. (1)
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups ?
Epargnez ces tristes victimes
A regret s*armant contre vous. [Bis.)
Mais le despote sanguinaire,
Mais les complices de Bouille,
Tous ces tigres qui , sans pitié ,
Déchirent le sein de leur mère
Aux armes! citoyens, etc.
Amour sacré de la patrie , Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! liberté chérie !
Combats avec tes défenseurs. (Bis.) Sous nos drapeaux que la victoire Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire!
Aux armes ! citoyens , formez vos bataillons.
Marchons! qu'un sang impur abreuve nos
[sillons !
ROUGET DE ULLE.
il) Ici M pU^il le Coepktdei Enfant», qu'on troare citprèt.