‹ Trésor de la chansonChapitre 13 sur 102 · LA MARSEILLAISE · texte numérisé non relu

LA MARSEILLAISE

▲IR roUDH,

Allons, enfants de la patrie.

Le jour de gloire est arrivé.

Contre nous de la tyrannie L^étendard sanglant est levé [Bis], Entendez-vous, dans les campagnes.

Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras Egorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes ! citoyens, formez vos bataillons.

Marchons! qu'un sang impur abreuve nos

[sillons !

Que veut cette horde d'esclaves.

De traîtres, de rois conjurés?

Pour qui ces ignobles entraves?

Ces fers dès longtemps préparés ? {Bis.) Français, pour vous ! Ah ! quel outrage !

Quel transport il doit exciter!

C'est vous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage!

Aux armes ! citoyens, etc.

Quoi ! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi, ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers? (Bis.) Grand Dieu ! par des mains enchaînées Nos fronts sous le joug se ploieraient!

De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées!

Aux arme^ ! citoyens, etc.

Tremblez , tyrans ! et vous perfides.

L'opprobre de tous les partis !

Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix. (Bis,) Tout est soldat pour vous combattre ; S'ils tombent, nos jeunes héros, La terre en produit de nouveaux Contre vous tout prêts à se b^AXte.

Aux armes! citoyens, etc. (1)

Français, en guerriers magnanimes,

Portez ou retenez vos coups ?

Epargnez ces tristes victimes

A regret s*armant contre vous. [Bis.)

Mais le despote sanguinaire,

Mais les complices de Bouille,

Tous ces tigres qui , sans pitié ,

Déchirent le sein de leur mère

Aux armes! citoyens, etc.

Amour sacré de la patrie , Conduis, soutiens nos bras vengeurs !

Liberté ! liberté chérie !

Combats avec tes défenseurs. (Bis.) Sous nos drapeaux que la victoire Accoure à tes mâles accents !

Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire!

Aux armes ! citoyens , formez vos bataillons.

Marchons! qu'un sang impur abreuve nos

[sillons !

ROUGET DE ULLE.

il) Ici M pU^il le Coepktdei Enfant», qu'on troare citprèt.

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