LA CHANSON DES PILEUSES
AIR DouYeaut
Voici la chanson des fileuses , Qui , par un travail assidu , Trouvent le moyen d'être heureuses.
Au travail le bonheur est dû.
Que le fuseau tourne en cadence; Par le travail notre splendeur vivra.
Filez , c'est pour vous l'opulence ; Filez , et Dieu vous bénira.
La villageoise, humble et prospère, File depuis plus de mille ans.
Le fil qu'elle sait si bien faire Est le trésor des tisserands.
Filez , tissez avec constance , Par le travail l'aisance vous viendra.
Filez , tissez , c'est l'opulence , Travaillez; Dieu vous bénira.
La faible enfance et la vieillesse Dans ces travaux ont leur butin, Travaux sans poids pour la faiblesse, Travaux du soir et du matin.
L'hiver est long ; et l'indigence , Par le travail gaîment se nourrira.
Filez, tissez, c'est l'opulence.
Travaillez; Dieu vous bénira.
I/hiver a de longues soirées Où Ton s'entretient doucement De Dieu, des merveilles sacrées ; Doux et sublime enseignement !
Les mères disent à l'enfance , En travaillant, combien Dieu nous aima»
Filez, priez, c'est l'opulence.
Travaillez; Dieu vous bénir».
Filez selon les mœurs antiques^ Femmes, filez sans redouter Les filatures mécaniques.
Le travail ne peut s'arrêter.
Pour nous, pour l'âge qui s'avance.
Pour tous les bras le travail s'étendra.
Filez toujours, c'est l'opulence.
Travaillez; Dieu vous bénira.
Charles-Quint (on aime à l'entendre).
Disait : Tant qu'on me laissera Les doigts des fileuses de Flandre , Ma coirraiine se maitiiveiv^v^k*
Femmes, filez; votre conslance Dans le travail toujours nous soutiendra.
Filez, tissez, c'est Topulence, Travaillez ; Dieu vous bénira.
Duguesclin pris était tranquille, Car il disait au roi breton :
Chaque fileuse en France file Sa quenouille pour ma rançon, Et le héros revit la France.
Par le travail tout succès vous viendra.
Filez, tissez, c*est Topulence, Travaillez; Dieu vous bénira.