LES COUPS
▲1& du VandtTille du ebapitre second.
Tout homme ici bas a sa part Des coups qui menacent la vie ; Le joueur craint ceux du hasard, Le riche craint ceux de l'envie.
L'ennemi craint ceux du canon, Le poltron craint les coups de canne ; Et rhomme à talents est, dit-on, Sujet au coup de pied de Tâne.
Un coup de tête bien souvent Aux jeunes gens devient funeste.
Un coup de langue est du méchant L'arme qu'à bon droit on déteste.
L'espérance du laboureur Par un coup de vent est trompée.
Un coup de patte à son auteur Parfois attire un coup d'épée.
Tout fiers de leurs nouveaux succès Nos riches, étonnés de l'être, Se vantent que leurs coups d'essais Ont été de vrais coups de maître.
Un coup de théâtre mal fait Indispose tout un parterre; Et l'auteur, au coup de sifflet.
Est frappé d'un coup de tonnerre.
Ghers amis, comme, en vous chantant Coup sur coup trois couplets, je tremble D'avoir perdu les coups de dent; Buvons au moins un coup ensemble.
Si de ma chanson sur les coups L'assommante longueur vous lasse, Je consens, par pitié pour vous, A vous donner le coup de grâce.
LE MÊME