CHANSONS JOYEUSES. SX LÀ BOUCHE
ÀlR : Bon voyage, cher Du mollet.
Bon voyage, Mon cher voisin; Nous en ferons tous deux meilleur ménage.
Bon voyage , Mon cher voisin ; Loin Tun de Tautre on est toujours cousin,
LE NEZ , se détachant et lui tournant les talons.
Tu vas savoir si du nez Ton se passe.
LA BOUCHE
Dans quel quartier vas-tu donc demeurer ?
LE NEZ
Je ne tiens pas une si grande place Que je ne trouve enfin où me fourrer.
LA BOUCHE
Bon voyage, Mon cher voisin ; Nous en ferons tous deux meilleur ménage.
Bon voyage, Mon cher voisin; Loin l'un de Tautre on est toujours cousin.
[Le mz sort par une vitre cassée,)
LA BOUCHE , se regardant au miroir.
AIR : Ah . maman, que |e l'échappe belle.
Oh ! grand Dieu ! sans nez que je suis laide t J'ai tort, j'en conviens.
Cher nez, reviens Vite à mon aide.
Oh ! grand Dieu! sans nez que je suis laide!
Je sens qu'en effet La nature avait tout bien fait.
LE NEZ , dehors, cherchant où se poser.
Mais où donc faut-il que je me place ?
Mon œil étonné
Rencontre un nez
Sur chaque face.
Mais où faut-il donc que je me place?
Où donc me jucher?
Où me nicher? où me percher?
LA BOUCHE, au déscspotr.
Oh! grand Dieu ! sans nez que je suis laide ! J'ai tort , j'en conviens.
Cher nez, reviens Vite à mon aide.
Oh ! grand Dieu ! sans nez que je suis laide ! Je sens qu'en effet La nature avait tout bien fait.
LE NEZ y un peu honteux, reprenant sa place.
AIR : Qu'il pleuTe, qu'il tente, qu'il tonne.
Je voulais faire un coup de tête
Mais toute réflexion faite, .Je reste où le destin m'a mis.
Peut-être ailleurs serais-je pis.