CHANSONS JOYEUSES. 2S LÀ BOUCHE
L'homme^ sans moi, ne vivrait pas. {Bi$.)
LE NEZ
AIR dt l'Avare et ion ami-
Dans une maison lorsqu'on entre , A l'instant même du dîné, Ne dit-on pas, frappant son ventre :
Ma foi! je vois que j'ai bon nez.
LA BOUCHE
De tous les mets auxquels on touche, Celui qu'on croit de meilleur goût, N'est-il pas celui que partout On j|;arde pour la bonne bouche? (Bis.)
LE NEZ
AIR : Jeuues filles , jeunei gardons.
Tu conviens pourtant que jamais Tu ne cessas d'être gourmande. (Bis.)
LA BOUCHE
C'est bien toi que tout affriande , Jusqu'à la seule odeur des mets.
LE NEZ
Oui, leur parfum me touche ; J'en dois faire l'aveu.
En tout temps , en tout lieu , Je fus toujours un peu Sur la bouche. {Bis.}
LÀ BOUCHE
AIR : Daus la TÎgne ft Claudine.
As-tu juré de mettre Ma patience à bout ?
C'est trop me compromettre Avec ce marabout.
LE NEZ
En vain tu voudrais feindre, J'ai su te battre....
LÀ BOUCHE
Moi.
Que puis-je avoir à craindre D'un morveux comme toi ? {Trois fois,)
LE NEZ , rouge de fureur.
AIR : Tenet, moi, je suis un bonhomme.
Quoi? moi ! morveux ! Dans ma colère^ Je vais te prouver, sans pitié, Que le nez est un adversaire Qui ne se mouche pas du pied.
{Après une réflexion.) Je me salis, si je te touche....
Il vaut bien mieux nous séparer....
Et d'ailleurs le nez et la bouche Sont-ils faits pour se mesurer.