‹ Trésor de la chansonChapitre 94 sur 102 · LES VOYELLES · texte numérisé non relu

LES VOYELLES

ÂlK : Eaquatn mots je Ttii rotu conter ça.

Je hais les dés, les cartes, le trictrac; Je ne bois jamais de schubac.

Ni de punch, ni de rack.

Par peur de la moindre claque, Je fuis sitôt qu'on m'attaque, Plus vite qu'un brac.

Je ne vais pas courtiser Bergerac^ Et pour grossir mon sac»

Je ne fais nui micmac; Je n ai d'horloge et d almanach Que mon seul estomac.

Je suis épris de la charmante Issee, Et je trouve son joli bec

Plus frais que le sorbec.

J*irais pour elle à la Mecque.

Elle eût rendu fou Sénèque D'un salamalec.

Et j'aime autant chez elle un hareng-pec, Même du pain tout sec, Que perdrix et vin grec.

mort, si tu la fais échec, Viens m'enlever avec.

Je suis charmé quand je suis en pic-nic, On est libre, c'est là le hic.

En payant ric-à-ric.

Je fais quelques vers lyriques , Mais jamais de satyriques ; Ce n'est pas mon tic. Je crains bien moins la langue d'un aspic,

Les yeux d'un basilic, Que le blâme public.

Je ne fais nul honteux traâc; Je suis dans mon district.

Je ne voudrais, pour Tor du monde en bloc^ Le sort m'eût-il remis au soc,

D'aucun bien être escroc.

D'un ami rien ne me choque ; S'il me raille, je m'en moque, Sans livrer le choc.

Et j'aime autant un forban de Maroc Que ce grand monsieur Roch , Tant il a l'air d'un croc.

Contre un turban ferais-je troc ?

Non , plutôt contre un froc.

Je hais les eaux de Forge et Balanic.

Je ne porte point chez Golduc (0 D'ordonnance d'Astruc, (^) Je ne veux, sous ma perruque, Porter cautère à la nuque, Dùssé-je être duc.

Car de son corps qui fait un aqueduc,

(i) Apothicaire renommé.

(2} Mcdwcin célèbre.

212 LIVRE r»

Devient bientôt caduc.

Fût-il un gros heidnc.

Mais le vin est, si j'en crois Luc, De tous le meilleur suc. (0

, LATTEIGNANT.

6to a bit, Mir les déserdwt die l'AutinUée nationale cMwUtnant* »8^8*i849i 1m ven MÏTanta, publiéa eu fétrier 1S49.

En voyant cet affireux mic-mac.

On dit partout, même à Cognac^.

A Bergerac, h Riberac,

Que la Républicpie,. a» bissac,.

Fait un déplorable tic-tac

Qui peut finir par ui^ cric-crae.

Comme en a produit Polignac.

Que voulez-vousi^ Proudhon et Bac,

Ledru-Rollin et Cavaignac

%jà poussent dans un cul-de-sac

Oii^ par quelque coup de Jamac,.

On renversera son hamac.

Que Dieu conserve son cornac t,

CBANSOHS BIZARRES. 213

AIR: D«Di Tarit la gMDd'tiUe.

Messieurs, allons bien vite Au sénat jacobite, d'est là que 1 on médite Le bonheur de l'état.

M! ah! ah! ah! Nous verrons Robespierre Eloquemment y faire.

D'une voix douce et claire.

L'éloge de Marat«

Ah! ah! ah! ah!

D'Avignon ou bien d'Arles, Lameth, lorsque tu parles, (Soit Alexandre ou Charles) On est tout transporté !

Eh! eh/ eh! eh/ ^uand Gorsàs s'y présente, f amais on ne plaisante.

Pas même alors qu'il vante Sa rare probité.

£&/eh!ehleli3

Dans ce lieu repectable, Le plus fameux coupable»

Dès qu'il tient bonne table»

Se fait plus d'un ami.

Hi,' hiihi/ hi / Chabroud à la justice Vous ravit sans malice ; S'il veut qu'on vous blanchisse, Vous vous trouvez blanchi.

Hi / hi / hi ? hi /

Maint auteur quç Toa cite.

Malgré tout son mérite.

S'il n'est pas jacobite»

Ne peut être qu'un sot.

Oh/ oh/ oh/ oh/ Il n'est qu'une âme abjecte Qui craigne et qui suspecte Un sénat qu'on respecte, Dès qu'on sait ce qu'il valut.

Oh/ oh/ oh/ oh/

Ce séoat qu'on redoute, Dont on veut la déroute, On l'aimera, sans doute, Pès qu'il ne sera plus.

CH.iNSONS BIZARRES. 215

Il faut de sa mémoire Décorer notre histoire, Et mettre notre gloire A chanter ses vertus.

Hu! hu! hu!hu!

ANONYME

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