‹ Trésor de la chansonChapitre 93 sur 102 · LES SOUVENIRS DU PEUPLE · texte numérisé non relu

LES SOUVENIRS DU PEUPLE

AIR : Panel roi* cbemiD, beau lire.

On parlera de sa gloire Sous le chaume bien longtemps* L'humble toit, dans cinquante ans, Ne connaîtra plus d'autre histoire»

Là viendront les villageois Dire alors à quelque vieille :

— Par des récits d autrefois.

Mère, abrégez notre veille.

Bien, dit-on, qu'il nous ait nui , Le peuple encor le révère.

Oui, le révère.

Parlez-nous de lui , grand'mère, Parlez^nous de lui. (Bis.)

-i— Mes enfants, dans ce village, Suivi de rois, il passa.

Yoilà bien longtemps de ça :

Je venais d'entrer en ménage.

A pied grimpant le coteau, Où pour voir je m'étais mise, Il avait petit chapeau Avec redingote grise.

â06 LViKE IX*

Près de lui je me troublai !

Il me dît : Bonjour ma chère , Bonjour, ma chère.

— Il vous a parlé, grand'mère !

Il vous a parlé ! [Bis.)

— L'an d'après, moi, pauvre femme , A Paris étant un jour,

Je le vis avec sa cour :

Il se rendait à Notre-Dame.

Tous les cœurs étaient contenta ; On admirait son cortège.

Chacun disait: quel beau temps!

Le ciel toujours le protège^ Son sourire était bien doux :

D'un fils Dieu le rendait père, Le rendait père.

— Quel beau jour pour vous , grand'mère !

Quel beau jour pour vous ! (Bis.)

Hais quand la pauvre Champagne Fut en proie aux étrangers, Lui, bravant tous les dangers.

Semblait €eul tenir la campagne^ Un soir, tout comme aujourd'hui, J'entends frapper à la porte :

J'ouvre. BonDi^u! c'était lui, Sai\i d'une faible escone\

Il s*asseoit où me voilà , S'écriant : Oh ! quelle guerre !

Oh ! quelle guerre!

— Il s'est assis là^ grand'mère !

II s est assis là ! [Bis.)

— J'ai* faim, dil-il; — et bien vile Je sers piquette et pain bis, Puis il sèche ses habits ;

Même à dormir le feu Tinvite.

Au réveil, voyant mes pleurs.

Il me dit: Bonne espérance !

Je cours, de tous ses malheurs, Sous Paris, venger la France.

Il part; et comme un trésor J'ai depuis gardé son verre, Gardé son verre.

— Vous l'avez encor, grand'mère ?

Vous l'avez encor? [Bis.)

— Le voici. Mais à sa perte Le héros fut entraîné.

Lui qu'un pape a couronné Est mort dans une ile déserte.

Longtemps aucun ne l'a cru.

On disait : Il vli paraître ; Par mer il est accouru ; Véiranger va voir son maUte*

SOS LITRB IX.

Quaod d'erreur on nous tira , Ha douleur fut bien amère »

Fut bien amère.

— Dieu tous bénira, grand'mère;

Pieu vous bénira. {Bis.)

PÉRANGER.

oba^y^^CB

CUAJUëONn BIZARRE!».

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