‹ Trésor des âmes pieuses, ou, Divers moyens d'atteindre la perfection chrétienne [microforme]Chapitre 185 sur 589 · MAUVAISE ÉDUCATION · texte numérisé non relu

MAUVAISE ÉDUCATION

Pour honorer Notre Mère qui est au Ciei, parlons encore de l'éducation : c'est une chose si grave. C'est elle qui fait les scélérats et les saints ; c’est elle qui fait d’un petit être, un ange du ciel ou un démon de l'enfer. Les parents ont vraiment droit de vie et de mort sur la société, mais ila n'y songent guère, Dans les premières années, on gâte son enfant, on en fait une petite poupée à son usage, on veut que tout le monde l’admire ; plus tard, on cède en face de ses caprices, ou bien on l'accable de mauvais traitements, on est sévère à tort et à travers et cela s'appelle une bonne éducation. Vous demandez à une mère: Est-ce que vous élevez bien votre enfant ?.. Oh ! oui, je le tiens comme il faut, je lui fais plus de serments sur le corps. sans parler des coups. On le rend grossier et voilà tout.

Au moment de la première Communion, on l'envoie aussi Peu que possible à l'Éolise : c’est autant de gagné pour le travail ; Ou bien on dit : L'année de la première communion retarde tant les enfants dans leurs études ! C’est presque une année de perdue. Paroles d'enfer, paroles insensées, maxîme du démon, maxîme réprouvée par l'Evangüe. Où sont doné les promesses du baptême, renoncer au démon, à ses pompes,

ses œuvres! Pauvres promesses que vous

êtes vite oubliées. Mais aussi, pauvres enfants

SV ViiiGE 5,

que vous êtes vite sacrifiés et perdus ! Pensez-y bien.

Prarique —Renouveler souvent et de cœur les

promesses de son baptême ; les rappeler de temps en temps aux enfants.

XVIe JOUR, CONFIANCE DANS LA PROVIDENCE.

Marie a vécu dans ce doux abandon à la Providence; aujourd’hui, on ne la connait guère, on compte beaucoup sur soi, sur les choses de la terre, sur l'argent, et quand tout cela nous fait défaut, on s’irrite, on s'inquiéte, on accuse, on s’emporte : heureux si on ne blasphème pas, Hélas! pourtant, la Providence est si bonne, et elle a des voies si douces pour nous soulager | Et pourquoi nous-mêmes ne serions-nous pas de temps en temps les instruments de la Providence, pourquoi ne pas jouer à la Providence au moins à temps ? Je ne sais quel est le plus heureux, ou de celui qui secourt ou de celui qui est secouru.

Ah ! si on avait la foi vive, on se rappelerait dans l'épreuve, que Dieu, qui ne permet pas qu'un cheveu tombe de notre tête sans sa permission, a deux temps pour l'exécution de sa justice : le temps présent, où il permet que l’aflliction et la souffrance nous rendent semblables à Lui età ses Saints, et le temps futur, l'Eternité, où les récompenses qu'il nous prépare, ne sauraient entrer en comparaison de nos souffrances sur la terre, comme dit l'Apôtre,

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