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étudions-nous à vivre en usages, non pas selon le monde, mais selon Dieu : faisons tous nos efforts pour opérer notre salut, et mettons en œuvre les moyens d'y Parvenir, fuyant avec soin les occasions dangereuses, nous adonnant à la prière, fréquentant les Sacrements, Par ]à, nous acquerrons la vraie sagesse, et nous trouverons
le repos en cette vie et le bonheur dans l’éternité,
Dans quelle classe voulez-vous vous ranger, est-ce dans celle des Sages selon le monde, ou dans celle des sages selon Dieu 2 llacez-vous en Jace de la mort et Vous serez sûr de faire un bon choix.
Sortez de l'enfance. , la sagesse, Prov., 1x, 6.
Que cherchez-vous, faibles mortels, en cherchant les
biens de la terre ? Cherchez le bien SOnVerain, en qui sont Contenus tous les biens, S Augustin,
et marchez dans les voies de
La vanité du monde.
I. Les biens de ce monde n’ont qu’une apparence: ils ne peuvent satisfaire le cœur de l’homme, Au lieu d’apaiser notre faim, dit St,
ernard, ils ne font que l’augmenter, Si les
homme, les Pu'sants et les riches seraient eureux ; mais l'expérience démontre le contraire, et l'on voit que les puissants et les riches, dévorés de Soucis, de crainte, de jalousic, sont les plus malheureux de tous les hommes,
IT, On! Pourquoi les hommes n'ont-ils pas
RUES | ee le se ropine À
toujours sous les yeux cette belle sentence de Jésus-Christ : Que sert à un homme de gagner tout l'univers, s’il vient à perdre son âme (S. Matth., XVI, 26) ? Dons d'hommes que ces divines paroles ont portés à se renfermer dans des monastères, À s’enfoncer dans les déserts, à souffrir les tourments e+ la mort, comme firent les saints martyrs |
IT. Puisque notre séjour sur la terre est si court et que tout finit avec nous, ne considérons le monde que pour le mépriser, comme s’il n’était point pour nous ; tâchons d'acquérir les trésors éternels du paradis, où, comme dit l'Evangile, 4? n'y a nt rouille ni vers qui consument, et i n'y a point de voleurs qui consument, qui dérobent (S. Matth., vr, 20). Nous ne devons tenir aucun compte, disait sainte Thérèse, des choses qui finissent avec nous.
Priez Notre-Seigneur qu'il détruise en vous l'espril du monde, et qu'il vous donne La force de mépriser les pompes du sièele. Répétez souvent ces paroles du Sage : Vanité des vanités, tout n’est que vanité. (Eccl., 1.2)
Ne savez-vous pas que l'amour du monde est une inimitié contre Dieu, et que quiconque voudra être ami du monde, se rend ennemi de Dieu ? St. Jacq., 1v, 4.
C’est bien à tort qne nous appelons nôtres, des biens que nous ne pouvons emporter dans la vie éternelle, où la vertu seule nous accompagnera. St. Ambroise.
Le salut.
T. L'affaire de notre salut est la plus importante de toutes ;. il ne s’agit de rien moins que
d un L De l'i faillib] ou des une vie reuse À quérir res au :
on app.
Un jour nous : o seront « grande, un bonh
III, ] salut de travaille demeuror faisait pa ne s’occu mons not:
Courte vi malheur 1 mains de sons donc avoir à nor
Prenez La que ce soit, e
H. Un roi Si J'avais dei Prince : mais Derdre,
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st une tre ami V, 4.
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Derdre,
PENSÉES CHRÉTILNNES,.
d'un bonheur sans fin, ou d’une perte éternelle,
de cette grande affaire, suivront in.
failliblement Pour nous une félicité sans bornes, ou des tourments Qui n'auront point de terme,
une vie toujours heureuse, Où une vie malheureuse à jamais,
IT. Gagner un Procès, obtenir un poste, acquérir du Pouvoir, ce sont ]à de grandes affai. Tes au jugement des hommes ; Cependant peut.
on appeler grand ce qui finit avec Je temps ? Jn jour, tous les biens de cette vie finiront pour NOUS : ou nous les laisserons, Ou ils nous Jais- Seront eux-mêmes, I] ne faut donc appeler
grande, que la seule affaire de laquelle dépend un bonheur ou un malheur éternel.
TIT, Le Fils de Dieu à donné salut de nos âmes ; d’un autre côté, le démon travaille sans cesse à les p°rdre, et nous, nous demeurons indifférents ! $. Philippe de Néri ne faisait pas difficulté de traiter de fou, celui qui ne s'occupe point du salut de son âme. Ranimons notre foi: il est certain qu'après cette courte vie, une éternité de bonheur ou de malheur nous attend, Die :
mains de choisir celle que
Sa Vie pour le
Prenez La résolution de vous sauver, Ju ce soit, et entrez dans les sentiments d In roi lui ayant dema Si J'avais deux âmes, dit-
Prince ; Mais, n'en ayant
à quelque prix * Pape Benoit ndé quelque chos» d'injuste ; 4, j'en donnerais Uh£ pour ce qu'une, je ne La veux point
Après tout, il n’y a qu’une chose nécessaire, S. Lue, X, 42.
Il n’y a nul intérét à espérer là, où celui du salut ne se trouve point. On perd tout en perdant son âme S. Eucher.
“La mort.
I. Chacun sait qu'il faut mourir; mais beaucoup se figurent la mort dans un tel lointain, qu'il leur semble qu’elle n’arrivera jamais. Mais, non, que nos jours soient longs, qu’ils soient courts, il est toujours vrai de dire que la mort est proche. Dans peu de jours, peut-être moins encore que nous ne pensons, nous descendrons au tombeau. Qu'est-ce que notre vie, sinon une vapeur légère, que dissipe le plus léger souffle de vent, sinon une herbe fragile qu'un rayon de soleil dessèche ct fait périr ?
IT. Considérez combien est malheureuse la mort du pécheur. Le prêtre lui annonce que la mort approche. À cette funeste nouvelle, quel trouble! quelle tristesse! quelles inquiétudes de conscience! Devant ses yeux se présentent confusément les péchés qu'il a commis, les promesses qu'il à violées, tant d'années qu’il a perdues. Alors les vérités éternelles le frappent pour la première fois. © Dieu! de quelle terreur le remplissent les seuls noms de jugement, d'enfer, d’éternité ! Il voudrait du temps pour réparer ses pertes, mais le temps est fini. Et c'est au milieu de cette confusion, de ces inquiétudes et de ces terreurs que l'âme devra se séparer du corps et comparaître devant Jésus- Christ !.…
éprou:
l'enfer ressent niers n dis ; le de dési qu'on | la joie
Pense:
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Jenes I Rois, x C’est 1 vécu fass( S. Vincen
, I. Le Ecritures peines, I] heureux « puisqu’en de tout ] plus cach chassés de nés à la p friront un la grotte d
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Ecritures, le jour de peines, Il est tel, en eff
IIT. Le pécheur éprouve déjà par a
Pensez à ce que Vous craindriez Le lait mourir Présentement. Faites ch sè vous deviez mourir après
plus, s'il vous fal- 4Que aclion comme l'avoir faite.
Je ne suis peut-être éloi
Rois, xx, 3,
C’est un plus grand mira vécu fassent une bon. fi
gné de la mort que d’un pas,
cle que ceux qui ont mal
n, que de ressusciter un mort.
S. Vincent Ferrier,
Le jugement dernier.
, L Le jugement dernier est à
à la seule pensée du jugement universel.
IT, Ce jou
r du jugement, en même temps
qu'il sera un jour de peine et de terreur pour les réprouvés, sera un jour de triomphe et d’allégresse pour les élus ; parce qu’alors, à la vue de tous les hommes, leurs âmes bienheureuses seront déclarées reines du paradis et élevées à la dignité d’épouses de l’Agneau sans tache.
III. Choisis donc, ô mon îme; il faut te décider, soit pour la couronne éternelle de ce bienheureux royaume, dans lequel on voit Dieu et on l’aime en la compagnie des saints, des Anges et de la divine Mère; soit pour l’éternelle prison de l’enfer, dans laquelle on pleure à jamais, loin de Dieu, et abandonné de toute la nature. :
Imaginez -vous que vous êtes présent au tribunal de Jésus-Christ ; de quoi auriez-vous plus de honte ? Pensez-y bien, et souvenez-vous que les péchés les plus se-
crets deviendront publics au jour du jugement s'ils ne sont effacés par la pénitence.
Que ferai-je, lorsque Dieu se lèvera pour me juger : que lui répondrai-je, lorsqu'il m'interrogera ? Job, XXXI, 14,
Le jugement sera terrible au pécheur ; il ne sera que joie et douceur aux justes. S. Jérôme.
L'enfer.
I. Il est certain que l'enfer est un abîme de feu, dans lequel sont et seront à jamais tourmentés les malheureux damnés. Déjà, sur la
terre, la peine du feu est la plus terrible et la plus cruelle de toutes ; mais, dans l'enfer, le feu aura encore une plus grande activité pour tour-
menter
pour *:
des er:
IT. ] mords d la petite Hélas ! :
plaisir e il me far Dieu ser sera de p se sauver nant il n’
le damné du grand lui a dom qu'il a re faute.