‹ Trésor des âmes pieuses, ou, Divers moyens d'atteindre la perfection chrétienne [microforme]Chapitre 576 sur 589 · COMMENT ON DOIT · texte numérisé non relu

COMMENT ON DOIT

le même mérite. D'ailleurs, les pauvres reçoivent ordinairement moins de demandes que les riches, de sorte, qu'eux aussi peuvent, le plus souvent, suivre le même principe, qui donne l'assurance de pratiquer le principe de l’aumône et accorde une large part à toutes les grâces promises par le Seigneur à ceux qui opèrent les œuvres de miséricorde. On dit souvent pour s’excuser de donner à tous les pauvres mendiants, dont on reçoit les demandes, que c’est s’exposer à soutenir la paresse et l'abus de l’aumône; mais agir différemment, c’est aussi s’exoser à refuser à ceux qui sont vraiment dans a nécessité d’être secourus ; et il est, certes, bien préférable de s’exposer à une erreur plutôt que de répondre par un refus à un pauvre digne à tous égards de notre charité. Il est très-pénible de demander l’aumône; celui qui s’y décide doit être réputé en avoir besoin, et il est contraire à la charité de penser qu'un mendiant qu'on ne connaît pas, abuse de la considération publique. Au contraire, donner à quelqu'un qui demande et qu’on n’a aucun motif de SOU pçonner de demander sans besoin, c'est vraiment donner à N.S. Jésus-Christ lui-même, qui a dit, nous nous plaisons à le répéter: En vérité, en vérité, je vous le dis, je regarderai comme fait à moi-même ce que vous ferez au moindre des miens.

Refuser aussi à quelqu'un qui demande, qui est dans le besoin et qu’on peut secourir, c’est donc refuser à N. S. Jésus-Christ lui-même.

Comment alors, quand on médite ces principes,

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