LES SEPT PSAUMES DE LA PÉNITENCE
ère ; donnez à votre bonté VOS vengeances,.
aissez-vous toucher,
Seigneur, par l’état anguissant où Je suis;
que le trouble où vous
enfin perdu, seral-je en état, dans l'enfer, de louer votre Saint Nom ?
ous savez, Seigneur, ce
déjà coûté de pleurs : je Je pleurerai Je reste de ma vie, j’emploicrai même à ] destiné à
mon lit de mes larmes.
es Yeux et mon visage, abattus Par la douleur, avaient fait croire
que jy SuUCCOmberais à la fin ; et qu’en vain je cher-
maintenant » Je ne sausujet de honte.
ère, le Seigneur
loignent au plus tôt de moi, honteux de me voir | triomphier de leur haine,
Il Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : | maintenant et toujours, et dans la suite des | siècles, comme elle a été dès le commencement. | Ainsi soit-il.
| IT, Psaume 31.
Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées et dont les péchés sont effacés !
Heureux l’homme qui, par les regrets sin- [h cères d’un cœur droit et sans artifice, a obligé El Dieu à lui pardonner son péché.
1] Au lieu de vous confesser d’abord mon crime, Seigneur, je suis demeuré dans un long et criminel silence : c’est pour cela, que revenu à moi, j'ai poussé vers vous, la nuit et le jour, des cris douloureux, et mon affliction m'a réduit à la dernière faiblesse,
: Jaloux encore d’un cœur ingrat, vous avez sans cesse appesanti votre bras sur moi : vous m'av. plongé dans l’amertume, vous m'avez livré aux plus piquants remords.
Alors, bien plus sensible à mes peines que je ne l’avais été à vos bontes, je me suis converti à vous, et je vous ai avoué mon péché.
Pressé de mes maux, je me suis dit à moimême, que peut-être je fléchirais le Seigneur en m'accusant devant lui de mon iniquité : et dans le moment que j'en ai fait l’aveu sincère, vous me l’avez pardonnée, ;
Tous les pécheurs qui voudront être purifiés,
ix de me voir
Saint-Esprit :
la suite des mmencement.
és sont paracés |
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S dit à moi- Seigneur en té : et dans incère, Vous
oseront, à mon exemple, vous adresser leurs prières, et ayant profité du temps de votre miséricorde, ils se verront à couvert de votre miséricorde, lorsque vous ensevelirez vos ennemis comme dans un déluge de maux.
Mais, Seigneur, dans les afflictions que le péché m'a attirées, où trouverai-je un asile qu’en vous ? Vous, de qui seul j'attends de la consolation dans mes peines, ne permettez pas que je succombe à la violence de ceux qui m'attaquent.
Je vous éclaïrerai, m'avez-vous dit, pour découvrir les desseins de vos ennemis : je vous instruirai du chemin que vous devez tenir, pour vous soustraire à leur haine : mes yeux seront attachés sur vous.
Vous donc qui me persécutez en vain, comme les animaux que la raison ne gouverne point, vous vous abandonnez aux transports d’une aveugle passion.
Vous saurez bien, Seigneur, donner un frein à ceux qui s’éloignent de vous, et qui secouent le joug de l’obéissance qu'ils vous doivent,
Les pécheurs seront exposés à bien des fléaux de la justice divine ; pendant que le juste, qui met toute sa confiance dans le Seigneur, se verra environné de la divine miséricorde,
Justes, vous qui avez le cœur droit, mettez done et votre joie et votre gloire. à plaire au Seigneur. :
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, ec,
IT. Psaume 37.
Suspendez vos châtiments, Seigneur, jusqu’à ce que votre indignation contre moi ait eu le temps de se ralentir.
Atteint et percé de toutes parts des traits de votre justice, je n’ai déjà que trop senti l'effort de votre bras vengeur, qui s’appesantissait sur moi. |
Vous voyant animé de colère contre moi, je suis tombé dans une langueur extrême ; la vue éontinuelle de mes péchés me trouble jusque dans le fond de l’âme, et ne me laisse pas un seul moment de repos.
J'ai des iniquités par dessus la tête : c’est un poids sous lequel je suis près de succomber.
Comme j'ai été assez aveugle pour ne pas refermer assez tôt les plaies que le péché m'avait faites, la corruption s’y est mise.
Cent fois je me suis senti plier sous la pesanteur de mes maux: j'ai traîné partout ma misère et mon chagrin: on m'a vu à toute heure la tristesse peinte sur le visage.
La concupiscence, irritée par mes premiers désordres, m'a livré les combats les plus opiniâtres, et je n'ai plus senti que faiblesse dans ma chair.
Enfin, affligé et abattu à l'excès, j'ai poussé vers le ciel des sanglots qui ressemblaient à des rugissements. |
Vous les avez entendus, Seigneur, vous qui connaissez les plus secrets mouvements de mon cœur, et vous avez été témoin de mes larmes.
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Vous avez vu à quels troubles mon cœur était livré ; vous avez vu mes forces épuisées et mes yeux éteints.
Enfin, Seigneur, comme pour m'ôter toute ressource, vous avez souffert que mes amis se déclarassent contre moi: j'ai vu se soulever contre moi mon propre sang.
Ceux qui m'approchaient de plus près, et qui doivent être le plus attachés à ma personne, m'ont abandonné à la violence de ceux qui ont conjuré ma perte.
Mes ennemis ne se sont occupés, jour et nuit, qu'à imaginer de nouveaux artifices pour me surprendre ; il s’en est même trouvé qui, insultant à ma misère, m'ont reproché en face de faux crimes,
Je pouvais en tirer vengeance, vous le savez, Ô mon Dieu ! mais comme si je n’eusse pas entendu les injures dont on me chargeait, comme si j'eusse été muet, ou que je n’eusse rien eu à répondre, je n’ai pas dit un seul mot pour me plaindre ou pour me justifier.
J'ai espéré, Seigneur, que peut-être vous vous laisseriez toucher par mes peines : et puisque j'ai espéré en vous, Ô mon Dieu ! vous exaucerez ma prière, |
Mes ennemis voyant ma fortune chanceler, tenaient de moi d’insolents discours : c’est ce qui m'a fait vous représenter, Seigneur, que vous pouviez me châtier sans leur laisser le cruel plaisir d’insulter à ma perte.
Cependant, Seigneur, frappez-moi où il vous plaira ; mon péché, que j'ai toujours devant
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les yeux, et qui est le principal objet de ma douleur, me dispose à tout recevoir de votre main.
Je penserai qu’il n’y a rien de trop rigoureux pour un pécheur comme moi, et je confesscrai hautement mon iniquité.
J’ose pourtant vous représenter que mes ennemis subsistent, qu'ils se fortifient, et que le nombre en croît tous les jours.
Ils ne cessert de me déchirer par leurs calomnics: je ne leur ai fait cependant que du bien, et mon amour pour la justice fait tout mon crime envers eux.
Vous, 6 mon Dieu ! vous, Seigneur, de qui seul je dois attendre mon salut, ne vous ‘éloignez pas de moi, ne me laissez pas sans secours à la merci de mes ennemis.
Gloire au Père, etc.