‹ Trésors d'art en AngleterreChapitre 20 sur 52 · LES FLAMANDS · texte numérisé non relu

LES FLAMANDS

Maîtres primitifs : les van Eyck, Christophsen, Rogier van der Weyden, Gérard van der Ifeire, Hugo van der Goes.

De toutes les écoles européennes, c'est peut-être la première école flamande qui a le mieux représenté l'art catholique. Elle en a exprimé le côté humain et naturel, tandis que l'Italie en a pris d'abord le côté surnaturel et mystique, et ensuite le côté plastique et païen. Ces Flamands primitifs furent d'excellents traducteurs de l'Évangile, naïfs et simples comme lui.

Us sont au grand complet à Manchester : van Eyck et ses élèves, Christophsen, Rogier van der Weyden, van derMeire et van der Goes; puîsîMemling; puis, Quinten Massys, Mabuse, Henri Met de Blés, Patenier, jusqu'à Bernard van Orley, qui ouvre la seconde époque, où le génie flamand est dénationalisé par Finfluence italienne.

Le premier tableau dans la série des écoles du Nord à gauche est une copie de la fameuse Adoration de l'Agneau, des van Eyck, et qui montre, telle qu'elle était, tous volets ouverts, l'ensemble de la composition origi-

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nale, aujourd'hui dispersée. La partie principale, les quatre panneaux du centre, et deux des volets supérieurs, Adam et Eve, sont restés àGand; les six autres volets sont au musée de Berlin.

Michel Gocxie en avait fait, en 1559, pour Philippe n d'Espagne une belle copie, qui a eu le mèmfe sort que l'original. Les morceaux de cette reproduction sont aux musées de Berlin et de Munich.

La copie qu'on voit à Manchester est donc bien intéressante, quoiqu'elle n'ait été peinte, dit-on, qu'au commencement du xvn« siècle (le catalogue l'attribue à l'école des van Eyck). Elle était autrefois à l'hôtel de ville de Gand. Vendue par les Français en 1796, elle entra dans la célèbre collection Aders, et aujourd'hui elle appartient à M. J. L. Lemmé. On peut consulter sur cette copie, et en général sur tous ces Flamands primitifs, MM. Passavant, Kugler, Nagler, Forster, Waagen, etc.; l'abbé Carton, MM. Delepierre, Wauters, etc.; MM, Michiels, de Laborde, etc.

Les panneaux, comme dans l'original, sont arrangés sur deux files superposées : en bas, au centre, l'Adoration de l'Agneau, flanqué des Juges équitables et des Soldats du Christ, des Anachorètes et des Pèlerins ; en haut, sept compartiments, le Père étemel au milieu, et, de chaque côté, trois sujets, savoir: la Vierge et saint Jean-Baptiste, qui se font pendant à la droite et à la gauche du Père éternel; puis, un chœur d'anges chantant, qui fait pendant à un chœur d'anges ÎQuant de divers instruments de musique ; ces anges sans ailes et drapés de riches étoffes ont été sou* vent pris pour des vierges ; mais, comme ils sont ha-.j^

billes, personne n'en sait rien. Puis, Adam, qui fait pendant à Eve, tous deux nus et de grandeur naturelle.

Ces deux volets extrêmes du haut de l'original, aujourd'hui cachés à Tévêché de Gand, ne sont pas les moins curieux. Des figures nues, grandes comme nature, c'est bien rare à cette époque-là, où les peintres n'étaient pas encore très-initiés à l'anatomie. Van Eyck, Jan je suppose, a certainement peint ces deux figures d'après nature, et elles ont un sentiment de réalité extraordinaire. La femme paraît enceinte et bien confuse de ses flancs rebondis ; Adam n'est pas gai non plus, et par pudeur il tient une de ses mains dans la pose de la Vénus de Médicis.

En tout douze morceaux*.

Il y avait aussi autrefois sous l'ensemble une longue predelia, l'Enfer avec les damnés, peinte à la détrempe, et qui fut bientôt effacée et détériorée, sans doute avant la date de notre copie où cet enfer n'est point reproduit, non plus que les peintures qui décoraient les volets à l'extérieur.

Les tableaux attribués à Jan van Eyck dans le catalogue sont au nombre de quatre :

Une Madone appartenant au duc de Newcastle* ï La

1. Voir à l'Appendice une note concernant ce tableau de van Eyck, les quatre morceaux de Saint Bavon, les deux volets Adam et £ve, cachés à Tévêché de Gand, et les six volets du musée de Berlin.

2. Le catalogue, dans son se(iond tirage, porte trois Madones de van Eyck, Virgin and Child, sans autre désignation; l'une appartenant au duc de Newcastle , l'autre à lord Feversham , la troisième provenant de la galerie du roi de Hollande. Pour celle-ci, il ne

Vierge est debout et de fece, tout en rouge, la robe et le manteau brodés d'or. Une ferronnière en perles serre ses cheveux ondulés, qui descendent jusqu'aux genoux. Elle porte TEnfant enveloppé d'un linge blanc. Derrière elle, à gauche, un petit ange pince de la guitare ; à droite, un autre petit ange offre un œillet. Au fond, on voit une partie de trône splendidement doré, au milieu d'une architecture de la richesse la plus extraordinaire : colonnes de marbre rouge à chapiteaux d'or, statuettes et mascarons, arcades, sous l'une desquelles perce un peu de ciel. Le panneau n'a qu'environ 1 pied et demi de haut sur 1 pied de large. Le type de la tête de Vierge et sa désinvolture générale se rapportent assez au style authentique de van Eyck, tel qu'il est consacré par ses œuvres principales, l'Agneau de Gand et le Chanoine de Pala, de l'Académie de Bniges.

Autre Madone (à M. Beresford Hope), provenant de la galerie du roi de Hollande : belles draperies rouges ; architecture excellente ; la tête n'est pas décisive pour l'attribution. 1 pied et demi sur 10 pouces.

La Messe de saint Grégoire. Le prêtre , debout , est de profil à gauche, élevant l'hostie ; derrière lui, deux ecclésiastiques agenouillés; devant lui, au coin de l'autel, un personnage couronné de pierreries et enveloppé d'un manteau vert, garni d'hermine ; au-dessus de ce personnage également agenouillé, on aperçoit cinq têtes avec des expressions diverses. L'architecture et les décorations sont étonnantes pour la minutie et

saurait y avoir confusion. Des deux autres je n'en ai vu qu'une , et je ne sais pas si ma description se rapporte à La Vierge du duc de Kewcastle ou à celle de lord Feversham.

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l'éclat des détails. En haut, un ange tient une pancarte sur laquelle on distingue des lettres; mais je ne saissî Ton peut lire cette apparence d'inscription. La figure du prêtre a 1 pied environ ; le panneau, 2 pieds de haut et 1 pied et demi de large. Appartenant à lord Ward.

M. de Laborde attribue ce beau tableau à Rogîer van Aer Weyden. Il se pourrait bien qu'il eût raison.

Le Buisson ardent, à M. T. Lloyd Roberts. Moïse, en robe bleue et manteau rouge , est prosterné devant l'Éternel, en manteau violet, qui apparaît sur le buisson flambant. Très-beau paysage, où l'on voit, au second plan, le même Moïse qui ôte ses chaussures, sans doute pour se préparer à la scène principale. Ces Moïse sont très-finement dessinés, avec une grâce qui rappellerait Memling autant que van Eyck. 1 pied et demi sur 1 pied.

Un cinquième tableau (non catalogué *) est peut-être de Jan van Eyck , plus certainement que les peintures précédentes. Il n'a guère que 8 pouces de haut sur 4 de large, et représente un homme à mi-corps, en casaque brune, avec une draperie rouge sur la tête; à droite , fond de feuillages. Cet homme est très-occupé . à remuer je ne sais quelle mixture dans un plat. Si c'était Jan lui-même, préparant, dans quelque retraite de son jardin, la drogue mystérieuse qu'il va appliquer sur ses toiles ! -

1. La seconde édition du catalogue ajoute aux Memling « un Homme mangeant de la soupe (a Man eating a porridge) , appartenant à M. F. H. Anderson. » C*est peut-^tre cet excellent petit tableau.

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Parmi les élèves des yanEyck, on rencontre d'abord Pierre Ghristophsen, ou Petrus Ghrlstophorus» ou Piètre Ghrista, comme l'appelle Vasari. Ce Chrislophsen, dont GolognCy Francfort et Berlin possèdent des ta* bleaux signés et datés des années 1449 et 1452, et qui fut reçu membre de la confrérie de Saint-Luc à Bruges, en 1450, est censé avoir peint à Thuile dès 1417. Du moins, on a lu cette date 1417 sur un panneau de lui, qui vint, de la collection Àders, entre les mains de H. Passavant. Frappé de celte lacune de trente ans entre des œuvres authentiques, un savant critique belge, M. Wauters, suppose qu'au lieu de 1417, on doit lire 1457, < le ô ancien ne différant pas beaucoup d'un 1 contourné. » On ne connaît pas de tableau de van Eyck avant 1420, quoiqu'il ait, à ce qu'on croit, employé son nouveau procédé dès 1410. Il serait bizarre, en effet , que le premier tableau qu'on eût retrouvé peint à l'huile suivant le procédé de van Eyck ne fût pas de l'inventeur lui-même , mais d'un des artistes à qui il aurait communiqué bien vite son secret.

Le Ghristophsen de Manchester appartient au prince Albert, et il peut compter non-seulement comme une rareté, mais comme une merveille d'exécution. Il est aussi fin, aussi correct, aussi brillant, aussi harmonieux, mais moins distingué de style, que les plus charmants Memling. Deux figures seulement, en pied et debout, saint Pierre et sainte Dorothée, qui se dessinent sur une tapisserie d'or travaiUé; mais, au-dessus de la tapisserie, et au niveau des tètes , on découvre une bande de paysage formant horizon sous un ciel très-clair. G'est peut-être cette clarté de la couleur,

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caractère distinctif de l'école de Cologne, qui a fait classer à Manchester Christophsen parmi les Allemands , quoiqu'il appartienne incontestablement à Técole de Bruges. Le panneau a 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds - 4 pouces et demi.

Si le nom de Christophsen est peu connu, le nom de van der Weyden ne l'était pas du tout il y a quelques années. C'est M. Wauters*, qui a restitué le nom de famille à ce maître Rogier, magister Rogerius, maestro Ruggieri, meister Rudiger (comme l'appelle Albert Durer, qui vit les quatre fameux tableaux de l'hôtel de ville de Bruxelles), Rogerius gaUicus, Rogerius brugiensis, Ruggieri da Bruggîa, Roger de Bruges, etc., qui est de Bruxelles! car M. Wauters lui a aussi rendu une patrie en même temps qu'une famille.

Celui-là est bien authentiquement le légataire direct de van Eyck, et, à son tour, il a transmis l'héqtage à Memling. Voilà maintenant trois figures inséparables dans l'histoire de l'art flamand, et môme entremêlées à ce point, que beaucoup de leurs œuvres sont encore confondues. Il y a des Roger qu'on intitule des Memling, ou même des van Eyck, comme les Sept Sacrements du musée d'Anvers, grande et magnifique composition qui est le type des œuvres de Rogier» et qu'un critique voyageur, M. Viardot, dans la dernière édition de ses Musées de Belgique (1856), range toujours parmi les œuvres capitales de van Eyck. C'est bien glorieux

1. Archiviste de la ville de Bruxelles, auteur de VHisioire de Bruxelles (en collaboration avec M. Alexandre Henné, secrétaire de l'Académie des beaux-arts de Belgique) et de VHisioire des environs de Bruxelles , etc.

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pour ce maître Rogier. Nous avons vu tout à l'heure, au contraire , que M. de Laborde attribue à Rogier la Messe de saint Grégoire, qui passe pour un van Eyck. Le catalogue de Manchester attribue sept tableaux à Rogier van der Weyden : une Descente de croix, triptyque avec saint Jean-Baptiste et saint Julien à l'extérieur des volets, appartenant à la Liverpool royal Institution ; M. Waagen pense qu'il est des premiers temps du maître*; — une Mise au tombeau, à sir

1 . Quoique le catalogue de Manchester fasse intervenir ici M. Waagen, d'après le troisième volume de ses TreasuresofÀrt, H. Waagen, dans son article de la Revue universelle des Arts , ne reconnaît plus comme étant de Rogier cette Descente de croix, ni l'Adoration des rois , ni la Pietà de la collection Aders ; il attribue ces trois tableaux (ainsi qu'un Arbre de Jessé , attribué à Gérard Lucas Horebout par ie catalogue) « à Yauteur anonyme du Baptême du Christ , qui passe pour être de Memling dans le musée de Bruges. » Voilà bien des affaires soulevées en une seule phrase I II faudrait d'abord* qu'on s'accordât pour retirer à Memling le beau triptjrque du Baptême , à l'Académie de Bruges: ça n'est pas encore jugé; et quant à moi je tiens ce Baptême du Christ pour un Memliog authentique , et des plus beaux. Il faudrait ensuite que les quatre tableaux donnés en l)loc à ce peintre anonyme ressemblassent au Baptême du Christ , et qu'ils se ressemblassent entre eux : il n'en est rien. L'Adoration des rois, censée de van der Weyden, est d'un ton très-fin et très-clair, comme nous le disons ci-dessus; l'Arbre de Jessé, attribué à Horebout , est d'un ton très-vigourèux et très-foncé ; l'un et l'autre n*ont point l'élégance et la grandeur du Baptême , de Bruges. La vérité est que, sur les sept tableaux censés van der Weyden à Manchester, il n'y en a peut-être pas un qui soit certain. Cette partie de l'Exhibition est , avec les Italiens primitifs , la partie la plus obscure. On ne la débrouillera pas avec des évocations de maîtres anonymes ; ce qui est un peu la manie des Allemands; ce sont les érudits de Berlin, de Cologne, de Francfort et de Munich, qui ont inauguré, chez les Anglais , le Maître de la Passion Lyversherg , le Maître de Werden^ le Maître de Liesborn ^ et autres maîtres peut-être un peu fantastiques , reconnus et consacrés aujourd'hui par la National Gallery , par Kensington Palace , et par une foule de collections particulières. ^ ^

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Culling Eardley ; — une Annonciation , à M. Abraham Darby , avec une infinité de détails précieusement travaillés ; — un portrait de jeune homme, au comte Darnley ;

— un Ecce Homo ; — une Vierge tenant le Christ mort (de la collection Aders) ; — et une Adoration des rois ; ces trois derniers appartenant à M. J. H. Green.

L'Adoration des rois, avec quatre figures seulement, est une peinture très-fine, très-serrée et d'un ton trèsclair. Sur la poche d'un des rois on lit le monogramme A W..., dit le catalogue. Pourquoi cet A, et non pasR?

De Rogier II ou Rogier van der Weyden le jeune, dont l'existence a été débattue , mais qui finalement paraît être le petit-fils du grand Ruggieri, le prince Albert a envoyé quatre tableaux ; preuve que Rogier II n'est pas un mythe. Peut-être surgira-t-il quelque jour un Rogier III. Les dynasties de peintres ne s'étei*^ gnent pas comme ça.

Ces quatre tableaux de van der Weyden le jeune sont : un triptyque avec le Couronnement de la Vierge,

— une Descente de croix, — un Ecce Homo — et une Mater dolorosa.

Au prince Albert appartient encore une excellente petite Madone de Gérard van der Meire, autre dis* ciple direct des van Eyck, et qui passe même pour avoir travaillé avec eux à l'Agneau pascal. Mais c'est à Gand, à Bruges et à Anvers qu'il faut étudier ce maître.

On pourrait juger Hugo van der Goes à Manchester, et le classer parmi les grands maîtres, s'il était Fauteur de deux superbes peintures que le premier catalogue lui attribuait et que la seconde édition de ce

catalogue restitue à Jan Gossaert*. Mais il n'y a de van der Goes à l'Exhibition que quatre petits tableaux, de 1 pied sur 6 pouces environ : les Fiançailles de la Vierge, l'Annonciation, la Salutation et la Nativité; appartenant au Provost (prévôt) d'Eton. Les œuvres de van der Goes sont exU êmement rares '. C'était d'ailleurs un homme passionné, rêveur et sombre; on raconte un grand amour qui se rattache à un de ses tableaux conservé autrefois à Gand; sa vie finit, dans la retraite et l'oubli, au prieuré de Roo-Clooster (Rouge- Cloître), près de Bruxelles.

1. Voir au chapitre suivant. A propos de Tattribution à van der Goes de ces volets d'un tableau d'autel , « avec les portraits du roi et de la reine d'Ecosse , » nous disions , dans les articles qui ont été publiés par le Siècle et reproduits par plusieurs journaux étrangers à la France : « Quel roi et quelle reine d'Ecosse! et où van der Goes aurait -il fait ces portraits, évidemment peints d'après nature? La biographie de van der Goes est très-obscure : on ne sait point la date de sa naissance; il compte comme élève des van Eyck, et cependant on ne connaît point de tableaux signés de lui avant 1467. Yasari l'appelle Hugo d'Âuvers, tandis i|u'ii est pé à Gand. H est allé sans doute en Italie , où l'on conserve encore dans une église de Florence iin de ses chefs-d'œuvre. Mais ce roi et cette reine d'Ecosse , comment se trouvent-ils là ? »

2. Le musée de Berlin catalogue huit van der.Goes-, Munich, un; la galerie de Florence, un; la pinacothèque de Bologne, un. A la cathédrale de Bruges, on attribue à van der Goes un excellent portrait de Philippe le Beau, à mi-corps, avec deux mains; fond d'or gaufîré.

M. de Busscher , de Gand , dans une brochure récente , donne ces renseignemets inédits sur la femille van der Goes : « En 1419 , le doy:eD du Métier des peintres et sculpteiirs Gantois se nommait Liévin Goes. Ce Liévin Goes, ou van Goes, ou van der Goes, fut reçu franc-maître en 1406, élu juré en 1412, doyen en 1419. Fils de Hughes vaa Goes en 149&, il est probablement le père de Hugo (Hughed) van der Goes. »

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Maîtres yrimitifs : Memling, Quinten Massys, Jan Gossaert, De Blés , Patenier.

Uhôpital Saint-Jean et rAcadémie de Bruges nous ont tous gâtés sur Memling. On ne trouve point ailleurs de Châsse Sainte-Ursule*.

Cependant plusieurs des Memling exposés à Manchester ne manquent pas d'importance : — un triptyque (au révérend J. M. Heath), avec la Descente de croix au centre, a des figures de 15 pouces de haut; sur le volet gauche, saint Jacques de Compostelle ; sur le droit, un saint Christophe qui rappelle un peu celui de l'Académie de Bruges; — partie d'un autre petit triptyque, avec saint Jean-Baptiste et saint George, peinture extrêmement délicate ; au même propriétaire et provenant de la célèbre collection de M. Hertz ; -=un petit diptyque très-précieux, avec un Calvaire sur le volet droit, et, sur le gauche, Jeanne de France, femme de Jeq,n, second duc de Bourbon, à genoux devant un prie-Dieu, avec beaucoup d'autres figures; au révérend J. F. Russell; — une Madone avec TEn-

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