‹ Trésors d'art en AngleterreChapitre 30 sur 52 · DE 1O£.BB0C A TAH DYGK · texte numérisé non relu

DE 1O£.BB0C A TAH DYGK

STueBi été altribués erronément à ce maitre, (Hit été classés parmi les inconnus, dans un nouveau tirage du catalogue » qui laisse cependant ênc(»*e à Holbein cinq portraits de personnages du xvn* àècle, entre autres tard Holles, qui était du Parlement sous Charles I*!

Ce nouvei^u tirage du catalogue n'est d'ailleurs qn^nn remamement très-incomplet et très-fautif de la preinière édition*. Le grand et sayani catalogue annoncé reste toujours à, désirer..

De Lucas deHeere, qui peignit au même temps que Holbein, et plus tard, il y a trois portraits :

La reine MaryS femme de Philippe II; avec le mo^ nogramme du peintre et la date 1544; à la Société des Antiquaires; — lord Dsmdey, époux, de Mary, reine d'Ecosse; de la galerie de Hantptoii Court ; -^ et la reine Elisabeth, en pied, mais de petite proportion ; au duc de Pordané. Ces Lucas de Heere peuvent compter parmi les plus beaux i)ortraîts de Tépoque.

Da célèbre miniaturiste anglais, Nicolas Hilliard (te nom semble indiquer une origine française)^ qui imita Holbein:*: un portrait orale, sir Œiver Wallop, appartenant au comte de Portsmouth. Hilliard, d^abord ciseleur et joaillier, devint aussi peintre de portraits de la reine Éfisabetti. On voit de lui beaucoup de petits <^ef&d'œuvre dans ki série des portraits en miniature.

1. Il 7 a pfaisiMira aulrcB portraits de Mary d'Angletaire, outre celui-ci par Lucas de Heere et celui qu'on appeHe Elisabeth pac Holbein. Un des plus curieux est le tableau appartenant au duc de Bedford , où Mary et son époux Philippe II sont debout, eapied, d» proportion mi-naturelle; peinture d'un grand caractère, qui est datée 1&58 et qui a été gravée , mais dont l'auteur est inconnu.

t* USOmd laqjiàl à.Bxeter en iM7. BoU^ein moanil en i6J»l.

Sous le règne d'Elisabeth arrivent de nouveaux peintres étrangers, entre autres Tltalien Federico Zuccliero* et le Brugeois Mark Garrard.

Zucchero a six portraits : le comte d'Essex (Robert Devereux), en pied ; au duc de Bedford ; — sir Walter Raleigh et lady Raleigh, pendants, à mi-corps; à M. James Gibson Graig; — lady Arabella Stuart, en pied; au duc de Portland; — la reine Elisabeth, debout sur la carte d'Angleterre; à lord Dillon ; — et un autre singuher portrait d'Elisabeth, en pied, et en costume de fantaisie, robe et coiffure à la mode persane. La reine vierge , Virgin Queen comme l'appellent les Anglais, avait souvent de ces fantaisies-là, et bien d'autres plus étranges. Il faut croire que les reines vierges sont, comme les femmes dans un état intéressant, sujettes à des envies et à des caprices. « Cette peinture, dit Walpole, montre bien le caractère romantique d'Elisabeth : elle" s'est fait peindre sur un fond de forêt, avec un cerf derrière elle, etc. » Ce tableau appartient à la galerie de Hampton Court.

De Mark Garrard, trois portraits, tous trois représentant la reine Elisabeth : avec un éventail à plumes blanches (à M. J. ToUemache); — avec un éventail à plumes de couleur (à lord Damley) ;— dans un palanquin, se rendant, suivie d'un pompeux cortège, au château de son cousin gerinain, lord Hunsdon. Cette composition curieuse, dont tous les personnages sont des portraits historiques, a été gravée par Vertue. Elle appartient à M. Digby.

1. Né en 1543| mort en 1609. C'est en 1574<|u'il vint en Angleterre.

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