‹ Trésors da̕rt en AngleterreChapitre 15 sur 32 · La nouvelle édition du catalogue a conservé à Hoibein ce · texte numérisé non relu

La nouvelle édition du catalogue a conservé à Hoibein ce

anachronismes. Si le grand catalogue, dont on n'a point encore de nouvelles, rectifie cette date de 1509 et change le zéro en 2, je tiendrai ce portrait de François pour bien attribué, car, justement en 1529, Holbein fit un voyage de Londres à Bàle et peut avoir passé par la cour de France, où les souvenirs de Pavie et de la prison en Espagne étaient déjà loin.

M. Barker a envoyé un portrait du roi Edouard VI ; mais la Galerie des portraits en montre un autre bien préférable, et qui est un des précieux morceaux de Windsor Gastle.

Le portrait du docteur Stokes, évêque de Londres, vient du même château royal. De Windsor tout est parfait. Ce portrait de l'évêque de Londres va bien avec le Henri VIII, de Warwick Gastle,

Le sixième Holbein catalogué est sur fond d'or, Jeune homme tenant un livre (appartenant à lord Ward). Ce fond d'or est bien étrange dans un Holbein.

Il y a encore deux Holbein, non catalogués, mais que des numéros additionnels rattachent au maître * : un excellent portrait, de trois quarts, en buste, presque de grandeur naturelle, et une véritable composition, avec six figures principales, quoique le panneau n'ait pas plus de 2 pieds de large sur 1 pied de haut. Scène

second portrait du roi de France, mais en indiquant qu'il appartient à lord Ward (et non plus ^u prince Consort). La ligne mentionnant la signature et la date 1509 a été supprimée. Comment se reconnaître dans tout cela? Je laisse donc mes observations telles quelles.

1. La nouvelle édition du catalogue porte , en effet , à Holbein : un portrait, appartenant au duc de Newcastle, et une composition, intitulée l'Enfant prodigue, appartenant à la Liverpool Institution.

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d'intérieur, qu'on pourrait appeler le Jeu de dés. Un homme et une femme, richement parés, sont assis à une table; un autre homme, debout et tenant de la main droite un sabre, vient de jeter les dés sur la table, et regarde. Trois servantes empressées apportent des verres et des fruits.

Le sujet pourrait bien être l'Enfant prodigue; car, par une ouverture à droite, on voit en figurines, dans le paysage, deux petits épisodes qui semblent se rapporter à cette légende : un jeune homme demi-nu que des femmes poursuivent, et un vieillard qui ouvre ses bras à un pâtre en haillons.

Ce tableau, très-original et très-savant, est de la première manière du maître et rappelle beaucoup, comme style et comme exécution , les curieuses enseignes de maîtres d'école, datées de 1516, et conservées au musée de Baie.

Après les préparateurs du xv siècle, après ces trois grands hommes du xvi% Durer, Cranach, Holbein, l'école allemande s'arrête tout court. Manchester ne montre plus que deux tableaux de Bartholomé de Bruyn, dont l'un est même attribué à Mabuse par M. Passavant; — un Saint Pierre, d'Adam Elsheimer, à lord Elgin ; — et des animaux, de Philippe Roos, né à Prancfort-sur-Mein, et appelé Rosa di Tivoh.

Di Tivoli! nous sommes perdus. Ce n'est plus l'Allemagne !

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