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CHAPITRE XV

SUITE DE L’INVENTAIRE DU COUTEE DESMOLINS.

;ne chasuble (I) de velours cramoisi, loiile bordée de gros cordons d’or de Cypre, el semé de soleils pareils, fils d’or et doublé de damas rouge; donnée par le cardinal de Lorraine, avec tuni- ([uc el dalinati([ue.

Une chasuble de salin rouge avec les orfrois, d’un arbre couvert de petites perles ; du don de Guillaume de Joinville, arcbcvesque de Reims (2). La plupart des pierres ont été prises pour mettre au grand-autel.

Une chasuble de velours rouge sur velours rouge cramoisy , avec orfrois ; donnée par M. Lescot , chanoine.

fl) On nomme cliasuble le vêtemenl que le piêlre ofïiciant met par-dessus l’aube. La tunique et la dalmatique sont les costumes des diacres et des sous-diacres qui assistent le prêtre célébrant la messe.

(2) Guillaume de .loinville, mort en 4226. Avant de monter sur le siège de Reims , il avait occupé celui de Langres.

Une tunique et dalmatique de camocas ou damas rouge , couvert de plusieurs rondeaux de pieds et teste d’or; du don de J. de Vienne (1).

Une chasuble de samis rouge, fort larges et les orfrois tissus d’or; du don de Henry de Braine (2), archevesque de Reims.

Une tunique et dalmatique de satin rouge, figuré par dessus de lions, les orfrois de vert; donnée par Adam Maigret, chanoine.

Neuf manteaux de samis rouge, et les orfrois de diverses couleurs.

Une tunique et dalmatique de drap de soie rouge de camocas ; donnée par Guy de Roye (3), avec parements par bas d’un champ blanc.

Une chasuble, tunique, dalmatique, ligures à plusieurs griffons d’or avec parement violet par bas ; du don du dit de Roye.

Une chasuble , tunique dalmatique de damas rouge , avec les orfrois de toile d’or ; donnée par le sieur Grand Raoul.

Une chasuble de toile d’or rouge, doublée de taffetas rouge, avec une croix sur le dos d’icelle, qui est de passement rouge, avec le fanon et l’étoile; du don de Renée (4), M"“^ de Saint-Pierre-les-Nonnes.

Une chasuble de même façon ; donnée par M. Grandchesne, chanoine et sous-chantre, avec étoile et fanon, et des gros boutons d’or de Gypre, façon de Milan. 1(302.

Une chasuble, tunique et dalmatique de velours rouge cramoisi, avec les orfrois semés des armoiries des Ursins.

Une chasuble, tunique et dalmatique de velours rouge cramoisi, à laquelle on a mis les orfrois provenant d’une vieille chappe des Ursins.

Une chasuble de soie, perse noire, toute couverte de soleils et d’étoiles, les orfrois de tissu d’or, où il y a plusieurs perles et pierres, doublés de soie rouge; donnée par Tilpin, archevesque de Reims (5).

Une chasuble, tunique et dalmatique de drap de soie violette ou incarnat, figuré de plusieurs rondeaux, teste et pieds, avec les pare-

il) Peut-être s’agit-il ici de Jean de Vienne, archevêque de Reims, mort en 1531.

(2) Henry de Braine , mort en 1240.

(5) Guy de Roye fut un des bienfaiteurs de l’église de Reims. Il lui légua de précieux manuscrits. On en conserve un, de sa main, à la bibliothèque de la ville. Ses armes étaient : de gueules à la bande d’argent. Nous avons déjà parlé de lui au chapitre précédent.

(4) Renée de Lorraine, dont nous avons déjà parlé. Saint-Pierre-les-Noniies n’est autre que Sainl- Pierre-les-Daines.

(5) D’après l’inventaire de 1470 que Marlot a consulté et où figurait cette antique chasuble, on voit que les orfrois étaient ornés de croix et de losanges. Les soleils et les étoiles étaient d’or. Entre les soleils étaient d’autres figures également faites en fil d'or. Enfin on y remarquait des dessins de diverses couleurs. Tilpin mourut en 812.

ments de vert par bas ; donnée par le sieur Charles de Pertes , chanoine de P»eims.

Une tunique et dalmatique violettes , damas avec les orfrois de soie 5 fait par la fabrique.

Une chasuble et deux manteaux de damas bleu, les orlrois sur satin blanc. — Fab. (1).

Une chasuble avec deux manteaux de damas bleu avec orfrois sur samis rouge, semée d’anges et lions. — Fab.

Une chasuble, tunique et dalmatique de drap d or blanc , figures de poissons et dauphins; les orfrois de toile d’or. — Fab.

Une chasuble, tunique et dalmatique de drap d’or avec les orfrois couverts de plusieurs images; données par M. de Roye, archevesque de Reims.

Une chasuble, tunique et dalmatique de velours violet, orfrois de broderie d’argent; donnée faite par Louis, cardinal de Guise.

Une dalmatique de drap d’or blanc , bordé de perles ; du don de Michel de Jalons^ archidiacre de Reims et cardinal de Rome.

Une chasuble de drap de soie blanche, fort, tissu à plusieurs ligures, les orfrois rouges à plusieurs images ; donnée par Guielmus ad albas manus (2i, archevesque de Reims.

Une chasuble de drap de soie, figures par carreaux de couleur grise avec les orfrois de toile d’or; donnée par M. G. de Joinville;, archevêque de Reims.

Une chasuble, tunique et dalmatique de drap d’argent, ligure de velours noir à fleurons d’or frisé; donnée par René (3), dame de Saint-Pierre.

Une chasuble, tunique et dalmatique de tabis blanc semé d’étoille d’or à parement de velours bleu. — Fab.

Une chasuble, tunique et dalmatique de soie verte, couverte de plusieurs oiseaux rouges , avec pieds de fil d’or de plusieurs lettres , et escussons ; donnée par Jean de Courtenay (4), archevesque de Reims.

Une chasuble , tunique (5) et dalmatique de velours ras , semé de

(1) Fab. :ce signe veut clii'e que l’objet a été fait ou acheté aux frais de la fabrique.

(2) Guillaume de Champagne, dit aux blanches mains, dont nous avons parlé plus haut. Ces quatre mots latins prouvent que Desmolins a sous les yeux un ancien inventaire.

(5) Toujours Renée de Lorraine.

(4) Jean de Courtenay fut archevêque de Reims de 1266 à 1270.

(.5) La tunique ne diffère de la dalmatique qu’en ce qu’elle est un peu plus courte et un peu plus droite que celle-ci. Du reste, ces vêtements, ainsi que la chasuble et l’aube, sont à peu de chose prés ceux portés par les Romains sous les empereurs, et les Français sous les deux premières races. Aussi regrettons-nous de ne pouvoir reproduire ceux de tous ces ornements qui par leur antiquité se rapprochaient le plus de l’époque où ils tenaient du costume national.

fleurs d’or et d’argent , les orfrois de broderie ; donnée par Hubert

Daujour, chanoine de Reims.

Une chasuble^ tunique et dalmatique de drap vert appelé camocas ,

figuré à fleurs et testes de cerf de diverses couleurs , aux armes de

Navarre et aultres escussons ; données par M. de Courtenay.

Une chasuble, tunique et dalmatique de camocas vert , couvertes de lions, oiseaux, teste et pied d’or, orfrois faits à losanges de diverses

couleurs rouge et vert; dudit G. de Roye.

Une tunique et dalmatique de damas vert, à orfrois bien étroits, d’un tissu d’or ; données par le seigneur Cremando (1) , arclievesque de Reims.

Deux manteaux de diverses couleurs tant satin que taffetas.

Deux petits manteaux de damas blanc.

Une chasuble, tunique, dalmatique de velours brun; du don de M. le cardinal de Lorraine.

Une chasuble de toile d’argent blanc, doublée de taffetas blanc, le fanon et l’estolle de même façon ; donnée par le cardinal Pelvé (2) , archevesque de Reims , laquelle porte ses armes.

Une chasuble do toile d’or rouge figuré avec l’estolle et le fanon , cordons et houppes de soie, et un cordon pendant derrière, les orfrois de toile d’or, bordé de passement de soie; donnée par le susdit sieur Pellevé.

Trois bannières de damas, figure à demi violets et jaulnes, à porter aux processions; données par M. Nobelin , chanoine et antique doyen.

Un pallium (3) de drap d’or, enrichi de plusieurs figures, avec des franges et crespin nés ; donné par madame Renée de Lorraine.

Une tuni(jue d’argent vert, pour servir aux mineurs chanoines (4); donnée par G. de Sainte-Marie.

Une blanche; donnée par Louis XIII (5).

(1) Crémando ; sans doule il s’agit ici de Simon de Cramant , mort en 1429. Le lecteur a déjà dû s’apercevoir que le coutre Desmolins a très-mal copié les anciens titres qu’il consultait.

(2) Nicolas Pellevé, cardinal, arclievêque de Reims, un des chefs de la Ligue. L’entrée d’Henri IV .1 Paris le fit mourir de chagrin en 1594. Il avait pour armes : de gueules à une tête humaine d’argent, au poil levé d’or (qui est pel levé) , écartelé d’argent , semé de flenrs-de-lys de sable.

(5) Le pallium est un ornement que les archevêques portent par-dessus leurs habits pontificaux. La tradition veut qu’il soit de laine blanche semée de croix noires. Il parait qu’il y avait des exceptions à la règle. — On nommait aussi pallium un manteau usité chez les anciens.

(4) On nommait chanoines mineurs ceux qui n’étaient pas encore admis aux ordres sacrés; ils n’avaient pas voix au Chapitre , et siégeaient dans des stalles basses. Pendant l’office, ils devaient se tenir debout. Us ne jouissaient que de petites prébendes. f.,es chanoines réels prenaient le titre de majeurs.

(5) Tous CCS magnifiques vêtements ont péri. Le temps, la négligence, les révolutions ont successivement amené leur destruction, et nous en chercherions vainement aujourd’hui les débris. Dans les

POUR LES E>TANTS DE CIlOliUR :

Neuf chappes de damas rouge avec les orfrols de drap d’or jaune.

Trois autres petites de damas rouge faictes par la fabrique.

Trois chappes de damas jaulnes avec les orfrois de velours vert enrichies d’or.

Une chappe de damas jaulne ; donnée par M. Baignot , chanoine.

Six chappes de damas blanc , avec les orfrois de toile d’argent gris ; données par Grand Raoul.

Trois chappes de damas blanc ; par la fabrique.

Deux chappes de damas blanc, avec les orfrois de toile d’or; données par M. le cardinal de Lorraine.

Quatre chappes de damas blanc, avec les orfrois de tabis à fond violet , lamé d’argent.

Trois chappes de satin de Bruges violet, avec les orfrois de satin rouge.

Trois chappes de damas violet , avec les orfrois de velours à la turque, le fond incarnadin. — Fab.

Six tuniques de damas blanc ; quatre couvertes de fleurettes vertes , avec les orfrois de toile d’or, et deux d’icelle de damas blanc; données par Roussy, chanoine de Reims.

Quatre tuniques de damas blanc, faites par MIVI. de la fabrique.

Deux tuniques servant aux enfants de chœur, aux messes quotidiennes; une tle toile d’or et l’antre de salin vert.

Une tunique de damas violet ; orfrois de velours à la turque.

Deux tuniques de damas vert et orange, et orfrois de velours rouge eramoisi , passement d’or faux.

Deux tuniques de damas blanc, avec orfrois de velours violet, semé de fleurs-de-lys d’or; données par Louis XIII.

Une tunique pour le mineur chanoine, d’un drap d’argent blanc, lamé de soie, semé de petits fleurons et de petites bestes d’argent blanc ; donnée par le mesme.

grands appartements du château de Versailles se trouve un grand tableau représentant le sacre de Louis XIV dans la cathédrale de Reims ; on y voit l’évéque de Soissons, Simon Le Gros, posant la couronne sur la tête royale. A côté de lui sont les pairs ecclésiastiques. Nous avons quelques raisons de croire que le peintre les a revêtus des chapes de l’église de Reims : les orfrois sont tout-à-fait semblables à ceux qui sont décrits en notre inventaire ; sur les uns sont des figures d'apôtres, sur les autres il y a des figures côte à côte ; c’est ce que Desmolins appelle des doubles apôtres. Dans ce tableau, on voit aussi quelques uns des vêtements portés par les ecclésiastiques qui assistaient l’évêque officiant. Nous avons pensé que le lecteur nous saurait gré de reproduire une partie de ces vêtements

WA

Deux tuniques et trois cliappes de damas rouge, avec les orfrois de velours rouge; du don des altesses des PayS'Bas.

Quatre chappes de damas rouge, orfrois de velours rouge. — Fab.

Une petite tunique de soie blanche à fleurons de soie de couleur ; donnée par M. Thuret, sous-chantre.

Trois tuniques de satin vert à fleurons, servant pour les enfants de chœur.

Une petite tunique de damas bleu , passée à petits parements de toile d’or.

Dix chappes et dix tuniques de damas vert ; données par G, de Sainte-Marie (li.

CORPORALIERS.

Un corporalier de velours bordé de passement d’or ; en l’un des costés est escrit : Jésus , en perles , et aux quatre coins huit perles ; donné par le cardinal de Lorraine.

Un corporalier de drap d’argent figuré de velours noir et violet ; donné par Madame Renée de Lorraine, abbesse de Saint-Pierre.

Un corporalier de drap d’argent lamé , sur lequel il y a une image de la Vierge; donné par Louis XIII (2).

Un corporalier du don des altesses du Pays-Bas, semblable aux ornements.

Un corporalier, fait de petits points avec soye et fil d’or et d’argent, sur lequel est l’image d’un crucitix ; donné par M. Gilbault , vidasme et chanoine.

Un corporalier de velours noir et une croix blanche au milieu ; donné par Louis, cardinal de Guise.

Un corporal de taby, d'argent, semé de fleurons d’or, garni d’une croix à fleur-de-lys d’or; donné par Madame Renée de Lorraine. 1604.

PAREMENTS d’aUTELS.

Un parement (3) de velours rouge cramoisi, auquel il y a plusieurs histoires de la Passion ; donné par le cardinal de Lorraine.

(1) Il s’agit encoi’e ici de Gifford, cardinal sous le nom de Gabriel de Sainte-Marie.

On voit avec quel luxe les enfants de chœur étaient alors habillés; leur riche garde-robe peut lutter avec celle des princes de l’église moderne.

(2) On se rappelle que Louis XIII avait une dévotion toute particulière à la Vierge : il avait mis la l’ rance sous sa protection.

(3) Le parement est la pièce d’étoffe qui sert à recouvrir l’autel et ses côtés.

Un parement de velours vert où est figurée l’Ascension , enrichi de plusieurs perles; donné par M. Nobelin, doyen et chanoine.

Cn parement de velours violet, semé de fleurs-de-lys, de Madame la douairière de Guise (1).

Un parement de broderie où sont les images de l’Annonciation; donné par Madame de Saint-Pierre, Renée de Lorraine.

Un parement de toile d’argent à fleurons d’or , auquel est une Charité en broderie d’or; donné par la même.

Un parement de velours en grains, auquel il y a un crucifix ; donné par le cardinal de Lorraine.

Un parement de velours blanc , sur lequel est la ligure d’un agneau avec le nom de Jésus.

Un parement de satin blanc, sur lequel il y a l’image de Notre- Dame, avec six anges de broderie, donné par M. Vuiard, escholastre et chanoine.

Un parement de velours violet , aux armes de M. Louis de Lorraine, qui l’a donné.

Un parement de velours vert, où il y a un crucifix avec deux images; donné par M. Beaucbesne, sous-cbantre.

Un parement de damas rouge , auquel il y a une descente de croix en broderie ; donné par M. Tburet^ sous-chantre.

Une table d’autel de camelot rouge pour les parements blancs en caresme (2),

Une table d’autel de tabis d’argent à fleurons de soie et d’or ; donnée par Madame Renée de Lorraine.

Une table de satin blanc à fleurs où il y a une Vierge au mdieu.

Un parement d’autel de velours rouge à la turque (3) à fond d’argent , avec un bord d’or et de soie aux bouts.

Une table d’autel faite en tapisserie , où sont les images de Jésus , Marie et Joseph; donnée par M. Bazin, bourgeois de Reims.

Un devant d’autel de drap d’argent blanc , dessus lequel est l’image de l’Assomption.

(Ij Cette douairière de Guise est probablement Antoinette de bourbon, veuve de Claude de Lorraine, premier duc de Guise , pair et grand-veneur de France, morte en 1583. La présence des lleursde-lys sur le parement par elle donné, justifie notre conjecture. Antoinette de Bourbon était grandetante d’Henri IV ; elle était née en 1*94; elle eut huit fils et quatre filles. Parmi ces enfants était Charles de Lorraine, archevêque de Reims le bienfaiteur de Notre-Dame.

(2) Sans doute sur cette étoffe écarlate on posait des mousselines brodées.

(3) Le lecteur a sans doute remarqué plusieurs fois cette expression : à la turque. Les fabriques de l’Orient entraient encore en concurrence avec celles de l’Occident sur les marchés de l’Europe.

Deux coslez d’autel de damas blane.

Le dessus de passe (1) de même.

Le dessus du pupiltre de damas blanc; donné par Louis XHL

Une couverture de passe du dit autel.

Une couverture du pupiltre de damas blanc bordée d’or; donnée par Pierre Rend, chanoine.

Deux costez d’autel de satin blanc, bordés d’un satin rouge.

Une couverture d’autel de damas blanc.

Les ornements blancs (2) de caresme ; donnés par Madame de La Noue.

Un devant d’autel de velours rouge cramoisi , sur icelui des croix de Lorraine.

Deux costez d’autel de damas rouge cramoisi, semés de croix de Lorraine ; donnés par M. le cardinal de Lorraine.

Une couverture de passe du dict autel.

Une couverture du pupitre de satin rouge cramoisi; donnée par MM. Coulon et Maunory, chanoine.

Un devant d’autel de damas rouge cramoisi, avec frange de soie et l>assement; donné par MM. Thuret, sous-cbantre, et Payen, chanoine.

Une couverture du dit autel de satin de Bruges.

Un devant d’autel avec deux costez d’autel servant quelques fols à couvrir le passe.

Un devant d’autel de velours violet semé de fleurs-de-lys , et aux deux bouts de la toile d’or; donné par Renée de Lorraine; abbesse de Saint- Pierre.

Une couverture de passe.

Une couverture de pupistre de velours violet semé de fleurs-de-lys d’or; du don de Charles-le Quint (3).

(1) Si je ne me trompe, on nommait alors ainsi la portion de l’antel qui est un peu au-dessus de l’autel, et qui sert à poser les vases et les chandeliers. Ce gradin a une face perpendiculaire comme l'autel, qu'on recouvrait jadis d’étoffe comme le devant et les côtés de l’autel. Ce genre d'ornements est tombé en désuétude.

(2) Ce sont ceux qu’on appliquait sur l’ornement de camelot rouge dont on a parlé plus haut.

(5) Il parait que c’est là tout ce qui restait d’une magnifique offrande faite à Notre-Dame de Reims

par le sage roi Charles V. Cocquault nous a conservé un extrait du registre du Chapitre où tous ces dons étaient détaillés; nous ne parlerons ici que des ornements en étoffe ; le reste aura sa place dans un autre chapitre.

Kn 1580, Charles V donna une chasuble, une tunique, une dalmatique de velours violet, semé de fleurs-de-lys d’or, trois chapes du même velours orné aussi de fleurs-de-lys d’or, et enrichies de perles, deux étoles, trois manipules, trois amicts de toile avec les parements de velours semé de fleurs-de-lys, deux pièces de velours semé de fleurs-de-lys pour parer l’autel, enfin un autre parement de drap d’or orné de perles et de broderies pour mettre devant l’autel. Tous ces objets n’existaient plus au temps de l’inventaire. Marlot rapporte en avoir vu quelques débris.

Un devant d’autel de velours violet , une couverture de pupiltre de velours violet; donnés par M. le cardinal de Guise.

Un devant d’autel de tabis d’argent semé de fleurons d’or, avec la table d’autel; donné par Renée de Lorraine.

Un devant d’autel de velours à la turque.

Un devant d’autel de velours rouge cramoisi enrichi de passements d’or.

Un devant d’autel de velours vert sur lequel il y a des estoiles d’or ; donné par Monsieur Lebesgue, chanoine.

Une couverture de passe.

Une couverture de pupiltre de velours vert; donné par M. Nobelin, chanoine.

Un devant d’autel de velours vert avec passement de faux or ; donné par Messire Luc Aubry, chanoine.

Une couverture de pupiltre de velours vert; vieille fabrique.

Une couverture d’autel de satin de Bruges, vert.

Un devant d’autel de velours bleu avec franges.

Un devant d’autel de velours en grains sur lequel y a un lambeau de satin blanc ; donné par Monseigneur le cardinal de Lorraine.

Un devant d’aulel avec deux costez du dit autel.

Deux couvertures de pupiltre de velours noir , par dessus des croix de satin blanc; donné par Louis, cardinal de Guise.

Un devant d’autel de satin à fleurs fond blanc.

Une couverture de passe de velours vert avec taffetas et broderie.

Deux coussins de drap d’or; donnés par l’archevesque de Laval.

Deux coussins de velours vert. — Fab.

Deux coussins faits à l’aiguille, un plein de croix de Lorraine, l’autre de fleurs de soye.

Un coussin de drap d’or ; du don de Henry 11.

Un coussin rouge de fleurons d’or de Cypre.

Deux coussins de velours violet avec chappes ; donnés par Louis, cardinal de Guise.

Un coussin de velours brun en grains.

Trois coussins de satin rouge.

Deux coussins de velours bleu.

Deux coussins de velours violet bordé de passement d’or; donnés par le cardinal de Guise, premier du nom.

Deux coussins de velours noir, avec houppes couvertes d’une crépine d’argent ; donnés par Louis , cardinal de Guise.

Deux coussins de drap de Cypre à deux endroits; donnés par le cardinal de Lenoncourt.

Deux carreaux de toile rouge pour mettre les toilles blanches en caresme.

Deux coussins de tabis d’argent orné de fleurons d’or à deux endroits 5 donnés par Renée de Lorraine, abbesse de Saint-Pierre, pour la bénédiction de la grosse cloche.

Deux coussins de gros points xerts avec chapeaux de fleurs.

Deux coussins de velours rouge cramoisi en broderie d’or et d’argent.

Deux austres coussins de satin blanc à fleurs avec une croix de passement d’or.

Un grand drap noir; donné par Louis, cardinal.

Un parement de velours noir avec satin blanc ; donné par M. du Bec , archevesque.

Item, un autre parement de velours noir avec la croix de satin blanc (1).

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