‹ Trésors des Églises de ReimsChapitre 30 sur 78 · OR · texte numérisé non relu

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Deux médailles, du sacre de Louis XIV,

Deux autres , du sacre de Louis XV,

Deux autres, du sacre de Louis XVI,

Une petite statue de la Vierge, avec ses attributs. Six plaques, servant de garniture à un livre d’é-

vangiles ,

Défaite de la châsse de saint Nicaise,

Une plaque formant un devant d’autel, représentant

le baptême de Clovis ,

Une autre, formant un devant d’autel, représentant Jésus-Christ au tombeau.

Défaite du chef de saint Nicaise ,

Défaite de la couronne de l’image de la Vierge , y

compris la croix garnie de grenats.

Total ,

ARGENTERIE

marcs, onces.

gros.

Un pain d’argent.

Un bras de saint Evrard,

(1) Le siège de Reims fut occupé par plusieurs saints dont nous n’avons pas vu mention dans nos inventaires; cela tient à ce que leurs reliques n’existaient plus aux lieux où ils avaient servi Dieu et les hommes.

Les restes de saint Maternien furent transportés en partie àEgmond,et pour le surplus à Hiligenstadt, du temps d’Ilincmar.

Les reliques de saint Donatien furent conduites d’abord à Noyon, puis à ïournay, puis enfin à Bruges vers 865.

Enfin celles de saint Vivent furent transportées à Braux-sur-Meuse.

Ces saints archevêques avaient d’abord été inhumés dans l’antique église deSaint-Agricola, qui précéda celle de Saint-Nicaise.

marcs, onces, sres,

Un bras de saint Nicaise ,

Un bras de saint Calixte,

Une châsse en argent,

Six chandeliers ,

Un réchaud ,

Cinq encensoirs,

Une navette et ses cuillers ,

Deux bénitiers , deux goupillons ,

Un bougeoir ,

Deux croix d’argent et leurs garnitures de bâtons,

Quatre buirettes et deux bassins,

Une paix et une cuvette à purifier.

Deux croix,

Une autre petite croix,

Deux chandeliers d’accolylte,

Un goupillon.

La défaite d’une croix d’ébène (l),

Une lampe ,

Une autre,

Une troisième.

La défaite d’une châsse saint Florent et saint Joconde ,

La défaite de la châsse de sainte Eutrope ,

Celle de saint Rigobert ,

Celle de saint Sixte et saint Sinicc,

La garniture de cinq baguettes de bedeaux ,

La garniture des livres d’épitres et d’évangiles,

Une coquille (2),

Et , attendu que toutes les pièces en or , en argent doré , et en argenterie, qui servaient au culte de la paroisse de Notre-Dame, et qui avaient

(I ) Le lecteur assiste à l'œuvre de destruction. On ne décrit plus rien, on pèse. On n’indique plus ni le nom du donateur, ni celui de l’artiste; on distingue seulement ce qui est d’argent, de vermeil ou d’or. On ne s’arrête plus sur les détails, on détruit. Le mot défaite, que répète souvent cet inventaire, résume ce qui se passe. Les châsses sont brisées, les plaques d’a"gent sont arrachées de tous côtés , les riches reliures sont déchirées. En une journée périt tout ce qui faisait la gloire de l’industrie et des arts de nos pères. En une journée disparaissent les chefs-d’œuvre que dix siècles avaient respectés, tous ces trésors que la Erarice dans le besoin avait vingt fois épargnés, et tout cela pour obtenir de 5 à 600 marcs d’argent !

(2) Le trésor en 1792 était estimé , sans doute au poids , la somme de 13.S.247 livres. (Jacob Rolb.)

été déposées dans une des places du district étaient inventoriées et pesées, à l’exception de huit pièces (1) qui sont : 1° un médaillon garni de diamants et une petite croix en or. — 2° Le calvaire du cardinal de Lorraine dit la \raie croix. — 3o Un reliquaire de Saint Albert, garni en ébène et en argent. — 4*^ Le tombeau de la résurrection , donné par Henri II , le pied en cuivre et le reste en argent doré et en agatbe. — 5'> Le vaisseau de sainte Ursule, en argent vermeil, dont la base est en cornaline. — Un reliquaire de saint Hilaire en forme de cilindre et en argent doré. — 7® Une relique de saint Barthélemy en cuivre, les deux anges en argent doré. — 8^ Une relique de saint Eloi dont le pied est en cuivre surmonté d’une croix , dont un côté est en or et soutenu de deux petites colonnes en argent, que nous avons laissée en dépôt au district jusqu’à ce qu’il en fût autrement ordonné, nous avons arrêté la présente séance et en avons renvoyé la continuation à jeudi 15 du présent mois, dix heures du matin , pour procéder également à la pesée et vérification de toutes les pièces qui se trouvaient dans les autres endroits où nous étions également nommés commissaires et qui étaient également déposés au district, et avons signé, après lecture faite, avec les citoyens Noël et Legoix ci-dessus nommés, les jour, mois et an que dessus.

Signé Boisseau , Pruneaux-Forest , Legoix, Noël.

(I) On laissa également aux églises ce qui était rigoureusement iiécessaii e aux besoins du culte. Quelques vases sacrés , des flambeaux , des crucifix furent épargnés. Mais je n’ai pas besoin de dire au lecteur qu’on fit grâce de préférence aux objets les plus simples , les moins pesants et les moins précieux.

Quant aux huit objets ci-dessus décrits, ils restèrent entre les mains de l'autorité administrative, à la disposition du pouvoir exécutif. On y joignit la mitre du cardinal de Lorraine, le calice de Louis XVI et quelques objets d’ivoire ou du même genre.

On verra plus loin que tous ces morceaux d’art n’étaient pas encore à l’abi i de la destruction.

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