‹ Trésors des Églises de ReimsChapitre 47 sur 78 · TABLEAUX, GLACES, TABLES, CRÉDENCES, ETC · texte numérisé non relu

TABLEAUX, GLACES, TABLES, CRÉDENCES, ETC

Dans la sacristie , un tableau de grand prix , qui représente une descente de croix, attribué à Van Mol, élève de Paul Veronne, etc. Le nom est en bas, à droite (1).

Un grand miroir, glace de deux pièces.

Dans le sanctuaire , deux tableaux ; dans l’un saint Remi catéchise Clovis, dans l’autre il le baptise.

Aux deux autels du jubé, deux tableaux; dans l’un Jésus-Christ porte sa croix, dans l’autre il apparaît à Magdelaine.

Proche la sacristie est un tableau (2) partagé en trois pièces; il est en bois ; sur la première pièce est représentée la procession de la Sainte-Ampoule ; sur la deuxième, la remise de la Sainte-Ampoule par le prieur de Saint-Remy entre les mains de l’archevêque de Reims, consécrateur; sur la troisième, le sacre du roi Louis XIII par le cardinal de Joyeuse, archevêque de Rouen, nommé par le roi pour remplacer l’archevêque de Reims.

A l’autel Saint-Remy, le tableau représente l’Annonciation.

Derrière cet autel , un tableau représentant la présentation de Jésus- Christ au temple.

Dans les six chapelles du rond-point, six tableaux, savoir : la Visite de la sainte Vierge à sainte Elisabeth, saint Nicolas, saint Benoist, saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Gibrien.

Dans l’église , un tableau représentant Léon IX consacrant l’église de Saint-Remy.

Vis-à-vis, un tableau représentant saint Thierry guérissant Thibault, comte de Champagne (3).

Dans la chapelle, Jésus-Christ avec les pèlerins d’Emmaüs.

Dans la nef, aux deux autels, à côté de la porte du chœur, à l’un est un tableau qui porte les armes de Dom Bignicourt et représente Jésus-Christ qui apparaît au jardin à la Magdelaine; à l’autre autel, le lableau représente le portement de croix,

(l) On le couvrait d’un voile vert. On a attribué ce tableau à Paul Véronèse et à Rubens.

(■2) Il fut fait aux frais de Jean Lespagnol , grand-prieur, qui porta la Sainte-Ampoule au sacre de Louis XIII. Ce tableau avait quatre pieds et demi de haut et six pieds et demi de long. On ne sait ce qu’il est devenu.

(5) Il y a ici un anachronisme que l’on peut imputer soit à l’artiste, soit aux commissaires qui faisaient l’inventaire. Saint Thierry rendit la vue au roi Thierry; peut-être était-ce là le sujet du tableau.

Dans le sanctuaire, trois bas-reliefs en pierre, savoir : le baptême de Jésus -Christ par saint Jean-Baptiste, celui de Constantin et celui de Clovis (1).

Vis-à-vis ces baptêmes, deux figures en pierre, savoir : saint Pierre et saint Paul.

A l’infirmerie , saint Benoist ressuscitant un mort.

A la sacristie , Jésus-Christ guérissant un paralitique , et la Mort qui surprend tous les hommes.

Un tableau de bois doré, représentant la Vierge et l’enfant Jésus.

Quinze grands bancs de bois dans la nef.

Quatre banquettes couvertes de velours rouge dans le sanctuaire.

La chaire à prêcher dans la nef.

Cinq fauteuils ; dans le chœur , un marche-pied devant l’aigle.

Une credence à pieds dorés, et table de marbre dans le chœur.

Six credences aux six autels des chapelles.

Deux statues de rois de France dans le sanctuaire (2).

Cinq mausolées en pierre (3j.

Plusieurs figures en pierre dans la nef et sur le jubé.

Un grand orgue très-complet et bien conditionné (-4).

Deux grandes figures de saint Benoist et de sainte Scholastique sous l’orgue.

Huit étendards des seigneurs otages , dont quatre portés au sacre de Louis XV, et quatre à celui de Louis XVI (5).

Plusieurs armoires et échelles de différentes formes et hauteurs pour le service du chœur, et autres meubles de bois.

t'I) Ce monument , qui existe encore , fut fait par l’ordre et aux frais de Jean Lespagnol , grandprieur de Saint Remi , sous Louis Xlll.

(2) Ces statues étaient celles de Louis IV, dit d’Oulremer, et de Lothaire , ensevelis à Saint-Remi , le premier en 954, et le second en 986.

(5) Ces tombeaux étaient ceux d’Hincmar, archevêque de Reims; de Garloman , roi d’Austrasie frère de Charlemagne; d’ilerhert Morlacliar, bourgeois de Reims, mort en fl50; Idon, treiziéme abbé de Saint-Remi; et enfin, nous ignorons à qui appartenait le cinquième mausolée.

(i) L’orgue fut fait en 1662 ; il coûta 4., 000 livres.

(6) On appelait otages de la Sainte-Ampoule quatre seigneurs que le roi envoyait à Saint-Remi, au jour de son sacre, chercher et accompagner la précieuse relique; ils s’engageaient sur l’honneur à la protéger et à la ramener, et , comme gage de leur parole, ils déposaient sur le tombeau de saint Remi chacun une bannière portant leurs armes.

Les otages du sacre de Louis XV furent les marquis de Beauveau, d’Alègre et dePne, et le comte d’Estaing.

Les otages du sacre de Louis XVI furent les comtes de Talleyrand , de la Roehe-Aymon , le marquis de Rochechouart , et le vicomte de la Rochefoucauld.

Les étendards inventoriés ci-dessus portaient les armes de ces huit familles.

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