ACTE PilEMlER
LE DUC
Elle est là sur mon cœur, dans un médaillon... Vous allez
voir... (Après aToir ouvert le médailloa.) La VOilà... tenez... la VOdà. (Eiaminant un papier qu'il a trouTé dans le médaillon.) a Ageoce Tri •
coche et Cacolet, maison de conriance. > Non, ce n'est pas ça... Qu'est-ce que cela veut dire ?
BERNARDINE
Gela veut dire que je suis perdue, probablement du moins. (La
porie s'ouTre et Tander Poof parait. Il s'avance.) Mon mari! u'aVOnS
pas l'air... Au piano, duc... au piano, et faites-moi entendre une de ces rêveries que vous jouez si bien.
Le duc 5e met au piano et exécuta un bri'.lant préInde. Vander Pouf desceod
SCÈ>'E XII Les -Mêmes. VANDER POUF*.
VANDER POUF, applaudissant.
Bravo ! duc; ne vous dérangez pas, un peu de musique ne fera pas mal comme accompagnement aux paroles que j'ai à dire à madame.
LE DUC
Alors, je continue.
VANDER POUF
Oui, continuez. (Le duc, pendant toute la scène suivante, joue îa Piêierte de RoselUn. Vander Pouf s' approclie de sa femme. A Bernardine.) Qu'csl-Ce
que c'est que ça?
BERNARDINE, à part, en reconnaissant la lettre.
Ça y est...
VANDER POUF
Eh bien, madame?...
BERNARDINE
Eh bien, c'est une letlre...
Vi NDER POUF.
De qui celle lettre?
•Bûrnard;r.e. Vander Pouf, le duc.
TRICOCIIE I-T CACOLET
De moi...
Adressée à qui?
Au duc Emile...
rrès-bicn...
VAN DE R POUF
BERNARDINE
VANDER POUF
Entre Breloque.
B RELOQUE.
Une dépcche do Londres.
VANDER POUF
Je VOUS demande pardon, madame, nous reprendrons tout à l'heure...
Il prend la d(5pèche et lit.
BE RNARDINE, pendant q.ie son mnri est en train de lire
Pas une minute à perdre, il faut prendre un jiarti.
Elle s'assied à la tabic, écrit fiévreusement et sonne. VANDER POUF, à Breloque.
C'est sérieux... très-sérienx... Je vais répondre moi-même.
Il s'assied à la table et commence à écrire. Entre Gcorgetle par la gauchi-. BERNARDINE, bas à Georgette, pendant que VaiiJcr Pouf écrit
Tenez, Gcorg tle, vous allez sortir et puis vous rentrerez et vous remettrez celle lettre au duc comme si elle venait da denors. 11 y a une réponse.
Elle s assied sur le canapé.
GEORGETTE
Bien, madame.
Elle sort par le fond.
VANDER POUF, se levant.
J'ai be=;oin, pour répondre, d'avoir les cours d'hier... Allez me le.i chercher, Breloque.
BRELOQUE
Oui, monsi''ur.
Il sort.
VANDER POUF
ContinUf^Z, duc, COr,(inuez. (ll se rapproche do Bernardine et s'assied
près d'elle.) Je conuiis l'au-îiéiMlé de vos j)rincipes et je suis loin