ACTE PREMIER
à fait sûr, en dépit des apparences, que vous n'av( z rien à vous reprocher... mais cette letire i.'en est pas moins une arme dont je pourrais me servir si j'étais méchant.
BERNARDINE, se levant.
A. votre aise, monsieur.
VANDER POUF
Vous me défiez?...
BERNARDINE
Faites ce qu'il vous plaira.
VANDER POUF
Madame...
BERNARDINE
Eh bien ! monsieur, après?...
VANDER POUF
J'attendais de vous de meilleures paroles. J'espère encore que V0U3 réfléchirez...
Entre Breloque.
BRELOQUE
Voici, monsieur.
VANDER POUF
Pardon, madame, (ii .e remet à écrire.) Attendez, Breloque.
Entre Georgette avec la lettre.
GEORGETTE, du fond.
On aoporte cette lettre pour monsieur le duc.
LE DUC cesse brusquement de jouer du piano et se lève.
Une lettre pour moi... ici...
Bernardine fait des signes au duc. Il ouvre la letlre et lit LE DUC, lisant.
« Mon mari sait tout. Que faire? »
GEORGETTE
La réponse, monsieur...
LE DUC
Je vais vous la donner.
Il s'approche de la table sur laquelle Vauder Pouf est en train d écrira. VANDER POUF.
Qu'est-ce que vous voulez, duc ?
LE DUC
Un mot à écrire... mais j'attendrai...
i8 TRICOCIIE ET CACOLET
Ah ! tenez... j'ai fini... ou, pour micnx dire, il m'est impossible de irrminer ma réponse sans avoir aussi les cours d'avanl-iiier... Allez me les cherclier, Breloque.
BRELOQUE
Oui, monsieur.
11 sort. Le duc s'installe et se met à écrire, Georgette attendant près de lui. Vander Pouf se rapproche de sa femme.
VANDER POUF, venant s'asseoir près de sa femme.
Je menaçais tout à l'heure, j'avais tort; je ne veux plus menacer... je veux ôlre tout à fait bon enfant... Celle lettre, que j'ai dans les mains, je vous la rendrai... J'oublierai que vous avez été impiudcnle... cl vous, de voire côté...
BERNARDINE
Do mon côté?
VANDER POUF
Eh bien! vous, vous serez touchée de ma générosité naturellement... et alors, pour me prouver que la paix est faite...
BERNARDINE, souriant.
Je recevrai Oscar Pacha ..
VANDER POUF
Est-ce dit ?...
Dernardine ne répond pas. — Le duc, après avoir fuit doux ou trois brouillons, donne une lettre ù Gi-'orgette.
LE DUC
Voici la réponse...
Georgette sort.
VANDER POUF, à Bernardine.
Vous ne dites rien... allons, laissez-moi espérer que ce silence est au moins la moitié d'un consenteini^nt.. Nous finirons par nous entendre, cl j'en suis charmé. (Entre Breloque.) Mais pardon.
(il regarde les cours que lui apporte Breloque.) Oui, c'CSt CCla qu'ïl mC
tallail.
Il se remet h écrire. Entre Georgette, BERNARDINE.
C'esl la réponse. Geor.^clte ?...
georgi:ttk.
Oui, madame.
Kll* sort.