‹ Trilby, ou, La batelière d'ArgailChapitre 13 sur 24 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Air : Vous Jlattez Eugénie {de la lettre- de-change).

TRILBY, caché.

Ah ! si de votre asile En ce jour on m'exile , Poiirrez-vous consculir A me laisser partir ?

JEANME, à part.

Il faut bien qu'on l'exile , Je serai plus tranquille :

Haut. A voir Tribly partir,

Oui, je dois consentir.

TRU-BY, caché.

Loin de ma douce amie S'il faut passer ma vie, Qu'au moins, par un aveu, On nie console un peu.

JEANNIE

Combien il m'embarrasse !

Qu'un lutin a d'audace !

TRILBY

Par pitié, vîte, dites-moi, Tribly, je n'aimerai que toi.

JEANNIE

Songez donc qu'un autre a ma foi.

TRILBY, sortant du cabinet.

Regardez celui qui vous aime !

JEANNIE , n'osant le i^garder.

Quelle frayeur cxircme !

TRIIBY.

Pourquoi fuir celui qui vous aijiie? JEANNIE.

Quelle frayeur extrême !

TUII.IJY.

UiJ seul icj^ard , (io grâce !

JEANNIE

Laissez-moi , Trilby, laissez-moi !

TKiinv.

Avant qu'on ne me chasse !

Laissez-moi , ïrilhy, laisscz^moi !

/ TRILBY

^ I Regardez-moi ! regardez-moi !

ê \ JEANNIE.

I Laissez-moi , THlby, laissez-moi , \ Mou Dieu , je me meurs d'elfroi.

On entend du brulL JEANNIE 5 courant au fond du théâtre*

Ciel! dëjà Ronald... il vient pour vous conj urer. Adieu Trilby. Elle sort.

Trilby se cache derrière le filet,

Page 1