SCÈNE TROISIÈME
dès qu'elle se manifeste un peu vive... on la calomnie.
ARTÉMISE
Que voulez-vous insinuer?
TOURNEBOURNE.
Contentez-vous de l'amour. C’est trop des deux sentiments pour les machinettes que sont vos charmants petits cœurs.Oui, contentez-vous déamourertachez debien le faire. Ce n’est pas si facile. Il faut du dressage et de bons professeurs. Il devrait y avoir des cours publics comme en Chine. Mais on est si bégueule chez nous.
Totor s’est levé et sournoisement
tire Titine vers la cuisine.
ARTÉMISE, qui s'aperçoit de ce manège.
Hour Niera/tarplace- OQuéest-ce que c'est que ça?
SYLVIE
Et toi aussi, Titine. Les enfants bien élevés ne quittent pas la table sans permission.
TOIO0R
Mais quand il n’y a plus rien à chiquer?
LTTINES
Et que les grandes personnes ne disent plus que des bêtises ?
Totor et Titine reprennent place en rechignant et se font des signes
et des grimaces.
MÉLIODON.
Revenons à notre entretien. J'adore parler de l'amitié.
TOURNEBOURNE.
Encore! Vous en jouez comme un bambin du tambour.
MÉLIODON.
Sujet inépuisable! (Emphatiquement) C'est l'Océan!
TOURNEBOURNE.
D'autres parlent ainsi de l'amour. Les deux scies se valent. Besoin d’extérioriser le lot de sottises qui repose au fond de nous, comme les
tessons de bouteilles et les débris de faïence au fond d’une mare.