‹ Trimouillat et Méliodon, ou, La divine amitié!Chapitre 37 sur 47 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

TITINE, pleurant.

Sale gamine? Non toi, sale gamin, sale méchante bête.

ARTÉMISE, agitée.

Mais qu'est-ce qui est arrivé? Rosalie, expli-

quez-vous.

ROSAL.IE, avec volubilité.

Eh bien, il paraît qu'ils ont quitté la table pour aller manger les gâteaux. Il y avait un grand chat noir, venu on ne sait d'où par la fenêtre ouverte, vu le beau temps, qui les avait reniflés dans la marmite sur une planche où je les avais cachés. [ls ont crié après. Cette bête de sorcière s’est effrayé, a sauté comme un démon et a bousculé la vaisselle et la chaudronnerie. Patatras! tout est tombé! Les gàteaux dans le bac à charbon et aux ordures.

Totor a dit que c'était Titine, Titine a Che que c'était Fotor et ils ont commencé à se créper.

TIVINE,

C'est pas vrai, j'ai rien fait.

TOTOR

Tu mens, c’est toi qui as tout fait.

TITINE, véhémente.

Rosalie m'a donné des calottes.

ROSALIE, avec indignation.

Je veux mourir sur place sans confession, en état de péché mortel, si j'ai fait autre chose que la tirer des pattes de Totor qui allait la chambarder !

TOTUTE

Voilà que c’est elle qui ment maintenant. Je te dis que je t'ai vu qui gifflais Titine et lui arrachais les cheveux à poignées. C’est heureux si elle n’a pas les yeux crevés.

SYLVIE, véhémente.

Alors vous dites tous deux que Rosalie vous a calottés ?

TOTOR

C'est-à-dire que Titine m’a frappé.

Page 1