LA PASTORALE DE CONLIE
Amor, page 245 de la lre édition et page 204 de la 2».
Trahison... c'est la guerre. On trouve à qui l'on crie!... Nous : pas besoin... — Pourquoi trahis ?
(1) L'auteur a supprimé les mots : dédié à M° Gambetta, ainsi que les deux premières strophes.
J'en ai vu parmi nous, sur la Terre-Patrie Se mourir du mal du pays.
Ha! Bordeaux, n'est-ce pas, c'est une riche ville...
Encore en France, n'est-ce pas ?...
Elle avait chaud partout votre garde mobile
Sous les balcons marquant le pas ?
A ceux-là qui tombaient bayant à la bataille,
Ramas de vermine sans nom, Espérant le premier qui vint crier : Canaille !
Au canon, la chair à canon !...
Allons donc : l'abattoir ! — Bestiaux galeux qu'on rosse,
On nous fournit aux Prussiens Et nous voyant rouler plats sous les coups de crosse
Des Français aboyaient. — Bons chiens !
Hallali ! ramenés ! — Les perdus... Dieu les compte, —
Abreuvés de banals dédains ; Poussés, traînant au pied la savate et la honte,
Cracher sur nos foyers éteints.
Va, toi qui n'est pas bue, ô fosse de Conlie !
De nos jeunes sangs appauvris, Qu'en voyant regermer tes blés gras, on oublie
Nos os qui végétaient pourris.
La chair plaquée après nos blouses en guenille Fumier tout seul rassemblé!...
— Ne mangez pas ce pain, mères et jeunes filles,
L'ergot de mort est dans le blé.
VEDER NAPOLI POI MORIR Raccrocs, page 187 de la 1" édition et page 151 de la 2e.
Voir Naples... — Fort bien, merci, j'en viens. Patrie D'Anglais en vrai, mai peints sur fond bleu-perruquier ! Dans l'indigo l'artiste en tous genres oublie Ce ne m'oubliez-pas d'outremer: le douanier.
— 0 Corinne!... ils sont là déclamant sur ma malle... Lasciate speranza, mes cigares dedans !
0 Mignon ! ils ont tout éclos mon linge sale Pour le passer au bleu de l'éternel printemps !
— Naples ! panier percé des seigneurs lazzarones
Riches d'un doux ventre au soleil!
Polichinelles-Dieux, Rois pouilleux sur leurs trônes Clyso-pompant l'azur qui bâille leur sommeil !...
Dolce Farniente!... — Non, c'est mon sac!... il nage Parmi ces asticots comme un chien crevé ; Et ma malle est hantée aussi comme un fromage ! Inerte, ô Galilée ! et... e pur si muove...
124 TRI9TÀN CORBIÈRE
Ne ruolze plus ça, toi, grand Astre stupide, Tas de pâles voyous grouillant à se nourrir; Ce n'est plus le lézard, c'est la sangsue à vide...
— Dernier lazzarone à moi la bon Dormir !
(Napoli — Dogana del Porto).
VÉSUVE ET Cle Raccrocs, page 191 de la 1" édition et page 154 de la 2°.
Pompeia-station — Vésuve, est-ce encor toi ? Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne — Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi :
— Souvent tu vins à moi la première, ô Montagne ! Je te rends ta visite, exprès, à la campagne ;
Le vrai Vésuve est toi, puisqu'on m'a fait cent francs !
Mais les autres petits étaient plus ressemblants.