‹ Tristan et IsoldeChapitre 2 sur 65 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

ISOLDE — BrANGAINE

(Isolde, sur un lit de repos, le visage enfoncé dans les co. Brangaine, tenant relevée l'un»; des tentures, regarde de côté par-j bord.)

Voix d'un jeune matelot (qu'on entend du haut du mât.

Vers rOuest Erre la vue ; Vers l'Est Glisse le vaisseau.

Le vent nous mène

Au pays natal :

Mon cher enfant

Où te trouves-tu ?

De tes soupirs les souffles

Font-ils gonfler mes voiles ?

Souffle ! Souffle, ô vent !

Souff"re ! Ah! souff're, mon enfant!

Fille d'Irlande,

Fille sauvage, amoureuse !

ISOLDE v^e levant tout à coup.)

Qui donc ose me narguer?

(Elle regarde, pleine de trouble, autour d'elle.)

Brangaine, toi?

Dis, où sommes-nous ?

BrANGAINE (à l'entrée.)

'De bleus rayons Se sont levés à l'Ouest; '"«^^^- Vite et doux

Va le vaisseau;

Sur mer paisible ce soir

Sûrement nous atteindrons la terre.

2'' acte

f ac

IsOLDE

Quel pays ?

Brangalne Les Cornouailles.

IsOLDE

Non, jamais!

Ni ce soir, ni demain!

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