‹ Tristan et IsoldeChapitre 65 sur 65 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Charmants s'entr'ouvrent!

Le voyez-vous,

N'est ce pas?

Et toujours, plus clair,

Comme il rayonne,

D'astres entouré,

Se redresse;

Le voyez-vous?

Et son cœur

Fièrement se gonfle,

Dans son sein

Bat majestueusement!

De ses lèvres

Un souffle paisible.

Doux, suave

Et tendre s'échappe :

Mes amis, là!

Mais ne le voyez-vous pas?

Seule j'entends

La mélodie

Qui, si merveilleuse

Et douce,

Déplorant le bonheui ,

Disant tout,

Réconciliante,

Sur lui s'élève.

Me pénètre.

De lui sort.

Fortement vibrante,

Et m'entoure.

Répandant un son

Il8 TRISTAN ET ISOLDE

Plus clair autour de moi!

Sont-ce des torrents

De doux zéph^TS

Ou des flots

D'exquises vapeurs?

Comme ils enflent

Et m'enivrent;

Puis-je respirer,

Me montrer,

Faut-il souftler,

Disparaître,

Dans de doux parfums

M'exhaler?

Dans la fleur ondoyante,

Dans le bruit sonore

Et le tout

Du souffle de l'univers

Disparaître,

Plonger,

Inconsciente,

Divin plaisir!

(Elle s'affaisse doucement, comme transfigurée, dans les bras de Brangaine et sur le corps de Tristan. Grande émotion et saisissement parmi • les assistants. Marke bénit les morts. Le rideau tombe Icntcracn:.) |

Page 1