‹ TristanChapitre 13 sur 55 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

cette inscription : La \ Mort \ de \ Seneque \ par le jr | Tristan Vhermite. En haut du portique, les armoiries du Comte de Saint- Aignan. En bas, à gauche, sur une plinthe en retour d'équerre, à peine indiquées, les armoiries de Tristan L'Hermite. Au-dessous de la gravure, on lit : A Paris Che^ Toussainct Quinet au Palais I auec Priiiilege du Roy, 164;. — Le frontispice n'est pas signé.

Le Privilège est daté du 17 octobre 1644; l'Achevé d'imprimer, du 10 janvier 164$.

Malgré les beaux caractères italiques de l'époque, cette édition est déplorable. On sait que Tristan, par négligence de gentilhomme, ou plutôt par insouciance naturelle, corrigeait peu ses épreuves. Mais, ici, il semble bien qu'elles ne lui aient jamais été communiquées. La ponctuation et le système orthographique sont de la plus fantaisiste incohérence. Les mêmes mots prennent tour à tour des formes diverses ; tantôt on lit : trouue, tantôt : treuue ; déjà s'écrit de quatre ou cinq façons différentes. Il est facile d'observer que ces variations se produisent en général non point de page en page, mais d'un groupe de pages à un autre, et l'on pourrait presque évaluer le nombre des feuillets de copie que tel ouvrier typographe a eu à « composer », tandis que tel et tel autre avait devant lui un nombre de feuillets à peu près égal. Il n'y a donc rien dans ces irrégularités qui soit du fait de Tristan, et c'eût été un scrupule excessif que de vouloir les respecter : elles donnent parfois au texte un aspect baroque qui en rend la lecture pénible. Il a donc semblé urgent d'établir ici quelque uniformité sur le principe de la première graphie employée ; et il aurait été oiseux d'indiquer les corrections, puisqu'il ne s'agit ni de l'orthographe et de la ponctuation du poète, ni même d'un système suivi.

D'ailleurs, ce n'étaient que vétilles, et il y a plus grave : des non-sens, des vers faux, un vers absent.

Le vers 273 se lit: Te puis- je prêter VAutheur de ma naissance ? Une des deux éditions suivantes a corrigé : Te puis-je comparer... L'intention était bonne, et nous restituait les douze syllabes. Mais ce n'est pas cela. C'est évidemment : Te puis-je préférer... que Tristan avait écrit ; le contexte l'exige ; et l'inattention du

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