Tristesse d'Olympio;
On s’est proposé, clans cette étude, de suivre — grâce à des documents incontestahles et, pour la plupart, inédits, — le lent et obscur enfantement d’un grand poème par une grande âme. Elle présente l’esquisse d’un chapitre de cette « biographie psychologique » qu’il conviendrait de consacrer à des écrivains aussi riches de substance et de sève que Chateaubriand, Lamartine ou Victor Hugo. C’est par le dedans qu’il faut tenter de les connaître ; c’est en revivant leur vie, par un double effort de sympathie et d’ érudition, cju on a quelciue chance de pénétrer dans les retraites profondes de leur pensée et de leur art.
En tête de ces pages, comment n’aurais-fe pas inscrit le nom de M. Louis Barthou ? Avec une obligeance et une confiance qui m’ont vivement touché, il m’a ouvert les trésors de ses collections, si abondantes en documents sur Victor Hugo.
M. Gustave Simon, d’autre part, m’a accordé, avec la plus libérale amitié, l’autorisation de reproduire le manuscrit autographe de la « Tristesse d’ Olympia » ; c’est une faveur dont tous les amis du poète lui seront, avec moi, reconnaissants .
J’ai d’autres obligations. A la parfaite courtoisie de
M. Georges Enunnimel Lang, je dois la, coniinnni cation des lettres adressées par Juliette Drouet à Victor Hugo pendant l’ automne de 1S37 : dans sou liore sur « Victor Hugo et Juliette Drouet », M. Louis Guimhaud qui, le premier, jeta une oioe lumière sur la eomposition de la. « Tristesse d’Olifjtcpio », n’en aoait publié c/ue deux intégralement. MM. André Dératé et Eugène Planés m’ont permis de eonsulter deux rares oolumes de leurs hihliothèques romantiques ; M. J.-E. Alorel a confirmé, par quelques rapprochements ingénieux, mon hypothèse sur les nuances cl’ inspiration qui semblent relier quelques strophes de V ictor Hugo à un sermon fameux de Bossuet. . . M. Bené Doumic, enfin, aoec sa bonne grâce ordinaire, accueillit, dans la Revue des Deux Mondes, les chapitres essentiels de cette étude. Que tous oeuillent bien agréer ici mes meilleurs remerciements .
J 5 octobre J 927